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30 mars 2026Reuters.com
30 mars 2026« Financièrement, nous ne le pouvons pas », estime Geoffroy Didier, vice-président des LR – franceinfo
Analyse : L'équipe examine cette actualité et partage son avis global.
Nos rédacteurs mettent en avant les points clés de « « Financièrement, nous ne le pouvons pas », estime Geoffroy Didier, vice-président des LR – franceinfo ».
Points saillants
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Temps de lecture : 4min – vidéo : 21min
Geoffroy Didier, vice-président des LR, était l’invité de “Tout est politique”. Il répondait aux questions des journalistes de France Info notamment sur les aides ciblées face à la montée des prix du carburant en France.
Ce texte correspond à la retranscription d’une partie de l’interview ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour regarder l’entretien en intégralité.
France Info : L’actualité du jour, ce sont les aides annoncées par le gouvernement à ceux qui sont en première ligne face à l’augmentation des prix du carburant. Dans un premier temps, le gouvernement nous avait dit qu’il était dans l’attente et l’observation. Et maintenant, 600 millions vont être débloqués. Qu’est-ce que vous dites ce soir ? Il fallait le faire, il fallait aider de manière ciblée ceux qui souffrent le plus de la situation ?
Geoffroy Didier : Oui. Ce sont des aides ciblées qui sont utiles parce que beaucoup de Français, d’entreprises souffrent de ce qui se passe aujourd’hui au Proche-Orient. Cela va aider les transporteurs routiers, les agriculteurs, les pêcheurs. En réalité, nous sommes obligés de cibler les aides. Si nous n’avions pas fait n’importe quoi pendant des années, avec les dettes qui augmentent, des chiffres vertigineux, alors nous pourrions faire comme dans certains pays européens et aider de manière un peu plus importante. Je vois que le Rassemblement national (RN) demande une baisse de la TVA, je vois que La France insoumise demande aussi une baisse de la fiscalité. Ils sont gentils, mais en réalité, nous ne le pouvons pas. C’est-à-dire que nous ne sommes pas ici pour faire des chèques en bois.
France Info : Vous aviez soutenu à l’époque chez Les Républicains (LR) la baisse des 15 centimes ?
Geoffroy Didier : Nous allons regarder la réalité en face. La dette publique a augmenté de 5 000 euros par seconde. Sur une demi-heure d’émission, la dette publique aura augmenté de 30 millions d’euros. On ne peut pas promettre monts et merveilles aux Français.
France Info : C’est la faute des Français ou des responsables politiques ?
Geoffroy Didier : C’est la faute des responsables politiques. C’est aussi la faute d’Emmanuel Macron. Il a fait exploser la dette et le Covid a bon dos. Bien sûr, il fallait faire ce qu’il fallait faire pendant la pandémie. Mais s’il avait maîtrisé la dette avant le Covid, là, tout était justifié. Mais aujourd’hui, nous nous retrouvons dans une situation inextricable et ne pas cibler les aides, laisser des aides à tout le monde, ce serait vraiment une erreur politique. Même si, je pense à tous ceux pour qui l’essence est trop chère aujourd’hui. Mais il faut à ce stade cibler les agriculteurs, les transporteurs routiers, les pêcheurs.
France Info : Et vous pensez qu’on a réagi suffisamment vite ou finalement insisté sur le donnée qu’on ne puisse rien faire au début et qu’au final, des aides finissent par arriver, une première aide et puis après une seconde… etc. Est-ce que vous pensez que cela va susciter la colère des personnes qui pensent que faire pression leur permettra d’obtenir quelque chose ?
Geoffroy Didier : C’est souvent ainsi en France. La pression va se poursuivre et peut-être même s’amplifier. Je crois que les Français sont intelligents et qu’on peut leur dire les choses, qu’on peut leur avouer la vérité et leur parler de la dette. D’ailleurs, je salue François Bayrou. Lorsqu’il était Premier ministre, il a alerté les Français sur le niveau de la dette. C’était responsable de sa part. Tous les responsables politiques doivent tenir un discours responsable.
France Info : Nous n’allons pas plus loin, c’est ce que vous dites ce soir, vous dites que nous sommes au maximum ou qu’il faudra quand même continuer à réfléchir et à examiner certaines situations ?
Geoffroy Didier : J’aimerais qu’on puisse aider davantage. J’aimerais que nous puissions aider davantage mais on ne le peut pas. Financièrement, nous ne le pouvons pas. Ou alors que l’on nous dit où est-ce qu’on réalise des économies ? Où est-ce qu’on réalise des économies budgétaires ? Les dépenses sociales aujourd’hui nous empêchent d’avoir des marges de manœuvre financières. Le budget équivaut à une augmentation de 23 milliards d’euros des impôts. (…) Tant que nous n’aurons pas le courage de faire des dépenses en moins, notamment sur les dépenses sociales, toute aide supérieure à ce qui aujourd’hui était décidé et ciblé serait un chèque en bois qui desservirait les Français et surtout nos enfants et nos petits-enfants ensuite.
Source : www.franceinfo.fr
Conclusion : L’équipe continuera à observer la situation pour mieux informer nos lecteurs.

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