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27 mars 2026Il n’y a plus un sou, le père Noël de l’État est totalement nu » : le patron de la banque publique d’investissement alerte sur la situation financière qui pourrait déboucher sur « une crise
Analyse : Voici un aperçu des faits selon nos journalistes.
Nos journalistes proposent un aperçu de l'article « Il n’y a plus un sou, le père Noël de l’État est totalement nu » : le patron de la banque publique d’investissement alerte sur la situation financière qui pourrait déboucher sur « une crise ».
Résumé synthétique
Les finances publiques françaises ont atteint un facteur critique selon le patron de Bpifrance. Il alerte sur l’absence totale de marges budgétaires.
« Il n’y a plus un sou. »
Sur RTL ce vendredi 27 mars, le directeur général de la banque publique d’investissement (Bpifrance) a alerté sur la situation des finances publiques françaises.
Interrogé sur la proposition du Rassemblement national qui demande une baisse de la TVA sur l’essence, alors que la guerre au Moyen-Orient a fait bondir les prix des carburants, Nicolas Dufourcq a joué cartes sur table.
« La dernière crise qu’on pouvait se payer, c’était la crise de l’Ukraine. Donc la nouvelle crise géopolitique, on ne peut pas se la payer. L’ère des boucliers est terminée. Absolument terminée », a-t-il déclaré avant d’ajouter : « Déjà, on vit au jour le jour. Donc si vraiment on veut se mettre dans une situation dans laquelle on ne termine pas le jour… Il n’y a plus un sou. Le père Noël de l’État, il est totalement nu. Il lui reste juste les chaussures rouges, peut-être le nez rouge. Rien dans la hotte. »
Nicolas Dufourcq attribue cette situation aux dépenses sociales, où toutes les marges de manœuvre de l’État ont été mises « depuis très longtemps ».
Et de justifier : « En 2025, on a augmenté les impôts de 23 milliards d’euros, c’est moins que ce qu’a coûté l’indexation des retraites en 2023 et en 2024, 25 milliards d’euros. Donc c’est tout le choix collectif. »
Puis d’insister : « Les marges de manœuvre, c’est toujours la même chose. Elles correspondent aux choix collectifs qu’on décide de faire. Les marges de manœuvre de la dépense publique française ne sont pas dans la défense. Elles ne sont pas dans l’éducation nationale. Elles sont dans le social, c’est-à-dire dans les retraites et dans la maladie. C’est toujours la même chose », dit-il expliquant l’impératif de procéder à la réforme des retraites.
« Un État surendetté est un État qui finit par devoir s’ajuster brutalement »
Face à cette situation, l’invité de la radio s’interroge sur les mesures promises par le ministre de l’Économie Roland Lescure, et qui vont concerner notamment les « gros rouleurs » (transporteurs routiers, pêcheurs), même si toute baisse de taxes ou plafonnement des prix a d’office été écartée.
Le haut fonctionnaire considère que chaque aide supplémentaire fait courir le risque d’une crise au pays : « Un État surendetté est un État qui finit par devoir s’ajuster brutalement et ça s’appelle une crise. »
Il n’exclut pas la faillite de l’État français. « Les États font faillite lentement, ça ne se voit pas et puis, ça arrive d’un coup », remarque-t-il, avant de souhaiter que cette situation soit évitée.
Bpifrance a annoncé des prêts de trésorerie, mobilisables dans une quinzaine de jours, pour « permettre aux entreprises qui vont régulièrement à la pompe de passer ces moments difficiles ».
Source : www.lindependant.fr
Conclusion : La rédaction reste attentive et continuera à observer les faits.

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