
quels sont les différents scénarios envisagés par le Pentagone?
27 mars 2026
La signature de Donald Trump va être apposée sur les billets de banque américains
27 mars 2026Le jeune homme mordu par un chien policier à Rillieux-la-Pape dépose plainte pour tentative de meurtre
Analyse : Notre équipe propose une synthèse rapide et concise.
Voici quelques observations de notre rédaction sur « Le jeune homme mordu par un chien policier à Rillieux-la-Pape dépose plainte pour tentative de meurtre ».
Points clés à retenir
Mordu au cou par un chien de la police municipale lors d’un face-à-face tendu samedi soir, Islam, 19 ans, a reçu huit jours d’ITT en raison d’une entaille profonde à la gorge.
«À quelques millimètres près, il aurait pu être tué par l’irresponsabilité des agents». Le député LFI Abdelkader Lahmar n’a pas de mots assez durs pour dénoncer les évènements survenus samedi dernier dans la commune de Rillieux-la-Pape. Les vidéos qu’il a diffusées en début de semaine montrent une intervention de police tendue dans le quartier de la Velette au cours de laquelle un jeune homme a été mordu au cou par le chien d’un brigadier municipal. Islam, âgé de 19 ans, s’est vu mourir selon le récit de son avocate, jointe par Le Figaro. Il a déposé plainte pour tentative de meurtre et violence volontaire mardi soir.
«Il y a une morsure profonde dans la zone de la jugulaire et de la carotide selon le certificat médical établi juste après les faits aux urgences de Villeurbanne», soutient Me Agnès Bouquin. Avec son associé Me Olivier Forray, elle a déposé plainte directement auprès du parquet de Lyon. «Les conditions du contrôle d’identité et d’usage de la force interrogent, ajoute celle qui a également saisi le défenseur des droits. L’utilisation d’un chien policier au mordant et à la percussion ne peut intervenir qu’en cas de légitime défense». Elle dénonce le traitement de son client, actuellement recherché par la police pour les faits d’outrage de samedi dernier, «sans que la morsure ne soit prise en compte».
C’est dans une ambiance particulièrement tendue que la situation a dégénéré le week-end dernier sur le plateau de la ville nouvelle, dans cette commune populaire de 32.000 habitants. Samedi soir, une patrouille de police nationale est prise à partie par un groupe de jeunes au niveau du 26 avenue Général Leclerc, près du centre social. Des agents descendent de leur véhicule pour contrôler les jeunes. Ils sont rejoints par des fonctionnaires de police municipale, dont un brigadier canin. La situation se tend. Le policier «engage une dissuasion» avec l’animal, selon les termes du maire Alexandre Vincendet.
«Bavure» ?
Présenté comme «phobique des chiens», Islam se défend avec un coup de pied. L’agent tire violemment sur la laisse pour ramener l’animal en arrière. La seconde d’après, il se retrouve libre et sans muselière, il fonce sur le jeune homme et le mord directement à la gorge. Ses avocats, comme le député LFI, croient voir sur une des vidéos diffusées l’agent détacher le chien. Le maire réfute catégoriquement, assurant que l’animal s’est libéré de lui-même, sa muselière ayant été déplacée par «les coups reçus». Alexandre Vincendet dément le caractère intentionnel de l’attaque. Et précise que son agent a déposé plainte pour violences et menace de mort sur personne dépositaire de la force publique.
Le jeune homme a reçu huit jours d’ITT pour ses blessures physiques. «Il est ultra-traumatisé», insiste son avocate. Sur les murs de la ville, des tags évoquent «une bavure» et dénoncent l’action de la police municipale dans cette commune où les violences urbaines sont récurrentes. Ce fut le cas les quatre nuits suivantes avec des incendies de mobilier urbain. En plus des deux personnes interpellées samedi – des proches d’Islam, condamnés en comparution immédiate à six mois de prison ferme sous bracelet électronique pour l’un et six mois avec sursis pour l’autre – sept autres ont été interpellées.
À Rillieux-la-Pape, le bras de fer permanent entre violences urbaines et politique sécuritaire
Le large dispositif policier mobilisé depuis mercredi soir a permis le retour au calme. Calme, c’était aussi le mot d’ordre du député LFI lors du rassemblement de 200 personnes devant la mairie mercredi après-midi. Il a de nouveau pointé ce qu’il appelle la «multiverbalisation» de certains jeunes par la police municipale, «verbalisés, parfois plusieurs fois par jour, souvent par vidéosurveillance pour des incivilités mineures et peu justifiées». Avec une ardoise qui monte parfois à plusieurs milliers d’euros d’après ce qu’il avait exprimé jusque sur les bancs de l’Assemblée nationale.
Alexandre Vincendet assume une politique sécuritaire ferme. «Mettre des policiers pour faire régner l’ordre, ce n’est pas créer de la tension», expliquait-il dans les colonnes du Figaro, il y a quelques mois. Les caméras-piétons dont sont équipés les agents depuis 2014 pourraient en tout cas amener leur part de vérité après l’analyse des bandes filmées. Alexandre Vincendet assure les avoir mises à disposition de la justice après la plainte de son agent.
Source : www.lefigaro.fr
Conclusion : Notre rédaction reste attentive à l'évolution de cette actualité.

9999999
