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28 mars 2026Reuters.com
28 mars 2026Analyse : Quelques éléments saillants observés par notre rédaction.
Un point rapide sur l'article « les annonces du gouvernement sur la flambée du carburant jugées insuffisantes » selon nos journalistes.
Éléments à garder en tête
Après l’annonce d’un plan d’aide destiné aux professionnels pour le mois d’avril face à la flambée des prix du carburant, les représentants de nombreuses filières jugent l’action du gouvernement insuffisante.
70 millions d’euros sur la table et un plan d’aide limité au mois d’avril. Le gouvernement a décidé d’agir face à la flambée des prix du carburant en annonçant, vendredi 28 mars, un plan destiné à soutenir les professionnels.
Cette enveloppe vise les secteurs les plus touchés par la crise énergétique : transporteurs routiers, pêche, agriculture… qui commencent à se mobiliser ce week-end face à la hausse des prix. Les automobilistes et gros rouleurs ne sont néanmoins pas concernés par cette mesure d’urgence.
« Le gouvernement se désintéresse du problème », dénonce Pierre Chasseray, délégué général de l’association 40 Millions d’automobilistes, au micro de RMC. « Il adresse un bras d’honneur aux automobilistes en leur disant d’aller voir ailleurs. Il a oublié que pour consommer, il faut prendre une voiture et se déplacer. On est en train de flinguer notre économie », martèle-t-il.
« C’est très, très mal perçu »
Chez les représentants des professionnels, l’aide est jugée insuffisante. Dans le secteur des transports, qui reçoit la plus grosse enveloppe – 50 millions d’euros, l’équivalent d’une aide de 20 centimes par litre – la situation restera compliquée le mois prochain. « Le carburant pour une entreprise de transports routiers représente en moyenne 30 % des dépenses », explique Jean-Marc Rivera, délégué général de l’Organisation des Transporteurs Routiers Européens. « C’est un poste extrêmement important. Il y a certainement des efforts supplémentaires à faire. »
Du côté des pêcheurs, l’aide s’élève également à 20 centimes par litre sur les factures de carburant, mais la situation est alarmante pour tout le secteur selon les syndicats. « Pour certains, cela pourrait conduire à l’arrêt des navires. Derrière, toute une filière pourrait s’arrêter également jusqu’au consommateur », alerte Jérôme Jourdain, secrétaire général adjoint de l’Union des Armateurs à la Pêche de France, au micro de RMC.
Pour les agriculteurs, l’État met en place l’équivalent d’une baisse de quatre centimes par litre. « On ne récolte que les miettes », souffle Luc Smessaert, vice-président de la FNSEA.
« C’est très, très mal perçu. Le gouvernement n’a pas pris en compte la détresse que va engendrer la guerre au Moyen-Orient », ajoute-t-il.
D’autant plus que le monde agricole est en pleine période d’activité avant l’été et que les dépenses en carburant s’annoncent élevées et obligatoires. « Tout redémarre, c’est le moment de fertiliser les blés et céréales, donc forcément il y a du carburant à chaque fois », précise Luc Smessaert.
Par rapport aux milliards distribués en 2022, l’enveloppe paraît en effet peu élevée pour soutenir tous les secteurs. Mais à Bercy, le ministère considère qu’ »il vaut mieux partir de plus bas parce que les aides, on sait quand elles commencent, mais on ne sait pas quand elles finissent », indique un conseiller à RMC.
En attendant, des premiers mouvements de blocage sont prévus ce samedi 28 et dimanche 29 mars en France. Une réunion est également prévue la semaine prochaine dans le monde agricole pour organiser une prochaine mobilisation, sans tracteur bien sûr, afin d’économiser le carburant.
Source : rmc.bfmtv.com
Conclusion : Nous vous tiendrons au courant des prochaines évolutions importantes.

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