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29 mars 2026Analyse : Cette actualité a retenu notre attention et mérite quelques remarques.
Selon notre équipe, l'article intitulé « Côte d’Ivoire: symposium sur une décentralisation qui a bien du mal à se mettre en oeuvre » mérite un regard attentif.
Points clés à connaître
En Côte d’Ivoire, la décentralisation revient dans le débat public. Un symposium s’est tenu au siège du Sénat, à Yamoussoukro, ces trois derniers jours (26-28 et 29 mars). Depuis 2003, les régions, les départements et les communes sont censées être impliquées, à des niveaux divers, dans la gestion des politiques de l’environnement, de l’Éducation, de la Santé et de la Culture, entre autres, mais en pratique, ce transfert de compétences reste inachevé, en raison du manque de ressources financières effectivement allouées aux collectivités locales.
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Avec notre correspondant à Abidjan, Benoît Almeras
L’argent est un thème majeur, comme le résume le sénateur Michel Benoît Coffi, l’un des modérateurs des débats : « l’argent est sans conteste la clef d’une politique de décentralisation réussie. »
Sur le papier, en effet, le budget 2026 prévoit 480 milliards de francs CFA pour les collectivités locales ivoiriennes. Plus de la moitié de ce montant – 255 milliards – provient de la redistribution des recettes fiscales partagées entre l’État, les entités décentralisées et d’autres organismes publics.
Trop tard
Cependant, la quote-part des collectivités est versée trop tard. C’est ce qu’indique Mamadou Cissé, sénateur (RHDP), ancien maire de Danané, qui intervient dans le symposium : « Je ne sais pas s’il y a une mairie qui a reçu les quotes-parts de l’État du premier trimestre. Aujourd’hui, c’est difficile de pouvoir même faire le budget de l’année en cours d’exercice. »
Selon le maire de Tiassalé, l’opposant Assalé Tiémoko, un total de 50 milliards de francs CFA n’auraient ainsi pas été redistribués aux collectivités locales en 2024 et 2025. Un argent manquant qui ne permet pas aux collectivités de financer leurs dépenses de fonctionnement ou leurs investissements selon Assalé Tiémoko.
Le ministère des Finances de Côte d’Ivoire dément. Les communes, régions et districts ont reçu, selon lui, plus de 95 % des ressources prévues en 2025.
Des budgets trop centralisés
Pour le sénateur (RHDP) Bakary Ouattara, les budgets sont encore trop centralisés à Abidjan, ce qui pose un autre problème : « Ces dotations budgétaires sont encore logées au niveau des ministères techniques, alors que l’objectif de la décentralisation, c’était de transférer les budgets aux collectivités locales pour qu’elles puissent avoir une autonomie financière. »
Bakary Ouattara qui préconise aussi une précision des compétences transférées aux différentes collectivités, pour plus d’efficacité à l’avenir.
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Source : www.rfi.fr
Conclusion : Notre équipe continuera à suivre l'évolution de cette actualité.

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