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27 mars 2026
Bonjour Lyon du vendredi 27 mars 2026
27 mars 2026Analyse : Notre équipe propose une synthèse des points importants.
Notre équipe propose un aperçu rapide des éléments de « les accusés et leurs avocats boycottent l’audience ».
Les points essentiels à retenir
Au cinquième jour du procès du meurtre de Farid Tir dans lequel comparaissent plusieurs cadres présumés de la DZ Mafia, le box des accusés est resté vide, ainsi que le banc des avocats, pour protester contre le départ précipité d’une enquêtrice avant la fin de sa déposition.
Le procès emblématique de deux cadres de la DZ Mafia à Aix-en-Provence vire au fiasco. Au cinquième jour de ce procès dans lequel comparaissent Amine Oualane et Gabriel Ory dans le cadre de l’enquête sur le meurtre de Farid Tir, les accusés ont décidé de boycotter l’audience et de ne pas se présenter, tout comme leurs avocats. Le procès s’est donc ouvert devant la cour d’assises des Bouches-du-Rhône ce vendredi matin avec un box et un banc de la défense désespérément vides.
Deux des accusés, dont Karim Harrat, sont dans les geôles et refusent de monter en salle d’audience, a indiqué un policier à l’ouverture du procès. Les autres ont refusé d’être extraits de leurs cellules. «Nous allons faire délivrer aux cinq accusés des sommations interpellatives», a indiqué la présidente de la cour d’assises avant d’ordonner une suspension d’audience de vingt minutes.
Départ précipité d’une capitaine de police
Au terme d’une intense bataille procédurale, les avocats des six accusés jugés pour l’assassinat en août 2019 du narcotrafiquant marseillais Farid Tir et d’un de ses proches ont quitté ce jeudi en fin d’après-midi les bancs de la défense.
Tout au long de la journée, ils avaient réitéré les demandes de renvoi puis de suspension en raison de l’absence d’une capitaine de police qui, mercredi, avait quitté le palais de justice d’Aix-en-Provence sans prévenir avant la fin de sa déposition. Elle a ensuite fourni un certificat médical, valable jusqu’au 1er avril inclus.
Gabriel Ory dénonce une «mascarade»
L’officier de police judiciaire, convoquée pour rapporter une partie de l’enquête dont elle avait eu la charge, avait répondu aux questions de l’accusation et à celles de deux avocats des accusés, avant de s’éclipser lors d’une interruption d’audience, privant une partie de la défense de la possibilité de l’interroger.
Les avocats de la défense ont ensuite dénoncé à maintes reprises la poursuite d’un procès qu’ils jugent inéquitable. «C’est une mascarade, a estimé ce jeudi Gabriel Ory. Six ans que j’attends de me défendre et je me retrouve dans un sketch.» «Ce sera un procès bidon alors qu’on est venu de bonne foi», a déploré de son côté Amine Oualane.
De retour le 2 avril
Les avocats de la défense affirment vouloir revenir à l’audience avec les accusés au retour annoncé de la capitaine, le 2 avril. «Mon client est dégoûté et dépité, affirme l’avocate d’Amine Oualane, Me Inès Medioune, auprès du Figaro. Il est très déçu car il n’attendait que ça, de pouvoir s’expliquer. Ce procès passe outre le principe d’équité. le situation qu’une capitaine de police se permette de quitter sans autorisation en donnant un arrêt de travail bidon est problématique, car il nous prive de la possibilité de lui poser des questions ce qui est scandaleux.»
«Mon client est en détention provisoire depuis sept ans, ce qui signifie qu’on a pulvérisé le délai raisonnable, s’agace Me Chehid Selmi, avocat d’Adrien Faure, un autre accusé dans ce dossier. Il a dit qu’il avait confiance en la justice, et il voulait s’expliquer. Il attendait ce procès et il ne s’est pas présenté ce vendredi matin à contrecœur, car il ne peut pas venir sans ses avocats.» «Nous assistons à une conduite mécanique de l’audience, au mépris des règles les plus essentielles du procès, dénonce Me Raphaël Chiche, avocat de Walid Bara, également accusé. Le procès continue comme si de rien n’était afin que la décision soit délivrée le 10 avril, peu importe la méthode. Dans un état de droit, c’est inacceptable.»
Source : www.lefigaro.fr
Conclusion : Ces informations seront suivies attentivement par notre rédaction.

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