
la ministre des Sports calme le jeu pour les épreuves de glace à Nice après la passe d’armes entre Ciotti et Muselier
30 mars 2026Reuters.com
30 mars 2026Dans les coulisses du concours Job chef à Lézignan-Corbières pour mettre un pied en cuisine et revenir à l’emploi
Analyse : Cette actualité a retenu notre attention et mérite quelques remarques.
Nos journalistes proposent un aperçu de l'article « Dans les coulisses du concours Job chef à Lézignan-Corbières pour mettre un pied en cuisine et revenir à l’emploi ».
À ne pas oublier
L’Union des métiers de l’industrie de l’hôtellerie et France travail ont organisé, dans les cuisines du CMA Formation (CFA) de Lézignan, un concours symbolique : Job chef. Son but : remettre le pied à l’étrier à des personnes éloignées de l’emploi mais aussi pourvoir en main-d’œuvre un secteur en tension. Au total, une dizaine de candidats vont pouvoir suivre une formation certifiante.
« C’est une très bonne idée ». Le sous-préfet de Narbonne, Thierry Mailles, ne manquait pas d’éloges, ce lundi matin, dans les locaux du CFA formation. C’est là, en effet, que se tenait le concours Job chef, organisé depuis maintenant quatre ans par l’Union des métiers de l’industrie hôtelière (UMIH) de l’Aude et France travail. Le concept est simple : « Nous proposons régulièrement des événements auxquels les demandeurs d’emploi peuvent s’inscrire, explique Ingrid Brison, conseillère France travail pro. L’idée est d’organiser un concours à destination de personnes éloignées de l’emploi intéressées par la cuisine à la maison mais sans avoir osé franchir le pas professionnellement. Nous les recevons pour une réunion d’information collective et une séance de valorisation en image professionnelle leur permettant de garder confiance en soi. Ensuite, nous leur transmettons une fiche technique avec les ingrédients et elles élaborent la recette qu’elles souhaitent chez elles avant de la mettre à exécution dans des cuisines professionnelles. Elles peuvent ainsi les confronter à celles de leurs concurrents ».
C’est un vrai moteur, un challenge.
Ce lundi matin, ils étaient ainsi dix candidats à s’affronter amicalement pour élaborer un plat à base de poulet, tomates, chair à saucisse, champignons, courgettes, pommes de terre, carottes, épices… Pendant trois quarts d’heure, à tour de rôle, ils ont épluché, émincé, taillé, blanchi, poêlé, dressé leurs plats avant de les faire déguster par un jury : « C’est un vrai moteur, un challenge qui débouche tout de même pour tous les candidats participant, à une formation certifiante de commis de cuisine financée par la Région, souligne Axelle Berger, responsable d’équipe à France travail Narbonne. Une formation qui commence le 7 avril : ce qui veut dire qu’ils seront disponibles pour la saison estivale ».
Un argument qui, on s’en doute, satisfait pleinement Thierry Deniau, président de l’Union des métiers de l’industrie hôtelière (UMIH) de l’Aude à l’origine de ce concept lancé il y a quatre ans à Castelnaudary : « J’ai initié ce rendez-vous devant le manque criant de personnels dans l’hôtellerie-restauration. D’abord dans l’Aude, puis nous l’avons étendu à toute l’Occitanie. Et ça marche ! L’an passé, sur 160 personnes ayant participé au concours, 140 ont trouvé un emploi. Ce sont des gens qui ne sont pas issus de la restauration et que l’on peut convaincre de nous rejoindre. Ici, on cherche avant tout du savoir-être : le savoir-faire, on le leur transmet ensuite ».
Hervé Proisy, faisait partie des dix candidats présents. Commercial dans les produits d’hygiène, il s’est laissé tenter par le concours : « J’ai proposé un poulet sauce moutarde avec des champignons, des pommes de terre, des courgettes et une petite tomate farcie à côté. C’était une bonne expérience, même si on perd un peu ses repères étant donné qu’on n’est pas à la maison. J’aime beaucoup la cuisine, j’ai même initié mes enfants : mon fils est chef cuisinier. Je pense avoir raté mon plat mais on était avec des gens sympa, c’est là l’essentiel ».
Pour la petite anecdote, c’est Fatma Dahmane qui est ressortie vainqueur de ce concours. Un concours où tout le monde a gagné une formation. L’an passé, Delphine Boone y avait participé et avait ouvert, peu de temps après à Narbonne, son propre restaurant, « Ma folle de sœur ». Chapeau !
Source : www.lindependant.fr
Conclusion : Cette situation fera l’objet d’une observation continue de notre rédaction.

9999999
/2026/03/30/69cac0490be3a196044952.jpg?w=960&resize=960,750&ssl=1)