
un mois après les premières frappes en Iran, cinq questions cruciales sur le conflit
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28 mars 2026Analyse : Notre rédaction a examiné les faits et propose un résumé rapide.
Voici l'avis général de nos rédacteurs sur « En Russie, la colère monte contre les coupures d’internet ».
Points essentiels
Des appels à manifester ont été lancés en Russie, contre les coupures d’internet de plus en plus fréquentes. Ces appels sont tellement nombreux sur les réseaux sociaux que les autorités russes ont été obligées de réagir et surtout de sévir. « Toutes les tentatives d’organiser de tels événements seront immédiatement réprimées et leurs organisateurs et participants seront arrêtés », a averti le ministère russe de l’Intérieur. Signe de la délicatesse du sujet, à Krasnodar, ville du sud du pays, une manifestation a d’abord été autorisée — elle était prévue ce week-end — avant d’être finalement interdite. On ne plaisante pas avec le sujet !
**Cette « goulagisation numérique » est en marche depuis le début de la guerre en Ukraine, mais l’accélération est très nette depuis quelques jour : dans le centre de Moscou, cela fait plus de trois semaines que l’internet mobile ne fonctionne plus dans certains quartiers. Cette vie sans internet bouleverse complètement le quotidien des Russes. Dans la capitale, où on était plutôt sur de l’hyperconnexion, où tout se réglait sur le téléphone (transports aux communs, facture d’eau, d’electricité, paiement dans les magasins à l’école des enfants), on revient depuis quelques jours à un fonctionnement pré-téléphone portable. On prend des listes de courses, on tire du liquide, on travaille à la bibliothèque de la fac sans internet… C’est toute la vie quotidienne qui est affectée. La presse chiffre même, désormais, les conséquences économiques de cette situation et s’en amuse dans des dessins de presse, où on voit par exemple des pigeons transporter des missives dans le ciel moscovite.
Des coupures justifiées par des raisons de sécurité
Ce ne sont pas des pannes : ce sont bien les autorités qui orchestrent tout cela, et le justifient par d’obscures raisons de sécurité, notamment face aux drones ukrainiens. Mais personne n’est dupe en Russie. L’inquiétude est vive car les Russes peinent à se connecter sur internet via leur mobile, mais ce n’est pas tout : ils voient de plus en plus de sites ou messageries bloqués.
Depuis l’invasion de l’Ukraine en 2022, cette stratégie s’est accélérée. Les grandes plateformes occidentales ont été bloquées ou restreintes : Whatsapp, Telegram, les médias indépendants rendus inaccessibles, et les VPN sont désormais dans le viseur. Dans le même temps, l’État russe commence à bâtir un internet national capable de fonctionner en vase clos. Symbole : l’appli Max, équivalent russe de Whatsapp, possédée et lancée par l’entreprise qui gère déjà le Facebook russe. Tout cela fait penser à un autre pays ou l’information libre a disparu de la vie quotidienne : le voisin chinois. On est loin d’un modèle de démocratie.
Source : www.radiofrance.fr
Conclusion : Un suivi attentif permettra de compléter notre point de vue.

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