
Guerre au Moyen-Orient: l'Iran détruit un AWACS américain en Arabie Saoudite
29 mars 2026
Marché : Après avoir souffert depuis l’éclatement du conflit en Iran, perdant plus de 15%, l’or peut-il retrouver son lustre en Bourse?
29 mars 2026pour les maires battus après des années de mandat, un lendemain entre déception et soulagement
Analyse : Voici les faits principaux observés par nos rédacteurs.
Notre rédaction partage son avis sur les points importants de « pour les maires battus après des années de mandat, un lendemain entre déception et soulagement ».
Les points essentiels à retenir
Dans de nombreuses communes, les élections municipales de ces deux dernières semaines ont rebattu les cartes. Des maires, parfois installés depuis plusieurs mandats, ont été battus par des listes adverses. À Paris, en Gironde et en région parisienne, des édiles défaits confient à BFM la difficulté et aussi le soulagement de pouvoir reposer l’écharpe tricolore.
« Je suis encore dans ma mairie au moment où je vous parle », s’étonne presque Patrice Davet, maire sortant de La Teste-de-Buch (Gironde), quelques jours après le second tour des élections municipales au terme desquelles il a été largement battu par Thierry Gouaichault, candidat divers droite (32,79% contre 56,64% pour son adversaire).
À la tête de la commune depuis 2020, l’ex-maire LR de 68 ans ne siégera pas dans l’opposition. Il conservera toutefois son poste de conseiller départemental jusqu’en 2028. « Je laisse les clés de la mairie serein, à quelqu’un qui a presque la même sensibilité politique que moi. Je l’ai reçu ce matin, on a passé 1h30 ensemble, je lui fais confiance et je pense qu’il va être dans la continuité », espère l’élu de droite, qui se targue d’avoir laissé « la maison propre ».
« Vous y laissez beaucoup de plumes »
Aujourd’hui, le maire sortant voit « le verre à moitié plein ». « Heureux », il affirme être déjà passé à autre chose. « Mon bonheur c’est d’avoir été maire de la ville où j’ai grandi. Je me suis régalé, j’ai pris énormément de plaisir. Mais voilà j’ai été battu, c’est le jeu ». Désormais, Patrice Davet compte bien en profiter et prendre du temps pour lui et ses proches, d’autant que sa tête commençait à lui dire qu’il avait « fait le tour ».
« Vous savez j’ai compté, j’ai fait l’addition, 68 + 7 ans je sais combien ça fait », pointe-t-il.
« Au début ça va peut-être me faire bizarre mais j’irai courir, j’irai au marché et puis j’ai mon épouse, mes enfants », déroule l’ancien maire de cette ville de 29.000 habitants. « J’habite une région tellement belle: je vais enfin pouvoir aller en forêt, à la plage, je me suis aussi déjà projeté sur le marathon de Paris l’année prochaine, car j’ai la chance d’être encore en forme ».
Il regrette malgré tout la tournure prise par la campagne électorale, au cours de laquelle il accuse un de ses adversaires d’avoir tout fait pour le diaboliser, notamment à l’aide de montages vidéos en sa défaveur. « Certains voulaient ma tête à tout prix (…) Mais personnellement je sais que je laisse la ville en bon état ».
Cette défaite est, d’une certaine manière, aussi une forme de soulagement. « Vous êtes tout le temps sollicité, ça prend beaucoup sur la vie, vous y laissez beaucoup de plumes. Au point où mon épouse ne voulait même plus venir au marché avec moi parce que pour une salade il fallait trois heures », raconte-t-il encore.
« C’est aussi moins de vacances. Vous êtes toujours le portable à l’oreille, le soir quand vous rentrez votre tête est encore à la mairie. Vous êtes tout le temps pris. Si vous saviez le nombre de confrères qui en sont à leur 2e ou 3e mariage… », résume l’homme politique, que des administrés n’ont pas hésité à appeler pendant ses dernières vacances en Espagne pour une histoire de « toilettes bouchées ».
« 12 heures minimum par jour, week-end compris »
Au terme de deux mandats dans les beaux quartiers de Paris, la maire sortante du VIIIe arrondissement Jeanne d’Hauteserre (droite dissidente) se languit à l’idée de reprendre le sport, après avoir été largement battue au second tour des municipales, dont elle termine troisième avec 13,55% des voix derrière les 57,11% de Catherine Lécuyer (Changer Paris, ex-LR). Elle conservera cependant sa fonction de conseillère régionale.
Lorsqu’elle regarde dans le rétroviseur, difficile pour l’élue de ne pas penser aux longs mois de crise des gilets jaunes. Une période au cours de laquelle les rues, les boutiques et les monuments du VIIIe arrondissement, dont l’Arc de Triomphe et les Champs-Élysées, étaient devenus les cibles régulières de la colère des manifestants.
« Entre nous, il faut vraiment aimer ça: la majorité des maires qui sont investis font preuve d’un vrai dévouement. Il faut vraiment aimer les gens parce que la fonction de maire c’est 12 heures minimum par jour, week-end compris. J’ai adoré ça mais c’est vrai qu’il faut être hyper réactif ».
« C’était une période très mouvementée: j’étais sur les plateaux télé tous les week-ends, les administrés m’appelaient le vendredi (avant les manifestations hebdomadaires chaque samedi) pour savoir s’ils pouvaient se déplacer dans telle ou telle rue, quels risques ils encouraient, puis les enfants du quartier étaient très perturbés, au point où certains avaient peur des agents de la ville qui portaient des gilets jaunes ».
Jeanne d’Hauteserre se souvient des efforts qu’elle a dû déployer pour rétablir le dialogue et tenter de contenir l’escalade de violence, provoquée par une colère sociale. « On a fait avec mais ça a beaucoup perturbé la vie des habitants, beaucoup ont déménagé », regrette cette élue de droite.
L’ex-maire du VIIIe, elle-même habitante de l’arrondissement depuis 30 ans, quitte son poste sans amertume, bien qu’elle juge sa défaite « injuste ». « Il faut respecter le vote des électeurs, avec mon équipe nous partons la tête haute car en deux mandatures on a complètement transformé le 8e arrondissement, qui n’est pas n’importe quel arrondissement », commente cette femme de 72 ans, qui reconnaît en revanche avoir été désavantagée du fait d’être partie en campagne « tardivement » pour ces municipales, contrairement à son adversaire.
Jeanne d’Hauteserre admet aussi que l’affaire des 36.000 euros de frais dépensés pour « s’acheter des fringues » (une somme qu’elle a remboursée depuis) ne l’a pas aidée dans la campagne. « La phrase n’a pas été comprise que je l’entendais et je le regrette », assure-t-elle à BFM, mais « des gens sont aussi venus me dire qu’ils aimaient que je sois moi-même, naturelle et capable de parler de ça sur des plateaux télé ».
« Il ne faut pas le prendre comme un échec personnel »
Le maire sortant Patrick Farcy, lui-aussi, refuse de prendre personnellement sa défaite au premier tour des municipales de Villecresnes (Val-de-Marne), où il a remporté 35,47% des suffrages, contre 64,53% pour le candidat divers droite Stéphane Rabany. « Bien sûr que quand vous perdez, vous êtes déçu », reconnaît l’élu, qui était à la tête de la commune depuis 2020. « La première nuit a été difficile et le jour d’après, bizarrement, toute la charge mentale est retombée, je me suis senti allégé d’un poids. Comme si d’un seul coup ce n’était plus mon problème, plus mon affaire ».
L’ex-édile du Val-de-Marne admet qu’il a eu besoin d’un temps pour « accepter la défaite, s’y faire et se dire qu’elle fait partie de la vie politique ». « Il ne faut en aucun cas le prendre comme un échec personnel, c’est un aléa qui survient à un moment donné. Il faut garder en tête les impondérables, ce n’est en aucun cas un jugement sur la qualité ou la compétence d’une personne », développe l’ancien maire UDI.
Selon lui, sa femme et ses enfants sont « ravis » que la page se tourne enfin, bien qu’il conserve son poste de conseiller départemental. « J’avais des projets de voyages qui vont pouvoir se réaliser: on va partir en voyage au Canada en septembre. Puis je ne m’occupais pas beaucoup de mes petits enfants, le week-end j’étais souvent pris, maintenant c’est bon. Je suis passionné de jeux de société, je vais pouvoir me remettre à l’aquarelle et au théâtre. Ça me démangeait ».
À l’instar de ses confrères et consœurs, le maire de Villecresnes a néanmoins beaucoup aimé servir sa commune, bien qu’il souligne l’ingratitude de la tâche. « Il y a des choses qui m’ont beaucoup plu, comme mener des projets de transformation. Mais c’est vrai que c’est à peu près le même temps de travail que ce que je faisais auparavant en tant que directeur de magasin chez Orange. Vous ne comptez pas vos heures et puis les week-end sont aussi souvent mobilisés ».
D’autres aspects, au contraire, lui déplaisaient davantage. « Le côté le plus difficile du mandat, c’est d’écouter des récriminations sur des sujets qui sont vraiment des sujets d’intérêts personnels de type ‘ma rue mon trottoir’. C’est chronophage car la plupart du temps ce sont des récriminations d’ordre personnel », confie encore l’ex-maire de Villecresnes, commune de 10.000 habitants de la région parisienne.
Selon lui, les administrés oubleint souvent que les maires ont « un budget à respecter ». « Vous savez je suis intègre, moi. Je ne suis pas du genre à promettre des choses que je ne peux pas tenir financièrement », conclut-il, avec un « bon courage » à la nouvelle équipe municipale qui s’est déjà installée dans la mairie la semaine dernière.
Source : www.bfmtv.com
Conclusion : Les prochaines informations permettront de mieux comprendre les enjeux.

9999999
