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30 mars 2026Reuters.com
30 mars 2026Analyse : L'équipe éditoriale a examiné cette actualité et partage son point de vue.
Un point rapide sur l'article « comment éviter que certaines communes se transforment en désert bancaire ? – franceinfo » selon nos journalistes.
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Prendre sa voiture et faire des kilomètres pour tirer de l’argent liquide : vous l’avez sûrement vécu. Il faut dire que le nombre de distributeurs ne cesse de baisser : 11 000 ont fermé depuis 2020 dans tout le pays. Comment éviter que nos communes se transforment en déserts bancaires ?
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.
À Faux-la-Montagne (Creuse), 500 habitants, il n’y a aucune banque, ni distributeur de billets, alors, quand on ne peut pas payer par carte, comme auprès d’un producteur de légumes, les espèces sont encore indispensables. Et quand on n’en a pas, certains font un chèque, même pour quelques euros. Pour aller retirer, les habitants n’ont pas d’autre choix que de prendre la voiture. Véronique Decker doit faire 12 km sur une route de campagne pour se rendre au distributeur le plus proche. « Après 18 minutes de route, nous voici arrivés à La Poste », lance-t-elle. Elle n’hésite pas à retirer de grosses sommes. « Je retire de l’espèce pour une semaine ou deux. Je vais retirer quand même un peu plus pour ne pas avoir à le faire à chaque fois. »
Le nombre de distributeurs de billets ne cesse de baisser. Ces six dernières années, 11 000 automates ont fermé à travers le pays. En cause notamment : le coût de fonctionnement pour les banques. Chaque distributeur coûte jusqu’à 32 000 euros par an. Alors, trois d’entre elles, BNP Paribas, la Société Générale et le Crédit Mutuel, se sont associées pour créer un note de retrait unique nommé Cash Service.
À Peypin (Bouches-du-Rhône), un distributeur sera bientôt installé, sept ans après la disparition du dernier guichet. La commune devra débourser 20 000 euros pour la construction d’un local, mais le maire l’assure : le coût de fonctionnement sera quasi nul dès 500 retraits par mois. « Pour moi, c’est un service public qui se justifie et la commune est là pour satisfaire les administrés. La demande est forte : les administrés, les touristes, les commerçants », énumère Frédéric Gibelot, maire (SE) de Peypin (Bouches-du-Rhône). À côté du futur point de retrait, une boulangerie attend son installation avec impatience. « C’est une excellente nouvelle », se réjouit Livio Carotenuto, boulanger.
En Vendée, Saint-Vincent-sur-Jard a sauté le pas l’été dernier. Un guichet Cash Service a remplacé l’ancien distributeur. Les clients des trois banques partenaires peuvent y retirer sans frais. Les petits achats se font pour beaucoup dans une supérette située juste en face. Pour le gérant, la présence d’un distributeur en centre-bourg est indispensable à la vie de la commune. « Si demain il nous enlève le distributeur, les clients iront chercher de l’argent ailleurs et iront faire leurs courses en même temps et ils ne s’arrêteront plus chez nous », explique Bertrand Lanoë, gérant de la supérette de Saint-Vincent-sur-Jard. Si la carte bancaire est devenue le moyen de paiement privilégié des Français, près d’une transaction sur deux s’effectue encore en argent liquide.
Banque de France : État des lieux de l’accès du public aux espèces en France métropolitaine. Rapport annuel 2024 du Comité National des Moyens de Paiement (CNMP) sur l’actualisation de l’état des lieux de l’accès aux espèces sur le territoire métropolitain publié le 24 juillet 2025
Liste non exhaustive
Source : www.franceinfo.fr
Conclusion : Cette information sera réévaluée à mesure que de nouveaux éléments apparaissent.

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