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Nos rédacteurs mettent en avant les points clés de « Ethereum pourrait dépasser Bitcoin d’ici 2030 selon Standard Chartered ».
Points clés à connaître
16h00 ▪
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Standard Chartered vient de lâcher une prévision qui tranche avec le pessimisme ambiant : Ethereum à 40 000 dollars d’ici 2030, avec une surperformance nette face à Bitcoin. De quoi surprendre, alors qu’ETH enchaîne les mauvaises nouvelles. Pourtant, derrière ce chiffre se cache une revue solide, et des arguments qui méritent qu’on s’y attarde.

En bref
- Standard Chartered prédit un Ethereum à 40 000 $ d’ici 2030, contre environ 2 059 $ aujourd’hui.
- Geoffrey Kendrick estime que le ratio ETH/BTC pourrait passer de 0,03 à 0,04 dès cette année.
- La tokenisation et les stablecoins seraient les principaux moteurs de cette hausse.
Standard Chartered relance le débat sur l’avenir d’Ethereum face à Bitcoin
Cette prévision émane de Geoffrey Kendrick, responsable mondial de la recherche sur les actifs numériques chez Standard Chartered.
Lors d’un entretien accordé à Milk Road, il a défendu une conviction forte : Ethereum devrait capter l’essentiel de la prochaine vague d’adoption institutionnelle, portée par la tokenisation des actifs réels, l’essor des stablecoins et le transformation d’une DeFi progressivement encadrée par la réglementation.
Pour Kendrick, l’engouement des institutions pour Ethereum ne relève pas d’un simple effet de mode. Il s’explique avant tout par la solidité de son infrastructure. La couche principale du réseau n’a jamais connu d’interruption majeure, un critère décisif pour des acteurs soumis à de strictes exigences de sécurité et de continuité opérationnelle.
Il cite BlackRock en exemple : le géant de la gestion d’actifs privilégie en premier lieu un déploiement sur le réseau principal Ethereum, avant d’envisager une extension vers d’autres blockchains ou des solutions de seconde couche.
Il met également en avant un indicateur clé : le ratio entre les frais générés par le protocole et sa capitalisation boursière. Plus l’activité on-chain s’intensifie, plus ce ratio progresse, et plus le prix de l’ETH devrait logiquement suivre. Aujourd’hui, le ratio ETH/BTC tourne autour de 0,03. Kendrick anticipe un passage à 0,04 d’ici la fin de l’année.
À horizon 2030, ses projections sont sans ambiguïté : bitcoin à 500 000 dollars, Ethereum à 40 000 dollars. Soit une surperformance relative notable pour ETH face au leader historique du marché.
Tokenisation et DeFi, les deux moteurs qui pourraient tout changer
Le cœur de la thèse de Geoffrey Kendrick repose sur la tokenisation des actifs. Aujourd’hui évalué à environ 300 milliards de dollars, le marché des stablecoins pourrait atteindre 2 000 milliards dans les prochaines années.
La logique qu’il défend est implacable. Une entreprise qui adopte les stablecoins pour leur rapidité et leur disponibilité 24h/24 n’aura aucun intérêt à laisser le reste de sa trésorerie dans des infrastructures bancaires lentes. La migration vers la blockchain s’opérera donc progressivement, mais à une échelle massive.
Les fonds monétaires tokenisés illustrent déjà cette transformation. Encore marginaux avec environ 10 milliards de dollars aujourd’hui, ils pourraient atteindre 750 milliards d’ici fin 2028. Même trajectoire pour les autres actifs tokenisés : leur valorisation pourrait bondir de 40 milliards à 2 000 milliards de dollars sur la même période.
Dans ce contexte, Ethereum s’impose comme l’infrastructure naturelle de cet écosystème en construction. Si le cadre réglementaire continue de s’éclaircir, une convergence entre finance traditionnelle et DeFi devient crédible.
Cependant, le scénario reste loin d’être acquis. Ethereum fait face à plusieurs vents contraires. Les ETF spot ont vu leurs actifs sous gestion chuter d’environ 65 % depuis octobre 2024.
Par ailleurs, sur Polymarket, une majorité de parieurs anticipe désormais qu’Ethereum pourrait perdre sa deuxième place au profit de Tether dès 2026. À cela s’ajoutent des fragilités techniques préoccupantes : un ratio de levier à des niveaux records et un objectif baissier autour de 1 250 dollars en cas de rupture de support.
En somme, le paradoxe est saisissant : les stablecoins que Kendrick présente comme le principal moteur de la hausse d’ETH sont précisément ceux qui, aujourd’hui, gonflent la capitalisation de Tether et fragilisent la position d’Ethereum dans le classement. La grande question de 2030 se joue peut-être dès maintenant.
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Source : www.cointribune.com
Conclusion : Les faits continueront d’être suivis pour fournir une analyse complète.

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