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Quelques observations clés de notre rédaction sur « Pourquoi la primaire de la gauche pour 2027 est quasi-enterrée ».
Résumé à retenir
ROMAIN PERROCHEAU / AFP
Marine Tondelier et Olivier Faure le 26 janvier à Tours.
En dehors d’une poignée d’unionistes, plus personne ne croit encore à l’hypothèse d’une primaire de la gauche. Prévue le 11 octobre, elle n’a jamais provoqué un engouement très fort au sein du débat public, prise en tenaille entre les candidatures de Raphaël Glucksmann et de Jean-Luc Mélenchon. « La primaire est morte faute de combattants », reconnaît un socialiste, opposant interne d’Olivier Faure, auprès de l’AFP.
Selon ses partisans, la primaire est pourtant le seul moyen d’enclencher une dynamique et d’arriver unis à l’élection présidentielle de 2027. Un scénario rendu d’autant plus nécessaire selon eux que le Rassemblement national part favori. Dans les sondages, Jordan Bardella est en effet donné autour de 38 % au premier tour, ce qui constituerait un score inédit pour l’extrême droite. Plusieurs organisations de gauche plaident donc pour une sélection large, ouverte et massive : les Écologistes, Génération.s, l’Après, mais aussi Lucie Castets, l’ancienne candidate du NFP à Matignon devenue maire du XIIe arrondissement de Paris.
Vendredi, la chronique d’une tribune dans Libération a remis le sujet sur le haut de la pile. Pour les artistes et intellectuels Thomas Piketty, Vanessa Springora, Roger Martelli ou Étienne Balibar, « toutes les gauches doivent participer à la primaire du 11 octobre ». Selon eux, « une gauche divisée et éclatée en de multiples candidatures au premier tour a peu de probabilités de se retrouver au second ». Leur argument phare : « Une base politique commune existe déjà, même si elle doit être évidemment actualisée : c’est le programme du NFP adopté par les gauches et les écologistes, et qui a remporté les élections législatives » en 2024.
Problème : le Parti socialiste peine à définir une stratégie très claire sur sa participation (ou non) à cette primaire, et les Verts sortent considérablement affaiblis du scrutin municipal, où ils ont perdu de nombreuses grandes villes comme Bordeaux, Poitiers, Besançon ou Annecy. Pour ce qui est des socialistes, le Premier secrétaire Olivier Faure a promis que les militants trancheraient. Un vote interne est donc attendu d’ici l’été.
Même l’entourage de Faure doute
Mardi soir, il a fait l’objet de toutes les attaques lors d’un bureau national du Parti socialiste. Critiqué par ses opposants internes pour avoir laissé des candidats nouer des alliances localement avec La France insoumise, Olivier Faure a vu Boris Vallaud se retourner contre lui, contribuant à le mettre en minorité. Désormais, le Premier secrétaire n’a plus les mains libres.
Le courant représenté au sein du Parti socialiste par le maire de Rouen Nicolas Mayer-Rossignol préfère, quant à lui, un candidat issu de la social-démocratie pour les représenter en 2027, au sein d’une union incluant Raphaël Glucksmann et Bernard Cazeneuve.
Fait notable : certains des proches d’Olivier Faure commencent à reconnaître publiquement que la primaire n’est peut-être pas le meilleur chemin pour l’emporter. Ainsi le président du conseil départemental de Haute-Garonne Sébastien Vincini explique-t-il auprès du Monde y être désormais opposé. Une primaire constituerait, selon lui, « une compétition à ciel ouvert », « une course à la différenciation » qui serait « mortifère ». « Cela n’a plus de sens aujourd’hui ». « Personne ne croit plus beaucoup à la primaire », concède le président du conseil national du PS Luc Broussy, lui aussi proche d’Olivier Faure, auprès de l’AFP.
Ruffin et Autain lâchés ?
En abandonnant l’idée de la primaire, le PS lâche aussi ses partenaires en rase campagne. François Ruffin et Clémentine Autain, qui ont besoin d’une primaire pour exister médiatiquement et pour disposer d’un appui financier, logistique et militant qu’ils n’ont pas, sont un peu démunis.
Alors ils redoublent d’efforts pour appeler les socialistes à la raison. L’un et l’autre ont lancé des appels façon Baron noir (du nom de la série de Canal+). Pour François Ruffin, c’est « Déconne pas la gauche », une plateforme en ligne censée recueillir des milliers de signatures pour mettre la pression sur les partis. Pour Clémentine Autain, c’est « Il faut arrêter les conneries », un appel à mettre fin « à la guerre des gauches ».
En réalité, toute cette agitation sonne un peu dans le vide. « Si les socialistes ne viennent pas, ils plombent la primaire c’est sûr », admet Marine Tondelier. Publiquement, les Écologistes se disent prêts à aligner leur propre candidat si le PS abandonne la primaire. Ils l’ont prouvé à plusieurs reprises : en 2002, en 2012 et en 2022, les Verts sont partis sous leurs propres couleurs à la présidentielle. Mais en off, certains proches de la secrétaire nationale affirment qu’elle a besoin de cette primaire pour trouver un élan. « Sa stratégie présidentielle est toute bâtie sur la tenue de cette compétition », écrit Politico ce vendredi, qui cite un cadre écolo : « Marine Tondelier est très inquiète parce qu’elle sait que la primaire ne vaut que s’il y a le PS ». La date du 11 octobre restera-t-elle cochée longtemps dans les agendas ? Peut-être pour l’exécution du processus.
Source : www.huffingtonpost.fr
Conclusion : Notre équipe restera attentive aux prochains développements.

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