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29 mars 2026«Rumeurs et bruits de pontons» ou «omerta» ? Le navigateur Kévin Escoffier jugé à Lorient pour quatre agressions sexuelles
Analyse : Un résumé des points clés mis en avant par notre rédaction.
Notre équipe propose une synthèse des informations de « «Rumeurs et bruits de pontons» ou «omerta» ? Le navigateur Kévin Escoffier jugé à Lorient pour quatre agressions sexuelles ».
Éléments à garder en tête
Le célèbre skipper est mis en cause par quatre plaignantes pour des agressions sexuelles qui se seraient produites à travers le monde, de Melbourne à Lorient. Lui conteste fermement les accusations.
Figure de la course au large, voilà trois ans que Kévin Escoffier a été emporté par la vague #MeToo. Le skipper breton, aujourd’hui âgé de 45 ans, comparaît ce lundi devant le tribunal correctionnel de Lorient pour des agressions sexuelles sur quatre femmes qu’il aurait commises en France ou à l’étranger entre 2017 et 2023. S’il a admis avoir été par le passé un «dragueur», le navigateur a toujours clamé son innocence.
«Un incident présumé»
Le premier acte de cette affaire s’est noué de l’autre côté de l’Atlantique, à Newport, sur la cote est des États-Unis. Au printemps 2023, Kévin Escoffier participe pour l’équipage suisse du voilier PRB-Holcim à l’Ocean Race, une course autour du monde avec escale. Mais «à la suite d’un incident présumé lors de l’escale de Newport», le Malouin annonce se retirer de la course à la surprise générale. Dans la foulée, le skippeur fait l’objet d’un signalement de la Fédération française de voile (FFV) auprès de la cellule «violences sexuelles» du ministère des Sports, pour des faits qui se seraient produits sur le sol américain.
Il concerne le récit d’une jeune femme d’une trentaine d’années, alors chargée de la communication pour l’équipage suisse à propos d’une agression sexuelle qui serait survenue un soir dans un pub de Newport, alors que Kévin Escoffier était sous l’emprise de l’alcool. «De nombreuses rumeurs inexactes ont circulé dans les médias. À l’heure actuelle, aucun témoignage, ni élément concret n’ont été recueillis», assure alors l’entourage du navigateur.
«Un ensemble d’éléments croisés et recoupés»
Une enquête judiciaire est ouverte en juillet 2023 par le parquet de Paris qui transfère ensuite les investigations à celui de Lorient, compétent territorialement. L’enquête a depuis permis d’identifier d’autres plaignantes et c’est au total quatre femmes qui déclarent avoir été victimes d’agressions sexuelles de la part du navigateur aux quatre coins du globe: à Newport, Lorient, au Brésil ou encore à Melbourne, en Australie. Au moins une partie des faits auraient été commis alors que le skipper était en état d’ébriété, selon des témoignages.
«Compte tenu du faisceau d’indices porté à sa connaissance», la Fédération française de voile (FFVoile) a été contrainte de suspendre l’intéressé de toute compétition pour 18 mois dès octobre 2023. Elle lui a également retiré sa licence pendant cinq ans, avant d’annuler ces mesures en mars 2024 en raison d’un «vice de procédure». Dans un entretien dans les colonnes du quotidien Le Monde, le marin tentait de défendre son innocence: «Oui, je suis un dragueur. Et cet étalage m’a coûté mon couple et a fait exploser ma famille. J’en porte l’entière responsabilité, mais cela relève de la vie privée, et je ne comprends pas l’amalgame avec les faits reprochés aujourd’hui.»
En parallèle, Le Canard Enchaîné a été poursuivi en diffamation par le skipper pour un papier évoquant l’agression présumée de Newport et un «#MeToo de la Voile». Le journal satirique a toutefois été relaxé en mai 2025 par le tribunal correctionnel de Paris qui a estimé que l’enquête reposait «sur un ensemble d’éléments croisés et recoupés». Lors de cette audience, la première plaignante a été citée comme témoin et elle a raconté à la barre comment, alors qu’elle cherchait son équipe dans le bar, elle avait rencontré Kévin Escoffier. Tandis qu’elle s’apprêtait à une accolade avec le skipper, celui-ci lui aurait «pressé les seins avec ses mains». «Il commence à me palper une fesse, puis l’autre», «et sa main commence à remonter sous mon t-shirt».
L’avocate qui représente l’une des plaignantes, Me Caroline Toby souligne au Figaro que «si ce procès a lieu aujourd’hui, c’est parce que ma cliente a été la première à dénoncer les agressions sexuelles qu’elle a subies. Son courage a rendu cette action en justice possible. Il convient désormais de laisser la justice faire son travail qui permettra de faire toute la lumière sur les faits dénoncés par elle et d’autres plaignantes». De son côté, l’avocate du navigateur Me Virginie Le Roy, répète que son client «réfute tout acte d’agression sexuelle. Il réserve ses explications au tribunal et combattra ces accusations avec fermeté ainsi que l’enquête totalement déloyale et partiale qui fonde les poursuites, qui n’est faite que de rumeurs et de bruits de pontons.»
«Tout le monde sait, tout le monde se tait»
Avant même l’ouverture du procès, des collages militants sont apparus sur les murs de l’ancienne base sous-marine de Lorient: «Escoffier: tout le monde sait, tout le monde se tait.» Le site Lorient – La Base accueille toutes les activités liées à la course au large. La défense du navigateur a depuis condamné cette «campagne d’affichage sauvage», déplorant des inscriptions «jusque devant l’école de sa fille». Elle souligne «qu’il demeure présumé innocent». Le collectif féministe NousToustes organise un rassemblement lundi après-midi devant le palais de justice de Lorient pour «soutenir toutes les victimes, celles qui parlent et celles qui ne parlent pas». Les militantes appellent à stopper «l’omerta» et «briser le silence sur les violences qui règnent sur le milieu de la course au large et plus largement du monde de la voile».
Ingénieur naval et issu d’une famille de marins, Kévin Escoffier était, avant les révélations, l’un des meilleurs navigateurs de sa génération. En 2005, il s’est fait connaître en remportant la Transat Jacques Vabre aux côtés de son père, avant d’arracher la victoire lors de plusieurs courses en équipages dont le Trophée Jules Verne en 2012. Il bascule ensuite en solitaire, et son sauvetage in extremis lors du Vendée Globe 2020 par le navigateur Jean Le Cam, après plusieurs heures en mer, a marqué les esprits du public. «Vous voyez les films sur les naufrages ? C’était pareil en pire !», témoignait à l’époque le Malouin. Depuis les révélations, il n’a plus participé à aucune course au large. Il encourt désormais cinq ans de prison et 75.000 euros d’amende.
Source : www.lefigaro.fr
Conclusion : La rédaction suivra cette actualité pour vous fournir un point de vue complet.

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