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Quelques points clés à retenir concernant « Les jeunes sont toujours mal informés sur le VIH, et c’est dangereux pour la sérophobie ».
Points essentiels
BSIP / Universal Images Group via Getty
39 % des 15-24 ans jugent qu’une personne séropositive sous traitement peut représenter un danger pour les autres, un chiffre alarmant.
Les chiffres étaient alarmants en 2025, ils le sont toujours en 2026. Alors que la campagne du Sidaction est en cours, l’association éponyme a publié le 25 mars les résultats d’un sondage mené auprès des jeunes, pour mesurer leurs idées reçues sur le Sida et le VIH.
La campagne, réalisée par OpinionWay auprès de 1516 personnes âgées de 15 à 24 ans, a interrogé des adolescents et jeunes adultes sur leur activité sexuelle et leur perception des risques d’IST, ainsi que sur leur perception des personnes séropositives.
Entre 15 et 24 ans, six jeunes sur dix déclarent avoir eu au moins un partenaire sexuel au cours des 12 derniers mois. Or, une majorité d’entre eux (62 %) affirme ne pas avoir systématiquement utilisé de préservatif lors de ces rapports. Un chiffre encore trop élevé, mais qui est tout de même en baisse de 3 points par rapport à 2025. Par ailleurs, les idées reçues sur les IST sont encore prégnantes : 39 % des interrogés estiment qu’elles ne touchent que les personnes très actives sexuellement.
Le préservatif est vu comme une responsabilité partagée aussi bien par les hommes que les femmes pour la majorité d’entre eux, mais les jeunes hommes sont plus nombreux à penser que c’est à eux d’avoir des préservatifs sur eux (35 % contre 25 % des femmes) ou de lancer le sujet (19 % contre 10 %).
Un sentiment d’information en baisse
Parmi les indicateurs qui ne vont pas en s’améliorant, le sentiment d’information est en baisse, passant de 79 % des jeunes qui s’estimaient bien informés « sur le VIH, le virus du SIDA, ses modes transmissions, ses traitements et sa prévention » en 2023 contre 74 % en 2026, soit une perte de 5 points en seulement trois ans.
Un manque d’information qui, dans le détail, peut être dommageable : seul un jeune sur deux se dit bien informé quant à l’existence d’un traitement d’urgence en cas de relation sexuelle non protégée (55 %), une chute de 11 points par rapport à l’an dernier. Ils sont autant à bien connaître l’autotest de dépistage du VIH (55 %, -3 points).
Même si les jeunes savent dans la grande majorité qu’il existe des traitements pour vivre avec le virus du sida, la manière dont ces traitements fonctionnent est mal comprise. Ainsi, presque 40 % d’entre eux pensent qu’il existe un vaccin pour empêcher la transmission du VIH, ou qu’il existe des médicaments pour en guérir.
Des idées reçues qui perdurent
Parmi les représentations fausses qui perdurent, 20 % des jeunes imaginent que le sida ne touche que les hommes homosexuels, un chiffre à rebours de la réalité puisqu’en 2023 en France, d’après Ameli.fr, 55 % des personnes ayant découvert leur séropositivité étaient hétérosexuelles.
Malgré la répétition du slogan i=i (indétectable = intransmissible), trois jeunes sur quatre (77 %) croient que le virus peut être transmis lors d’un dossier sexuel non protégé avec une personne séropositive sous traitement. Ils sont presque 4 sur 10 à imaginer que le VIH peut se transmettre en embrassant une personne séropositive, et près d’un tiers à penser que cela est possible en buvant dans son verre (29 %), en entrant en contact avec sa transpiration, ou en partageant une assiette (27 %).
Des méconnaissances qui mènent à l’ostracisation et à la discrimination envers les personnes séropositives. D’ailleurs, 39 % des 15-24 ans jugent qu’une personne séropositive sous traitement peut représenter un danger pour les autres, notamment si elle travaille dans les métiers de la santé (44 %), l’aide à la personne (39 %), la petite enfance (39 %) ou la restauration (36 %). Ils sont également majoritaires à dire qu’ils seraient mal à l’aise si une personne de leur entourage était séropositive (58 %).
Autant de chiffres qui prouvent qu’il reste encore du chemin à faire. « La séropositivité demeure chargée d’un poids social et symbolique qui alimente la honte et l’auto‐stigmatisation. Tant que les préjugés persistent, la prévention ne pourra pas être pleinement efficace. Lutter contre le VIH, c’est aussi lutter contre la sérophobie » souligne Florence Thune, directrice générale du Sidaction, dans le communiqué de presse de l’association. Pour faire un don, rendez-vous sur le site de l’association.
Source : www.huffingtonpost.fr
Conclusion : L’équipe éditoriale continuera à analyser les faits.

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