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28 mars 2026Reuters.com
28 mars 2026Analyse : Quelques observations de notre équipe pour mieux comprendre les enjeux.
Un regard de nos journalistes sur l'article « qui sera concerné par la baisse de 20 centimes par litre annoncée par le gouvernement ? ».
Récap des faits principaux
ALAIN JOCARD / AFP
Prix du carburant : qui sera concerné par la baisse de 20 centimes par litre annoncée par le gouvernement ? (image d’illustration)
Un coup de pouce en pleine flambée des prix à la pompe. Le gouvernement a annoncé ce vendredi 27 mars un plan d’aide de près de 70 millions d’euros, ciblé et limité au mois d’avril, pour les secteurs les plus touchés par la hausse des tarifs des carburants sur fond de guerre au Moyen-Orient. Ce dispositif qui concerne donc la pêche, l’agriculture ou les transports ne comprend pas de mesure plus générale.
La part du lion revient au secteur du transport avec pas moins de 50 millions d’euros pour les TPE et PME « justifiant de difficultés majeures », a indiqué le ministre des Transports, Philippe Tabarot. Celles-ci pourront bénéficier d’« une aide exceptionnelle mensuelle, sous la forme d’une aide forfaitaire par véhicule » équivalant à 20 centimes d’euros par litre, a-t-il détaillé, ajoutant que la mesure « s’applique aux entreprises en métropole et dans les outre-mer ».
La France compte quelque 45 000 entreprises de transport, qu’elles soient TPE, PME ou ETI, employant quelque 400 000 salariés ou indépendants. Selon le ministre, les transporteurs « ne peuvent pas supporter seuls le poids des surcoûts qui doivent être répartis sur toute la chaîne de valeur ». Le gouvernement était sous pression, plusieurs organisations de transporteurs routiers s’organisant déjà pour manifester leur mécontentement par des actions régionales à partir de ce week-end.
Les annonces de ce vendredi n’ont pas convaincu la FNTR, la plus ancienne organisation de routiers, qui estime qu’elles « ne constituent en rien une réponse à la crise ». « Nous nous retrouvons avec une véritable usine à gaz, incompréhensible dans ses critères », estime sa déléguée générale Florence Berthelot, citée par l’AFP, ajoutant que « les annonces gouvernementales ne sont ni à la hauteur, ni opérationnelles ».
Les annonces pour l’agriculture fustigées par la FNSEA
Le secteur des transports n’est pas le seul ciblé par les annonces. La ministre de la Mer et de la Pêche, Catherine Chabaud, a déclaré que les pêcheurs français bénéficieront pour leur part d’une aide équivalent à « 20 centimes par litre » de gazole marin en avril. Cette mesure reposera sur un remboursement sur présentation des factures de carburant, pour « permettre aux navires de continuer à sortir en mer ».
Le coût total pour un mois de cette mesure de soutien sur le prix du gazole marin est estimé à 5 millions d’euros. Si la mesure constitue une « bouffée d’oxygène », elle demeure « très insuffisante » pour de nombreuses entreprises qui « ne sont déjà plus en mesure de sortir en mer », ont réagi dans un communiqué l’Association nationale des organisations de producteurs (ANOP) et l’Union des armateurs à la pêche de France (UAPF).
Pour les agriculteurs, le gouvernement annonce une exonération du droit d’accise sur le gazole non routier (GNR) utilisé dans les tracteurs, pour un coût estimé à 14 millions d’euros. Ce qui correspondra à une baisse de « 4 centimes d’euros par litre », selon une source gouvernementale. Pas de quoi convaincre Luc Smessaert, l’un des vice-présidents de la FNSEA. « Donner à peine 4 centimes alors qu’on a eu une hausse de plus de 60 centimes par litre de GNR… c’est des miettes », a-t-il cinglé au micro de RTL.
« Si j’étais moins poli, je dirais que c’est du foutage de gueule », a poursuivi le syndicaliste agricole, promettant « des actions » si les agriculteurs n’étaient pas entendus. Côté gouvernement, la ministre de l’Agriculture Annie Genevard a rappelé que la mesure annoncé ce vendredi soir s’ajoute au soutien dont bénéficie déjà le GNR, « représentant 1,3 milliard d’euros par an pour les finances publiques ».
Parmi les dispositifs présentés ce vendredi, aucun ne visait les « gros rouleurs », tels que les infirmières libérales qui doivent faire la tournée de leurs patients à la campagne ou en montagne, alors que le gouvernement avait laisser entendre qu’elles étaient sur la table. « On ne se ferme pas de porte pour l’avenir », a simplement dit Maud Bregeon.
Source : www.huffingtonpost.fr
Conclusion : Cette situation fera l’objet d’une observation continue de notre rédaction.

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