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27 mars 2026Analyse : Notre équipe propose une lecture synthétique de cette actualité.
Un regard éditorial sur « Le rayon chips des supermarchés français, cet infâme lieu de perdition » pour mieux comprendre l'article.
Éléments à garder en tête
[Cet article a été publié pour la première fois sur notre site le 15 février 2026 et republié le 27 mars]
J’ai passé Noël en France, qui s’y est montré sous ses plus beaux atours : des décorations du meilleur goût, des étals de marché débordant de fruits et légumes de première fraîcheur, assez de fromages pour boucher le tunnel sous la Manche tel le cholestérol vos artères, et des plateaux de fruits de mer scintillant à travers les vitres embuées des brasseries.
Observant une file d’attente longue et disciplinée de citoyens endimanchés venus chercher la bûche de Noël* artisanale qu’ils avaient commandée, j’ai pensé avec mépris à ma ville d’origine – prends-en de la graine, York, toi qui à cette période de l’année te transformes en cour des miracles, jonchée de cocktails en canette et envahie par les effluves de vapoteuses parfum tourte à la viande.
Chips au beurre salé, les meilleures du monde
Or tout ce prétendu art de vivre* n’est qu’une façade d’élégance. Au fond, la France ne cède pas moins que le reste du monde à ses appétits les plus vils. Allez donc faire un tour dans un supermarché, vous verrez. Le rayon chips est un infâme lieu de perdition où se côtoient les goûts “Bleu d’Auvergne”, “Falafels”, “Carbonade flamande” et “Beurre salé”.
Mais qui mange des chips au beurre ? Le scandale est au moins aussi grand que celui des “beignets fourrés au beurre” qu’on trouve, dit-on, sur certaines fêtes aux États-Unis. Alors oui, l’humoriste britannique Tatty Macleod disait récemment qu’elle n’avait jamais mangé de meilleures chips que celles au beurre salé, mais elle a grandi en Bretagne – les Bretons ont dû lui faire un lavage de cerveau.
Je suis bien consciente que l’industrie mondiale de la chips aromatisée est un Far West aussi anarchique et impitoyable que la Big Tech. Aucun répit n’est laissé à cette pauvre pomme de terre, elle qui pourtant n’a besoin que d’une légère pluie de sel pour se donner dans toute sa dignité.
Nous-mêmes au Royaume-Uni traînons un sombre passé en matière de parfums de chips, surtout en période de fêtes : rappelez-vous, 2025 nous avait fourgué les Doritos goût pain d’épices et les chips Walkers parfum bœuf Wellington. Et qui a pu oublier l’année où chez Marks & Spencer ils s’étaient dit que “prosecco et baies d’hiver” ferait un goût intéressant pour des biscuits salés ? Enfin, je me faisais une plus haute idée de la patrie d’Escoffier.
Et maintenant, quoi ? Des chips goût foie gras ? Saveur profiteroles ? Fumées aux Gauloises blondes ? Allez, je m’arrête là, je vais leur donner des idées.
Source : www.courrierinternational.com
Conclusion : Les faits continueront d’être analysés pour informer nos lecteurs.

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