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une infirmière libérale du Morbihan dans l’impasse face aux dépenses en carburant – franceinfo
27 mars 2026« Ni chasse à l’homme, ni chasse à la femme » : le maire de Saint Denis veut désarmer les policiers municipaux, 90 agents demandent leur mutation
Analyse : Un résumé des points clés mis en avant par notre rédaction.
Notre équipe propose un aperçu rapide des éléments de « « Ni chasse à l’homme, ni chasse à la femme » : le maire de Saint Denis veut désarmer les policiers municipaux, 90 agents demandent leur mutation ».
Points essentiels
Depuis son élection, le maire LFI de Saint-Denis Bally Bagayoko s’attire les critiques de détracteurs inquiets de la liberté d’opinion des agents territoriaux et des effets du désarmement annoncé de la police municipale. Retour sur cette polémique qui agite jusque dans les plus hauts lieux.
L’essentiel de l’information
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Le maire LFI fraîchement élu de Saint-Denis, Bally Bagayoko, a suscité la polémique après avoir annoncé le désarmement progressif de sa police municipale (LBD).
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Cette décision a provoqué une vague de demandes de mutation des agents, que Jordan Bardella et Éric Ciotti proposent d’accueillir au RN.
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Premier maire de La France insoumise à prendre la tête d’une commune de plus de 100 000 habitants, Bally Bagayoko a été la cible de nombreux propos racistes sur les réseaux sociaux.
Les dix premiers jours de son mandat n’auront pas été de tout repos. Le maire LFI de Saint-Denis Bally Bagayoko, qui a ravi au Parti socialiste cette ville historiquement communiste dès le premier tour des élections, est sous le feu des critiques depuis qu’il a annoncé son projet de désarmement de la police municipale.
Sur France 2, l’édile avait ainsi annoncé mardi que la ville allait « rentrer dans un processus de désarmement » de la police municipale. Une mesure qui ne serait pas immédiate et concernerait les seuls lanceurs de balles de défense (LBD). Il avait par ailleurs souhaité conserver « une police municipale forte de proximité, en maintenant les effectifs ».
Mais cette inflexion passerait mal au sein des effectifs policiers. Une source au sein de l’ancienne administration a ainsi assuré jeudi à l’AFP qu’« il y a eu 90 demandes de mutation qui ont été faites au sein de la police municipale » et qu’« il y a aussi beaucoup de départs dans le reste de l’administration ».
Le RN ouvre les bras aux policiers sur le départ
D’une population de 150 000 habitants, la ville frontalière du nord de Paris est dotée d’une police municipale de 160 agents et pas moins de 850 caméras de vidéosurveillance ont été installées à travers la commune. Sollicité par l’AFP, le ministre de l’Intérieur a rappelé que « c’est au maire de choisir ou non d’armer sa police municipale ».
L’ancien préfet de police de Paris a néanmoins estimé qu’« armer, par des armes intermédiaires et/ou létales, sa police municipale participe au renforcement du continuum de sécurité ». Avant de conclure : « Les policiers municipaux sont aussi pris pour cible et, être armé, c’est un élément de protection et de dissuasion ».
En réponse aux annonces du maire dionysien, le président du Rassemblement National Jordan Bardella a annoncé jeudi 25 mars sur X que les communes RN seraient « des terres d’asile pour tout policier municipal qui souhaite œuvrer à la sécurité en étant soutenu et respecté ! ».
De son côté, le nouveau maire de Nice et allié au RN, Eric Ciotti, indiquait « la police municipale de Nice a besoin de renforts. Nous serons fiers d’accueillir les agents de Saint-Denis menacés par la décision irresponsable de désarmement prise par la mairie LFI », le 25 mars. Avant de préciser, plus tard, qu’« Après notre proposition d’accueillir les policiers municipaux de Saint-Denis, désarmés par leur maire d’extrême gauche, 2 premières candidatures nous sont parvenues ! J’incite tous leurs collègues à en faire de même : ils sont les bienvenus à Nice ! ».
Pas de « chasse à l’homme »
Autre axe d’attaque contre le successeur de Mathieu Hanotin (PS) : sa supposée volonté de se débarrasser des agents territoriaux qui ne seraient pas en phase avec son action. Invité sur CNews, Bally Bagayoko a déclaré que « les fonctionnaires sont avant tout des gens qui répondent en fait à une commande politique ».
Depuis le parvis de l’hôtel de ville, le nouvel édile avait ajouté : « Celles et ceux qui, pour des tas de raisons qui peuvent les regarder d’ailleurs, ne sont pas en phase avec le projet politique, forcément, ils partiront ». Avant de tempérer : « Ce n’est pas le événement qu’on les mettra dehors, c’est parce qu’ils feront une mobilité qui est complètement naturelle et qui n’est pas quelque chose de nouveau ».
Répétant des propos déjà tenus lors de son installation au conseil municipal le 21 mars, il avait martelé : « Bally Bagayoko, il ne fait ni la chasse à l’homme, ni la chasse à la femme ».
Loin d’être rassuré par cette précision, le ministre de l’Action et des Comptes publics David Amiel s’est fendu d’un courrier au nouvel élu pour lui rappeler qu’il ne pouvait se séparer d’agents en désaccord avec sa politique. « Aucune autorité municipale ne peut légalement laisser entendre que la situation d’agents communaux, leur affectation ou leur maintien en fonctions pourraient dépendre de leur adhésion, réelle ou supposée, aux orientations politiques de l’exécutif municipal », a-t-il souligné dans cette lettre.
Il rappelle dans sa missive que toute décision « d’écarter un agent pour des motifs politiques serait entachée d’illégalité et pourrait être suspendue ou annulée par le juge administratif ». De telles mobilités pourraient « relever du harcèlement moral » voire constituer de possibles infractions pénales, insiste-t-il par ailleurs.
Cible de désinformation
Une chose est sûre : cette victoire a mis ce dirigeant politique, né dans les Hauts-de-Seine de parents maliens, sur le devant de la scène. Premier maire de La France insoumise à prendre la tête d’une commune de plus de 100 000 habitants, il a immédiatement été la cible de nombreux propos racistes et de désinformation sur les réseaux sociaux.
Le soir du premier tour, dimanche 15 mars, plusieurs médias de référence avaient ainsi rapporté que le candidat avait qualifié Saint-Denis comme « la ville des Noirs »… Des propos qui avaient fait le tour des réseaux sociaux… sauf que l’édile n’a jamais dit ça. Sa vraie phrase ? « Saint-Denis est la ville des rois et du peuple vivant ».
Sa passation de pouvoir ne s’est pas non plus déroulée sans heurts : sifflets, invectives et huées ont marqué toutes les prises de parole de l’ancienne majorité.
Source : www.midilibre.fr
Conclusion : Une information à suivre dans les jours à venir.

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