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27 mars 2026« Même s’ils bombardent, je reste » : dans le sud de Beyrouth, les habitants d’un camp de réfugiés entourés par les bombes
Analyse : L'équipe partage son regard sur les points principaux de cette information.
Selon nos experts, « « Même s’ils bombardent, je reste » : dans le sud de Beyrouth, les habitants d’un camp de réfugiés entourés par les bombes » mérite une attention particulière.
À retenir
Au Liban, le sud de Beyrouth classé « zone rouge » par l’armée israélienne essuie régulièrement des frappes. Une guerre qui a déjà fait plus d’un million de déplacés dans le pays, mais certains habitants n’ont pas le choix que de rester , et faire face aux risques de bombardements souvent faute de moyen ou de solution d’hébergement. C’est le cas des 20 000 personnes qui habitent dans le camp palestinien et syrien de Bourj el-Barjneh.
Ici, les appels à la prière résonnent fort dans les étroits passages du camp bardé de câbles électriques, raccordés aux petites boutiques, peu fréquentées en ce moment. Sur les murs jaunis des habitations, on trouve des portraits de martyrs, comme en face de l’antenne du Front populaire de Libération de la Palestine, que dirige Abu Samra. Il est encore là, comme beaucoup d’autres Palestiniens ou Syriens, malgré les ordres d’évacuation de l’armée israélienne. « Je reste par conviction, même s’ils bombardent, je reste dans le camp. »
Bien qu’il y ait la peur, les morts sous les frappes aériennes dans le quartier voisin de Dahieh, à 100 mètres à peine, le soutien au Hezbollah ne faillit pas ici, au contraire. « On serait triste, oui, si le Hezbollah était brisé, Dieu nous en préserve. Mais cette fois, c’est différent, on a été surpris par ses capacités, ses moyens, son organisation et la manière dont il mène la bataille », souligne Abu Samra.
Il tient à nous faire visiter le camp. « À 20 mètres d’ici, on est déjà à Dahieh, mais on préfère ne pas rentrer, c’est sensible », explique-t-il. Une femme au large sourire se confie : « La guerre, c’est dur, à part un fou, personne n’aime la guerre. Mes parents, mes frères et sœurs sont là depuis les années 40, et aujourd’hui, on a grandi, on s’est mariés et on vit encore la guerre. » Malgré la lassitude et la crainte que le Liban devienne un nouveau Gaza, elle restera vivre là. « Si Dieu le veut », dit-elle.
Source : www.radiofrance.fr
Conclusion : Les faits continueront d’être suivis pour fournir une analyse complète.

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