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Nos rédacteurs considèrent que « Emmanuel Grégoire élu maire de Paris, voici à quoi ressemble le nouveau Conseil de Paris » est un article à suivre.
Ce qu’il est utile de savoir
JULIEN DE ROSA / AFP
Emmanuel Grégoire a été officiellement élu maire de Paris ce dimanche 29 mars.
Nouveau maire pour une nouvelle ère ? Le socialiste Emmanuel Grégoire a officiellement pris la succession d’Anne Hidalgo dans le fauteuil de l’Hôtel de ville de Paris ce dimanche 29 mars, à l’issue du premier Conseil après les élections municipales. Tout comme ses nouveaux opposants.
L’édile socialiste de 48 ans, à la tête d’une liste d’union de la gauche sans LFI, a été élu par le nouveau Conseil de Paris où il dispose d’une large majorité, fort de son score de 50,5 % dimanche 22 mars. Après le vote solennel, il a ensuite échangé en privé avec Anne Hidalgo pour la passation de pouvoir. La fin officielle d’une relation politique où, après avoir été le premier adjoint de la maire de Paris, Emmanuel Grégoire est tombé en disgrâce. Absente pendant toute la campagne, Anne Hidalgo n’est réapparue qu’au soir du second tour pour remettre les clés de la ville à son successeur.
Voilà donc le cinquième maire de Paris à la tête d’une très confortable majorité de 103 élus sur les 163 sièges disponibles, soit dix de plus que pendant le mandat précédent. En face, les candidats des listes de Rachida Dati et Sophia Chikirou doivent se partager les soixante sièges restants.
· Lamia El Aaraje, première des 36 adjoints
Emmanuel Grégoire s’est choisi comme bras droit Lamia El Aaraje, déjà membre de l’équipe Hidalgo et leader de la section parisienne du PS. Il s’est entouré de 36 adjoints, parmi lesquels l’écologiste Anne-Claire Boux, numéro 2, qui sera chargé du dossier périscolaire, « priorité absolue » du nouveau maire. L’élu communiste Jacques Baudrier est lui reconduit au logement (n °3) tandis que l’écologiste Dan Lert est nommé aux Transports. Audrey Pulvar sera en charge des relations internationales et l’ex-Monsieur Jeux olympiques, Pierre Rabadan, arrive au Tourisme.
Conformément à l’accord noué dès le premier tour entre les socialistes, les écologistes et les communistes, ces différentes nuances de gauche ne formeront pas un groupe unique à la mairie. Après les socialistes, les Verts revendiquent la place de numéro 2 dans la majorité, forts de 36 élus, dont Lucie Castets, future maire du XIIe arrondissement (elle sera intronisée le 6 avril). Le groupe sera présidé par Marie-Pierre Marchand et Guillaume Durand. Les communistes ont aussi composé leur groupe, avec à leur tête Ian Brossat et Raphaëlle Primet.
· Grégoire veut une « gouvernance apaisée »
La campagne municipale a été rude pour le candidat socialiste, cerné sur sa gauche par l’insoumise Sophia Chikirou et sur sa droite par Rachida Dati. Mais Emmanuel Grégoire entend tourner la page. Au Parisien, il a confié avoir reçu « beaucoup de messages de félicitations de l’opposition », notamment de droite. « Je crois que l’on partage l’idée de nouer une relation de travail différente de celle qui a pu marquer ces dernières années, et qui était un peu éruptive. Je crois à une gouvernance apaisée », a-t-il déclaré.
Au-delà de l’opposition, Emmanuel Grégoire devra aussi composer avec les nuances écologistes et communistes de sa majorité. « Nous avons mené cette campagne ensemble dès le premier tour, avec beaucoup de respect et d’ambitions communes pour Paris. Nous allons poursuivre ce travail collectif, dans le respect des sensibilités de chacun », a-t-il promis. « Il y aura sans doute des moments de crispation », anticipe-t-il. Mais « mon travail est de les réguler et puis d’arbitrer. »
Le pari n’est pas gagné d’avance. Au-delà des orientations locales parfois clivantes, les premiers mois du mandat Grégoire risquent aussi d’être parasité par la préparation de la campagne présidentielle, où la gauche est divisée entre les tenants d’une union et ceux qui la rejettent. Comme un air de déjà avec le deuxième mandat d’Anne Hidalgo, marqué par des dissensions avec ses alliés écologistes lors de la présidentielle où elle était en concurrence avec Yannick Jadot.
· « Paris Liberté », « Paris apaisé » et Chikirou dans l’opposition
Ne cherchez pas Rachida Dati sur les images du premier Conseil de Paris de l’ère Grégoire, elle n’y était pas pour raisons familiales rapportent RTL et Le Parisien. Mais son groupe « Paris Liberté », coprésidé avec Grégory Canal, a bien été constitué. Il compte 32 membres (4 de moins que sous la mandature précédente), en majorité issus des Républicains comme Agnès Evren ou Nelly Garnier. S’y ajoutent quelques noms issus du parti Renaissance, comme le député Sylvain Maillard ou le ministre délégué Benjamin Haddad qui ont soutenu dès le premier tour la candidate LR contre leur parti qui a préféré Pierre-Yves Bournazel.
Le candidat Horizons, dont la liste a été fusionnée sous la contrainte, ne siégera au Conseil de Paris après son retrait à l’entre-deux-tours. Mais des membres de sa liste, élus grâce à la fusion avec la liste Dati, ont malgré tout réussi à constituer un groupe d’opposition de 11 conseillers. Nommé « Paris apaisé », il reprend le slogan de campagne de Pierre-Yves Bournazel et compte notamment dans ses rangs l’ex-secrétaire d’État Marlène Schiappa. Un troisième groupe distinct a aussi été constitué autour de Maud Gatel, représentante du MoDem et qui figurerait en 3e position sur la liste Dati du second tour.
Enfin, Emmanuel Grégoire devra composer avec un groupe d’opposition de gauche, menée par l’insoumise Sophia Chikirou. Baptisée « Nouveau Paris Populaire », il compte neuf élus parmi lesquels Céline Verzeletti, ancienne cadre de la CGT et Rodrigo Arenas, député France insoumise. « Nous sommes neuf élus d’opposition, de gauche, et nous serons l’équivalent de 90 élus en ressenti ! », a prévenu Sophia Chikirou. De quoi promettre, malgré la promesse d’Emmanuel Grégoire, de nouvelles passes d’armes dignes de l’époque Dati-Hidalgo.
Source : www.huffingtonpost.fr
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