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29 mars 2026« Je serai le maire de tous les Montpelliérains » : Michaël Delafosse, aux côtés de son 1er adjoint Sébastien Cote et de son équipe, prêt pour un nouveau mandat
Analyse : Cette nouvelle a été passée en revue par notre équipe.
Voici les éléments principaux de « « Je serai le maire de tous les Montpelliérains » : Michaël Delafosse, aux côtés de son 1er adjoint Sébastien Cote et de son équipe, prêt pour un nouveau mandat » pour nos lecteurs.
Ce qu'il faut connaître
Réélu maire au conseil municipal avec 53 voix sur 69 samedi 28 mars, Michaël Delafosse explique comment il aborde ce nouveau mandat.
Au lendemain de votre réélection maire de Montpellier, dans quel état d’esprit êtes-vous ?
J’éprouve une profonde reconnaissance à l’égard des Montpelliérains qui m’ont accordé leur confiance. Je les remercie chaleureusement. Je suis très mobilisé pour mettre en œuvre le programme pour lequel j’ai été élu. Plus que jamais je veux être le maire de tous les Montpelliérains car je suis très conscient du climat de divisions et de tension qui règne au niveau national.
Craignez-vous le recours en annulation des élections déposé par Rémi Gaillard pour la non-distribution de sa profession de foi ?
Tout le monde a le droit de déposer un recours. Il appartiendra aux juridictions compétentes de lui donner une réponse. Rémi Gaillard est un candidat comme un autre. Des gens ont reçu seulement sa profession de foi et pas les autres. Le verdict des urnes est extrêmement clair. J’ai l’honneur d’obtenir plus de 50 % des voix dans le cadre d’une triangulaire. Je suis le premier maire ainsi réélu à Montpellier depuis 2001.
L’équilibre entre « l’expérience et la frâicheur »
Avec un tiers de votre liste renouvelée, l’attribution des délégations a-t-elle été compliquée ?
Les adjoints ont été désignés samedi. Les délégations seront confiées un peu plus tard dans la semaine. Sébastien Cote sera le premier adjoint. Il a montré tout son sérieux et son engagement. D’anciens adjoints ne le seront plus, d’autres conserveront leur délégation, de nouveaux visages vont arriver. C’est un équilibre entre l’expérience et la fraîcheur. La liste a pris en compte la diversité de Montpellier. Pour la première fois, un Montpelliérain de culture gitane entre au conseil municipal. Beaucoup sont binationaux comme Adama Kanté, franco-sénégalaise, Nazim Sarica, chercheur et réfugié kurde, Sophiane Mansouria, très impliqué dans les quartiers populaires… et puis des militants engagés dans toutes les formations politiques.
Quels seront les prochains hommes et femmes sur lesquels vous vous appuierez ?
Je demanderai à Renaud Calvat de rester 1er vice-président de la Métropole. Je sais pouvoir compter sur Cyril Meunier et beaucoup de maires. Les habitants de la Métropole attendent des élus pleinement engagés sur le territoire, d’affronter les sujets, capables de dire oui ou non et à l’écoute. S’il y a des manquements dans l’engagement, je ne m’interdis pas de changer des délégations en cours de mandat.
Pourquoi ne pas l’avoir fait avec Hind Emad ou Roger-Yannick Chartier ?
C’était un premier mandat. J’ai appris. Je ne suis pas très coupeur de têtes. J’avais été très marqué par ce qui s’était passé durant le précédent mandat. C’est un immense honneur d’être élu. Ça commande un engagement rigoureux.
Qu’en est-il de vos proches collaborateurs ?
Olivier Nys, le DGS, a toute ma confiance. Clément Prunière reste mon directeur de cabinet, Alice Girardot ma cheffe de cabinet. Il y aura peut-être des mouvements dans les collectivités. Il y a une alternance à Nîmes. Mais on n’est pas dans une révolution de palais.
Votre DGS est régulièrement pris pour cible dans les réseaux sociaux. Comment l’expliquez-vous ?
Son rôle est de diriger l’administration. Ce n’est pas une tâche facile. Je lui ai demandé d’agir sur l’absentéisme, l’efficacité du service public territorial. Il est attendu sur ces enjeux. Mais aussi continuer à protéger et accompagner les agents.
Deux critiques ont été récurrentes durant la campagne : un manque de concertation et la main mise du PS sur la ville, les avez-vous entendues ?
Moi j’ai évité à la ville une main mise de La France insoumise. Cette accusation est aussi infondée que grossière, je pourrai la retourner. La majorité municipale est un rassemblement de la gauche. Je suis attentif, à la Métropole, à travailler avec l’ensemble des communes, qu’importe la sensibilité des maires. Le respect de la démocratie, c’est d’abord le respect de ses promesses. Je ne me dérobe pas. Je fais tous les ans des réunions de quartier à portée d’échanges. On va continuer. Des chantiers vont être ouverts à la concertation : l’aménagement des places de quartier, l’enquête publique sur le CSR, le référendum d’initiative citoyenne peut être activé si on le demande. On a fait une convention citoyenne sur l’IA. On a un engagement sur les addictions. On a fait une concertation sur Celleneuve, maintenant les habitants veulent la suite des projets. On va le faire sur Figuerolles. Le dialogue avec les associations, les comités de quartier se fait. Après concerter, ce n’est pas dire oui à tout le monde. Je retiens la phrase de Mendès-France comme un adage en politique : gouverner, c’est choisir.
Le nouveau visage de la Métropole, avec 14 élus apparentés à droite, va-t-il modifier votre gouvernance ?
Je vais aller à la rencontre de tous les maires de la Métropole dans leur mairie. C’est important de prendre ce temps pour voir comment la Métropole peut accompagner le programme sur lequel ils ont été élus. J’ai beaucoup de messages qui montrent l’envie de relever ensemble des défis du territoire : le mouvement économique, les mobilités, le traitement des déchets sur lequel nous sommes dans une impasse…
Après René Revol, qui portera la question épineuse des déchets et le projet de CSR ?
L’exécutif de la Métropole est à composer. Cela ne peut se faire avant de rencontrer tous les maires. Je peux vous dire que Renaud Calvat, réélu à 72 % à Jacou, ou M. Meunier à Lattes seront dans l’exécutif.
M. Miro, nouveau maire de Castelnau, a indiqué qu’il refuserait une vice-présidence.
C’est sa promesse. Je vais le rencontrer et on va parler de tout ça. Comment la Métropole accompagne Castelnau. Il faut bien mesurer tous les enjeux communs sur notre territoire.
Après la confusion entre LFI et PS pendant les municipales, quelle doit être la stratégie en vue de la présidentielle ?
J’ai récusé toute alliance avec LFI pour plusieurs raisons. LFI me combat depuis que je suis maire. Elle a voté contre la gratuité des transports, conteste mon engagement en faveur de la laïcité. Elle cherche à créer du conflit, moi j’apporte des réponses aux problèmes. Elle fait le choix de poser une candidature pour l’élection du maire plutôt que s’abstenir ou voter contre. Elle fait le choix d’affronter la gauche plutôt que l’extrême-droite. C’est incompréhensible. Il y a une dérive de cette formation. Muriel Ressiguier, une des premières députée insoumise, lui a tourné le dos.
Vous appelez à une « coalition arc-en-ciel », avec quelles composantes ?
Il faut sortir du débat, on est ou pas avec La France insoumise. Celui-là est réglé. On doit être capable de parler projets au pays, sur les questions d’emploi, de logement, de sécurité, de défense. J’invite cette coalition arc-en-ciel, c’est-à-dire les forces de progrès, à travailler ensemble pour que la France soit plus juste et plus forte.
Avec Renaissance ?
Je crois que Renaissance a fait le choix de s’allier avec la droite. Gabriel Attal a soutenu André Santini à Issy-les-Moulineaux. Par contre, des électeurs déçus d’Emmanuel Macron, il y en a beaucoup. Il faut travailler pour les rassembler pour déjouer un scénario inquiétant pour le pays. Sur la politique internationale, l’extrême droite est un danger.
Pourriez-vous incarner cette coalition au niveau national ?
(Rires) Incarner, moi ? Mon engagement est à Montpellier. Mais je serai dans ce débat national dans les mois et années qui viennent. Quand on a l’honneur d’être maire de Montpellier, on doit être une des voix qui compte. Je ne suis pas candidat, il y en a déjà tellement. Mais je serai présent.
Source : www.midilibre.fr
Conclusion : L’équipe éditoriale continuera à analyser les faits.

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