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Voici quelques observations de notre rédaction sur « Trump repousse “encore” son ultimatum à l’Iran ».
Ce qu’il faut garder en tête
En l’absence d’un accord de paix avec Téhéran, les États-Unis devaient frapper samedi les infrastructures énergétiques de l’Iran. Sur son compte Truth Social, Donald Trump a annoncé jeudi qu’il repoussait finalement l’ultimatum au 6 avril pour laisser du temps aux négociations. “Encore”, note le Huffington Post. C’est la deuxième fois en une semaine qu’il reporte ses menaces. Le week-end dernier, il avait donné 48 heures à l’Iran puis cinq jours supplémentaires lundi.
Le président américain s’est expliqué un peu plus tard dans une interview sur Fox News. “Ils m’ont dit, très gentiment, via mon équipe : pourrions-nous avoir plus de temps ? ”, a-t-il raconté. “Ils ont demandé sept jours. Et j’ai dit « je vais vous en donner dix » parce qu’ils m’ont donné des navires”, a-t-il ajouté, en référence aux dix navires que les Iraniens auraient laissés traverser le détroit d’Ormuz. Le Wall Street Journal signale toutefois que d’après les médiateurs du conflit, l’Iran n’a pas requis de pause sur les frappes.
“C’est ce que l’on voit depuis le début de la guerre, Trump disant quelque chose le matin et quelque chose de complètement différent plus tard”, remarque Al Jazeera. “Cela montre, d’une certaine façon, que l’administration Trump est sous pression, à cause des prix de l’essence dans le pays et du gros impact qu’ils ont eu jusqu’à maintenant sur sa côte de popularité”, estime le média qatari.
Le New York Times constate que l’annonce du locataire de la Maison Blanche est tombée quelques minutes après que Wall Street a connu l’une de ses pires journées de l’année. “Ce timing ne peut pas être ignoré, connaissant le penchant du président” pour l’état des marchés financiers. Le quotidien considère par ailleurs que le conflit “teste les limites de son style diplomatique peu orthodoxe. La guerre dure plus longtemps que ce que M. Trump semble avoir prévu et il paraît rechercher une sortie diplomatique en même temps qu’il menace le conflit d’escalade”.
Les tensions continuent au Liban
Le Pentagone envisagerait en effet d’envoyer au Moyen-Orient des équipements militaires destinés à l’origine à l’Ukraine, rapporte le Washington Post. Dix mille soldats supplémentaires pourraient aussi être postés dans la région.
En route vers le G7 en France, Marco Rubio a souligné qu’ “il était dans l’intérêt” des autres nations d’aider les États-Unis à rouvrir le détroit d’Ormuz, rapporte CNN. “Je ne vais pas là-bas pour les rendre heureux. Les gens que je veux rendre heureux sont les habitants des États-Unis”, a répondu le secrétaire d’État à une question sur l’accueil qu’il attendait à Evian dans le contexte actuel.
Un autre acteur du conflit, Israël, “pays militairement le plus puissant de la région” pour El Mundo, serait lui confronté à un manque d’effectifs. Un porte-parole de l’armée a mentionné à l’occasion d’une conférence de presse le besoin de renforts à Gaza, en Cisjordanie et dans le Sud-Liban face au Hezbollah, un proxy iranien.
Le Liban a justement saisi le Conseil de sécurité de l’ONU pour dénoncer les attaques israéliennes qui “menacent” sa souveraineté. “Israël grignote de plus en plus de territoire au Liban-Sud. Ces deux derniers jours, son armée a gagné du terrain au niveau du secteur est de la frontière, où elle se trouvait jeudi, à près de huit kilomètres de profondeur en territoire libanais. Cette avancée, réalisée en à peine plus de trois semaines, est bien plus rapide que l’offensive terrestre de l’automne 2024”, précise L’Orient-Le Jour.
Source : www.courrierinternational.com
Conclusion : L'équipe continuera de suivre cette situation et partagera les développements.

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