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30 mars 2026Analyse : Un rapide aperçu de cette information selon nos journalistes.
Voici les éléments principaux de « En retirant le drapeau européen, ce maire RN fait ressurgir ses 300 000 euros d’aides » pour nos lecteurs.
Points essentiels
VALENTINE CHAPUIS / AFP
Christophe Barthès, maire de Carcassone, photographié le 29 mars (Photo by Valentine CHAPUIS / AFP)
C’est une constante chez plusieurs partis politiques en voie d’implantation territoriale : la tentation de faire des villes des laboratoires n’est jamais loin. Au Rassemblement national, où le souvenir douloureux du fiasco des années 90 est toujours vivace, la volonté d’injecter de fortes doses d’idéologie dans la gestion municipale avait plutôt reculé ces dernières années, à la faveur de la « normalisation » promue au niveau national.
Mais la progression observée par le parti lepéniste aux dernières municipales l’expose mécaniquement aux polémiques. Illustration avec ce geste du nouveau maire RN de Carcassonne Christophe Barthès. Ce dimanche 29 mars, l’édile fraîchement élu s’est filmé en train de retirer le drapeau européen du fronton de sa mairie.
« Dehors les drapeaux européens », a-t-il commenté, en publiant les images de cette mise en scène sur les réseaux sociaux. Par ce geste symbolique, l’élu d’extrême droite entend renouer avec le logiciel souverainiste du parti lepéniste, qui plus est dans une région viticole où le libre-échange instauré par l’UE n’a pas forcément bonne presse. Un bon coup de la part de Christophe Barthès ? Pas forcément.
Car en plus de réveiller les procès en europhobie souvent instruits à l’encontre du parti de Jordan Bardella, et de rappeler les condamnations en première instance de Marine Le Pen et d’autres cadres dans l’affaire des assistants parlementaires au Parlement européen, l’élu RN, à la tête d’une importante exploitation viticole, a aussi attiré l’attention sur sa propre société.
Près de 300 000 euros d’aides
Car comme le montrent certains documents consultables en ligne et déterrés par plusieurs internautes, Christophe Barthès n’a pas l’air de vouer une haine viscérale à l’égard des institutions européennes lorsqu’il s’agit de sa trésorerie. Dans le détail, l’EARL Barthès, c’est-à-dire la société civile à objet agricole dont il est le gérant, a perçu beaucoup d’argent au titre de la Politique agricole commune (PAC) de l’UE.
Notamment, comme on peut le constater ici, 143 281,22 euros entre 2010 et 2012. Une somme à laquelle il faut ajouter ce que cette même société a perçu sur la période allant de 2015 à 2025 : 147 070 euros. En cumulé, sur ces seules périodes, l’exploitation gérée par Christophe Barthès a donc touché près de 300 000 euros d’aides européennes.
Sachant qu’il manque à ce pactole rondelet les exercices 2013 et 2014, sur lesquels Le HuffPost n’a pas réussi (à ce stade) à mettre la main. En revanche il est facile de retrouver tout ce que l’UE a mobilisé pour la ville que vient de conquérir Christophe Barthès, comme ici un plan à 11,7 millions d’euros pour l’aéroport. Ou ici, plus de trois millions d’euros pour le Centre Hospitalier de Carcassonne. Au nom de l’ostension de ses convictions antieuropéennes et de la cohérence politique, Christophe Barthès refusera-t-il de tels financements à l’avenir ? Son passif à l’égard des aides européennes laisse plutôt penser le contraire.
Source : www.huffingtonpost.fr
Conclusion : Nous restons attentifs à cette actualité et à son évolution.

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