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30 mars 2026Flambée des prix des carburants : faut-il vraiment franchir la frontière pour faire le plein dans les stations low-cost espagnoles ?
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Notre équipe met en lumière les éléments clés de « Flambée des prix des carburants : faut-il vraiment franchir la frontière pour faire le plein dans les stations low-cost espagnoles ? ».
Points saillants
Les carburants low-cost séduisent de plus en plus d’automobilistes en Espagne. Pourtant, les idées reçues restent tenaces : ces essences à prix cassé sont souvent accusées d’être moins bonnes pour le moteur.
La Jonquera, ses alignements de grandes surfaces, son tabac à prix cassés, ses bordels et ses stations-service… Depuis que les prix des carburants flambent à cause de la guerre au Moyen-Orient, les véhicules immatriculés 66 affluent de l’autre côté des Pyrénées. Et plus encore depuis le 22 mars, date à laquelle le gouvernement a annoncé un plan d’urgence massif de 5 milliards d’euros pour contenir le choc énergétique.
Ce plan inclut une baisse de la TVA sur les carburants, passée de 21 % à 10 %. Résultat : jusqu’à 50 centimes de moins le litre. Et l’écart peut se creuser encore plus selon le type de station. Les grandes enseignes comme Repsol ou Cepsa affichent déjà des tarifs inférieurs à ceux pratiqués en France, mais ce sont surtout les stations d’hypermarché et les réseaux low-cost (Ballenoil, Easygas, Plenergy, Petroprix…) qui attirent les automobilistes : on y trouve de l’essence autour de 1,54 euro le litre.
Des carburants low-cost pas forcément moins bons
Et contrairement aux idées reçues, ces carburants à bas prix ne seraient pas nécessairement de moindre qualité. D’après la chaîne publique 3Cat, citant Inés Cardenal, porte-parole de l’Association des industries pétrolières et gazières d’Espagne (AICE), même les stations low-cost doivent « respecter des critères de qualité minimaux » imposés par la législation.
Une étude menée en novembre par l’Organisation des consommateurs espagnols (OCU) va dans le même sens : tous les carburants testés sont conformes à la réglementation, et les contrôles antifraude « fonctionnent efficacement ». L’OCU rappelle d’ailleurs que les essences vendues dans les stations à bas prix sont « similaires à celles des grandes marques ».
Tout est une question d’additifs
Comment expliquer, dès lors, de telles disparités ? Selon Carles Fité, professeur au département de génie chimique de l’université de Barcelone, la composition de base de l’essence est pratiquement la même partout. Il explique : « Le pétrole brut est raffiné selon les mêmes normes, puis acheminé vers des dépôts régionaux qui approvisionnent aussi bien les grands groupes que les enseignes low-cost. » Autrement dit, dans une même zone géographique, le carburant provient souvent du même fournisseur.
La réalité se joue en réalité sur les additifs. Et là, il y a les partisans et les sceptiques. Les grandes marques développent leurs propres formules censées protéger le moteur ou optimiser la consommation. Des propriétés difficiles à mesurer concrètement. Les distributeurs low-cost, eux, utilisent un additif universel baptisé HQ400, qui empêche la formation de dépôts sur les soupapes et maintient les injecteurs propres, selon l’OCU.
Source : www.lindependant.fr
Conclusion : Nous restons vigilants sur les évolutions de cette information.

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