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Notre rédaction partage quelques remarques sur « Les séries françaises dont vous n’aurez plus honte ».
Résumé des éléments principaux
Fin des années 90 aux Etats-Unis. NYPD Blue, Urgences, Friends, Sex and the city, et surtout Les Soprano en 1999 lancent nouvel âge d’or des séries américaines. Elles sont drôles, audacieuses ou réalistes; bien écrites, addictives, et capables de vous faire aimer un personnage de mafieux dépressif.
En France, certains prennent la vague : dès 1997 le scénariste Frédéric Krivine crée pour France 2 la série PJ, clairement inspirée de NYPD Blue. Le quotidien d’une brigade de quartier, dans le Xe arrondissement de Paris. Le réalisme, le jargon, les petits trafics, le quotidien des policiers, tout y est. Avec en prime un générique signé Richard Galliano.
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La série est pionnière, mais bien seule. Il est toujours de bon ton de mépriser les séries, accusées du temps de « Dallas » et « Dynastie » de décérébrer les téléspectateurs. « Joséphine, ange gardien », « Julie Lescaut »; « Louis la brocante » ou « L’Instit » font les beaux soirs de la télévision hertzienne. Des héros populaires, positifs et consensuels, bien loin des standards de création du cinéma : il n’est de pire injure pour un long-métrage que d’être qualifié de « téléfilm ».
Le tournant arrive en 2005. Pour sa première création originale, « Engrenages », Canal + met les moyens. Cette fois on traite le crime et le narco trafic. C’est noir, glauque parfois, et drôle aussi. Le public adhère, la BBC achète, c’est une première. Mais l’intendance ne suit pas : il faut attendre 2 ou 3 ans entre chaque saison, au risque de perdre les téléspectateurs. Le système d’écriture et de production n’est pas au point. C’est ce que comprend le cinéaste Eric Rochant, « showrunner » (la personne qui supervise l’écriture et la réalisation de toute une série) pour Mafiosa saison 2, pour Canal plus. Il installe l’atelier d’écriture des scénaristes dans une caravane sur le tournage, pour réécrire jusqu’à la dernière minute. Un souci d’exigence qu’il emprunte aux meilleurs : Les Soprano sont son modèle assumé. Huit ans plus tard avec le Bureau des légendes, il signe la fin du mépris français pour les séries.
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Les créateurs s’émancipent des genres balisés par les séries américaines
Après le polar, le film de mafia, il est temps de raconter des histoires françaises. A partir de 2009, « Un village français » tient la chronique de la Seconde guerre mondiale, pendant 6 saisons sur France 3. Le temps d’explorer toutes les nuances de gris de la période, avec un souci remarquable de vérité historique.
Le fantastique, un genre peu prisé en France, déboule avec « Les Revenants » en 2012, signé Fabrice Gobert pour Canal plus. La politique, longtemps désertée par la fiction française, arrive enfin sur les écrans; là aussi traitée avec complexité et noirceur. Entre « L’Etat de Grâce » en 2006 sur France 2 et « Baron noir » sur Canal + en 2020, la figure de « la première femme présidente de la République », jouées par Anne Consigny puis Anna Mouglalis, gagne en cynisme et rouerie ce qu’elle perd en fraîcheur et naïveté.
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Le champ des possibles s’est ouvert
Qui aurait dit que les français se passionneraient pour la psychanalyse avec « En Thérapie » sur Arte (2021) ?
Qui aurait pu croire que l’humour français puisse séduire à l’étranger, depuis la pionnière « Fais pas ci fais pas ça » sur France 2, « Dix pour cent » sur Canal +, jusqu’à « HPI » sur TF1, qui sort enfin des polars battus et rebattus avec son personnage d’enquêtrice foutraque en mini jupe et satiangs roses. On est très, très de Julie Lescaut.
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Si les séries françaises se heurtent toujours à l’étroitesse du marché francophone, qui limitent leurs moyens et brident forcément un peu l’audace des producteurs, l’arrivée de Netflix dans l’équation (« Marseille », « Lupin », « Tapie ») rebat quelque peu les cartes, et offre aux fictions hexagonales un public mondial. La France ne rattrapera certes jamais les Américains, ne serait ce qu’en terme de volume. Mais il n’y a vraiment plus à avoir honte des séries françaises. Ultime preuve de cette hype : le comédien Thierry Godard, alias Gilou dans « Engrenages », ou Raymond Schwarz dans « Un Village français », est entré en 2024 à la Comédie française.
Source : www.radiofrance.fr
Conclusion : Notre rédaction vous tiendra informés des changements importants.

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