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29 mars 2026Analyse : Les rédacteurs ont identifié les éléments essentiels de cette actualité.
Selon notre équipe, l'article intitulé « l’enfer des malfaçons dans les constructions de maisons – franceinfo » mérite un regard attentif.
Points clés à connaître
Publié
Temps de lecture : 4min – vidéo : 4min
Certains propriétaires voient leur rêve se transformer en cauchemar. 25 000 sinistres pour malfaçon sont, chaque année, déclarés pour des maisons individuelles ou des appartements récents.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.
Quand Vincent Moreau veut monter dans les chambres de sa maison, il doit grimper sur une échelle car, à l’intérieur, son escalier n’a jamais été installé. « On a une structure d’escalier qui n’est pas aux bonnes dimensions pour monter. Aujourd’hui, on est obligé de monter par l’extérieur », indique le propriétaire. Il a fait construire, il y a quelques mois, une surélévation au-dessus de sa maison, mais l’entreprise a manifestement mal travaillé. « Tout est mal collé. L’enduit part en miettes. Il s’effrite, il y a juste à tirer dessus et tout part », constate-t-il, dépité.
À l’intérieur, tout est en chantier, car l’entreprise a fait faillite. L’expert qu’il a mandaté a relevé de nombreuses malfaçons comme les poutres censées soutenir la structure et le plancher, avec un risque majeur d’effondrement. Les tuyaux d’évacuation n’ont pas non plus été bien posés. « Il y a une légère pente, mais dans le sens inverse de l’évacuation », observe Vincent Moreau.
Cette surélévation semble peser trop lourd sur la maison. Quatre fissures sont apparues sur la façade. « Ça met en danger la maison, mais ça nous met en danger surtout », dénonce le propriétaire. Pour la famille, c’est une épreuve. « C’est déprimant, on en a marre. Et en plus, quand il pleut, il pleut aussi dans la maison, ça tombe ici », déplore la femme de Vincent Moreau.
Les propriétaires se sont regroupés avec 23 autres victimes de la même entreprise, comme Kevin Foucault. Lui a fait construire une maison neuve. Ensemble, ils se battent pour se faire indemniser même si cela va être long et éprouvant. « On a une personne du collectif qui a fait une tentative de suicide. On a des gens qui sont en arrêt de travail. Moi-même, je prends des cachets pour dormir parce qu’au bout d’un moment, ça s’agite en permanence. C’est quelque chose qu’on pense à longueur de temps. On vit dans ces endroits-là. Donc, à partir du moment où on est dedans, on y pense », alerte Kevin Foucault.
Nous avons essayé de contacter l’entreprise en faillite, en vain. Les malfaçons sont un cauchemar pour de nombreux Français. Chaque année, 25 000 sinistres sont déclarés aux assurances pour des maisons individuelles ou des immeubles récents. À Amiens (Somme), une résidence de 80 appartements, qui date de seulement cinq ans, voit déjà des dégâts apparaître au-dessus des balcons. Ce retraité, propriétaire depuis quelques mois, a découvert, après la vente, une infiltration importante. « C’est flagrant. Quand on a acheté au mois d’octobre, ce n’était pas comme ça. Alors, à chaque fois qu’il pleut, ça coule. Sauf que là, ça se répand sur les terrasses. Donc, il y a une infiltration », montre-t-il.
Il y a plusieurs fissures sur le mur extérieur et à l’intérieur de son appartement. C’est une catastrophe pour le retraité. « Si on veut revendre, comment on fait ? C’est un problème », regrette-t-il. Avec sa femme, il s’était résolu à vivre ici après des problèmes de santé. Cet appartement a coûté 230 000 euros, soit quasiment toutes leurs économies. « On a vendu notre maison pour acheter ici. On pensait avoir la paix, être tranquille. Et puis, on n’est pas tranquille parce que depuis qu’on est là, il y a des problèmes », constate-t-il.
De son côté, le syndic indique que des démarches ont été entreprises pour faire jouer l’assurance du constructeur. En 2024, les malfaçons ont coûté cinq milliards d’euros aux assurances.
Source : www.franceinfo.fr
Conclusion : Cette situation sera suivie de près par notre rédaction.

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