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28 mars 2026Rifles solidaires et festives dans l’Aude et les Pyrénées-Orientales : une tradition populaire au service des associations et de la générosité locale
Analyse : Cette nouvelle a été étudiée par nos journalistes pour une synthèse rapide.
Notre équipe analyse l'article « Rifles solidaires et festives dans l’Aude et les Pyrénées-Orientales : une tradition populaire au service des associations et de la générosité locale » pour en tirer les points essentiels.
Ce qu’il faut garder en tête
Dans les villages, les rifles annoncent un soir de fête. Autrefois cantonnés à l’hiver, les jeux d’argent fonctionnent désormais sur les quatre saisons. Solidaires, musicaux ou récréatifs, les lotos font partie des animations les plus prisées des populations. Petit tour en coulisses.
Peyrestortes s’affaire, le grand soir approche. Depuis fin février, des pancartes publicitaires, réalisées par une entreprise locale, jalonnent la route de Perpignan. En gros et gras une date, le samedi 14 mars 2026 et un mot « rifle », destiné à attirer l’œil. « Cette année, on communique l’évènement sur les réseaux sociaux et sur tous les alentours physiques du village », innove le président du comité des fêtes, Thomas Bugsel. Son association à but non lucratif, aux ressources limitées, organise une loterie par an. « On a besoin de recettes qui nous permettent de payer les animations de l’année en cours », glisse-t-il. Comme le financement de « La Journée des familles » en mai prochain, qui sera entièrement gratuite.
Le jambon reste une valeur sûre
D’ici là, Thomas et ses bénévoles s’empressent. Le premier casse-tête des préparatifs porte sur la recherche des dons. « On sollicite les entrepreneurs du coin, les vignerons et autres acteurs économiques. » A la quine ou au carton plein, les 300 joueuses et joueurs de ce samedi remporteront ainsi des bouteilles de vin, filets d’oranges et bons d’achat. « On a aussi acheté des jambons, le serrano reste une valeur sûre », apprécie le dirigeant. Autant que les cadeaux originaux, insolites. En l’occurrence, des sacs en bois flotté personnalisables ont été offerts par une artisane de la commune, une vidange ou une prestation technique seront gracieusement proposées par un garagiste, Payote sera là avec ses espadrilles, tandis que l’Atelier Saint-Eloi, le forgeron de Peyrestortes façonnera des dessous-de-plat uniques.
« On est quand même obligé d’acheter les trois quarts des lots, mais les professionnels nous aident énormément », remercie Thomas Bugsel. Le public jeune, familial ou âgé en est conscient, se précipitant du village et des environs pour réserver des places. Et consommer. « On compte sur la foule, la vente des cartons, la buvette, les boissons, snackings et les billets de loterie. Une rifle doit rester exceptionnelle« , enchaîne-t-il, en connaissance de cause. « D’une part, en les multipliant on risquerait de manquer de temps, l’organisation est chronophage, de l’autre on pourrait laisser des plumes à trop en faire. »
Le loto d’un Audois au secours des victimes des feux de l’été 2025
Ce danger-là, Laurent Pitié de Sigean, employé de la commune de Port-la-Nouvelle, ne l’envisage même pas. « J’organise des bingos depuis 10 ans. Le dernier en date s’est déroulé en octobre dernier, au profit des victimes du feu de juillet 2025. » Face aux ravages d’une plantation de fleurs comestibles et à la perte d’élevage d’un agriculteur, le boute-en-train lance dans la foulée une récolte des fonds. « Leur gagne-pain respectif était parti en fumée, ça m’a peiné, d’autant plus qu’ils ne rentraient pas dans le plan Marshall déclenché. »
Pour eux et les sapeurs-pompiers des casernes du coin engagées dans la lutte contre le brasier, Laurent lance un appel via les réseaux sociaux. Fructueux. « En quelques jours, on a ramassé 4 500 € de lots. Une nuit insolite dans un love room d’une valeur de 250 €, des repas dans des grands restaurants, des bons d’achat jusqu’à 500 € chacun. » Comblé, il propose un loto à Sigean et finit par l’organiser à Port-la-Nouvelle. « La soirée a été un immense succès. On a fait carton plein, plus de 300 personnes au moins, et on a recueilli 6 000 € de bénéfices nets », se félicite-t-il, au nom de l’équipe qui s’est démenée à ses côtés. « Les gens ont vraiment répondu présents, c’était fabuleux », revoit le généreux Audois qui a immédiatement distribué les fonds. Dans la tirelire des cinq casernes en intervention, dans la trésorerie du producteur bio et dans celle de la dame aux fleurs. « Ils se sont relancés les pauvres, puis ils ont pris les inondations derrière. »
Prêt à revivre l’aventure, Laurent n’en était pas à sa première fois. Le cœur sur la main, il avait déjà initié des rifles pour l’école et le collège communal. « Je présidais une association et à ce titre je me régalais de faire plaisir aux enfants. On offrait des calculatrices aux élèves de 3e, des trousses complètes aux petits écoliers et des chèques cadeaux aux trois premiers lauréats du brevet. Leur année scolaire et leur brevet par des bons de 50, 100 et 150 euros. » Le père de famille le regrette, il a été tenu d’arrêter. « Faute de motivation des bénévoles ». Lui a continué. « J’adore les lotos, ça m’a toujours fait délirer de nommer les numéros. J’y mets de l’humour, les associations me connaissent et me redemandent. À 55 ans, j’anime des rifles presque tous les week-ends. » Pour rire.
Bouillon de cultures
Vendredi 13 mars, c’était bamboche à Trèbes où Claire Pujol, directrice de l’association audoise et départementale « Music’al Sol » et les siens ont proposé un loto culturel animé par DJ Selecta Yanis. Original. « On l’appelle culturel, parce qu’il débute et se termine par un apéro musical et car les lots sont composés de places de concert ou invitations à des festivals régionaux, des pièces de théâtre, des spectacles auxquels on ajoute les dons de producteurs locaux. »
Une nourriture bio et spirituelle à la fois. « On va aussi chercher des lots qui nous correspondent, une séance chez le coiffeur, des pizzas, des plantes… On a plus de 3 000 € à distribuer. » Depuis 2003, membre fondateur du collectif qui rassemble plus de 200 adhérents, Claire s’attache à utiliser l’art, la musique comme « un outil pour aller au plus près des publics. On s’interroge sans cesse sur les meilleures méthodes de vivre la musique dans l’Aude. On défend les concerts debout, plutôt populaires, les musiques actuelles, les actions d’éducation artistique et le travailler sur la prévention des risques au spectacle ».
Profitant d’un territoire « où les lotos prennent de plus en plus d’ampleur », Music’al Sol a ainsi choisi de se « lancer dans le grand bain, en 2025, avec le Loto Music Show ». Une loterie en musique. On a investi dans tout le matériel, les cartons, le boulier et comme on est une troupe artistique de joyeux lurons, on s’occupe nous-mêmes de la préparation et de l’animation. L’association au complet porte tout. »
Source : www.lindependant.fr
Conclusion : Nous restons vigilants sur les évolutions de cette information.

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