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L'équipe éditoriale a étudié « aux Etats-Unis des millions de manifestants protestent contre Trump » et partage son avis.
Les points essentiels à retenir
Une mobilisation « No Kings » à Los Angeles (Californie), le 28 mars 2026. APU GOMES / GETTY IMAGES VIA AFP
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« Pas de roi, pas d’ICE, pas de guerre » : des foules de manifestants, dont des célébrités comme Bruce Springsteen ou Robert de Niro ont défilé samedi 28 mars à travers les Etats-Unis contre Donald Trump, sa politique anti-immigration et sa guerre contre l’Iran. Il s’agit de la troisième journée de mobilisation contre le président républicain en l’espace d’un an.
• Une affluence record dans tout le pays
A Minneapolis, Philadelphie ou Boston, des participants ont défilé avec des pancartes arborant messages anti-guerre et symboles de paix, après un mois de conflit au Moyen-Orient et à l’approche des élections de mi-mandat en novembre.
Le mouvement « No Kings » (« Pas de roi ») a revendiqué une affluence record pour cette mobilisation, avec selon lui au moins huit millions de protestataires dans plus de 3 300 cortèges. Cela correspond à une augmentation estimée à un million de participants et 600 cortèges supplémentaires par rapport à la journée précédente, en octobre dernier. Les organisateurs précisent que deux tiers des personnes ayant exprimé leur intention de se joindre aux manifestations résident en dehors des grandes villes.
Ce mouvement s’est affirmé comme le plus important fédérateur de contestation depuis le retour du milliardaire républicain à la Maison Blanche. Les autorités américaines ne fournissent quant à elles aucun chiffre officiel.
• Des pancartes protestataires
« Nous estimons que la Constitution est menacée de multiples façons. La situation n’est pas normale, pas acceptable. C’est pourquoi nous sommes ici, pour aider à garder les gens en sécurité et veiller à ce que leur voix soit entendue », a déclaré à l’AFP Marc McCaughey, un ancien combattant de 36 ans venu manifester à Atlanta, en Géorgie.
Dans la capitale Washington, à quelques rues de la Maison Blanche, Robert Pavosevich, 67 ans, dit que Donald Trump « ne fait que mentir ». « Je pense que de plus en plus de gens sont en colère, et je pense que les choses vont doucement changer », affirme-t-il. Dans le Michigan, à Lansing, un manifestant brandissait une pancarte « Pas de rois, pas d’ICE (police de l’immigration, NDLR), pas de guerre ».
Minneapolis, épicentre en début d’année de l’offensive anti-immigration du gouvernement américain, a été choisie comme point névralgique de la mobilisation samedi, avec sa ville jumelle, Saint-Paul, où 200 000 personnes ont manifesté, selon « No Kings ». Certains manifestants brandissent des portraits de Donald Trump, affublé d’une moustache rappelle celle d’Hitler. D’autres portent des pancartes « ICE dehors », les mêmes qu’ils ont agités pacifiquement pendant des semaines pour obtenir le départ de la police de l’immigration.
De l’autre côté de l’Atlantique, à Rome, Amsterdam, Madrid ou Athènes, ont aussi eu lieu des rassemblements contre le président américain.
• De Niro à New-York, Springsteen à Minneapolis
Des dizaines de milliers de personnes ont défilé dans les rues de New York, où l’acteur Robert de Niro, farouche critique de Donald Trump, a ouvert la marche. « D’autres présidents ont déjà testé les limites constitutionnelles de leur pouvoir, mais aucun n’a représenté une menace aussi existentielle pour nos libertés et notre sécurité. (…) Il faut l’arrêter », a-t-il exhorté.
La légende du rock Bruce Springsteen y a interprété sa chanson « Streets of Minneapolis », écrite en hommage aux deux Américains tombés sous les balles d’agents fédéraux lors d’opération de la police de l’immigration, Renee Good et Alex Pretti. « Leur bravoure, leur sacrifice et leurs noms ne seront pas oubliés », a promis le rocker, pendant que sa guitare acoustique arrachait des larmes à certains membres de la foule.
• « La Révolution débute au Minnesota »
A la tribune de cette ville démocrate du Midwest, le gouverneur du Minnesota Tim Walz a remercié la population de s’être opposée à un « dictateur en herbe » comme Donald Trump. « Nous n’accepterons jamais un président qui est un menteur pathologique, un kleptocrate et un narcissique qui sape la Constitution des Etats-Unis et l’Etat de droit chaque jour », a renchéri Bernie Sanders, ancien candidat à l’investiture démocrate pour la présidentielle.
Un message acclamé par une foule persuadée que l’alternance politique est proche. Donald Trump « est incompétent, il n’a aucune idée de ce qu’il fait », peste Gina Bilotta-Racelis. La septuagénaire dénonce la guerre au Moyen-Orient déclenchée par le président, sans l’aval du Congrès. « Je pense qu’ils vont perdre » les élections de mi-mandat, lâche-t-elle. « Si on suit les sondages, on voit que c’est en train d’arriver, jour après jour. » Sur les marches du Capitole de l’Etat, une grande bannière résumait l’état d’esprit général : « La Révolution débute au Minnesota ».
Source : www.nouvelobs.com
Conclusion : Nous suivrons cette actualité pour vous tenir informés.

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