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30 mars 2026Flambée des prix des carburants : le gouvernement propose une nouvelle mesure… Vers le retour du chômage partiel comme pendant le Covid
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Ce qu’il est utile de savoir
Face à la flambée des prix des carburants, l’État débloque 70 millions d’euros pour le chômage partiel. Une mesure déjà expérimentée pendant la crise liée au Covid.
Après l’annonce des 70 millions d’aides du gouvernement pour les secteurs les plus impactés par la hausse des prix des carburants (agriculture, pêche et transports), le ministre du Travail et des Solidarités Jean-Pierre Farandou a déclaré ce lundi 30 mars sur Franceinfo être « prêt à mettre en place des mesures de chômage partiel pour soulager les entreprises qui ont une baisse d’activité. Il y en a assez peu d’ailleurs, c’est-à-dire que pour le moment l’activité ne tient pas trop mal, pourvu que ça dure bien évidemment. »
Puis de détailler : « Le chômage partiel peut concerner toutes les entreprises qui font face à une baisse d’activité brutale qui serait liée directement à la crise quand même. Toutes les entreprises sont éligibles (et) on regardera avec encore plus d’attention les entreprises qui souffrent à cause de ce qui se passe en Iran. »
Cette mesure, représentant environ 70 millions d’euros, qui est une ligne déjà présente dans le budget de l’État, ne concerne pas les aides du même montant qui visent à soulager le coût de la facture des carburants.
« On ne peut pas faire de cadeau »
Interrogé après les déclarations de Jean-Pierre Farandou, le président de l’Organisation des transporteurs routiers européens (Otre) reconnaît une « bonne première étape », mais selon lui, l’aide annoncée vendredi et la possibilité d’un chômage partiel restent insuffisantes et « pas à la hauteur de la brutalité, du côté massif et rapide de ce qui nous est arrivé en si peu de temps ».
Plusieurs organisations de transporteurs routiers se mobilisent cette semaine pour manifester contre la hausse des prix des carburants.
Jean-Pierre Farandou a également rappelé que le ministère du Travail a accepté que les entreprises versent en retard les cotisations patronales qu’elles doivent aux Urssaf (Union de recouvrement des cotisations de sécurité sociale et d’allocations familiales).
Une « première décision pour sauvegarder la trésorerie des entreprises ». Mais aussi des cotisations qu’il est impossible d’annuler en raison de l’équilibre de la sécurité sociale.
« Il faut faire attention. Elle (la sécurité sociale NDLR) est toujours en déficit et a 80 ans. On va finir l’année 2025 à 21 milliards d’euros de déficit. Donc non, on ne peut pas faire de cadeau. Il faut payer les cotisations si vous voulez payer les retraites […] C’est ça le système », a-t-il dit.
ud83dudd34Moyen-Orient : quelles mesures pour les entreprises françaises ? u27a1ufe0f »Le chômage partiel peut considérer toutes les entreprises qui font face à une baisse d’activité brutale qui serait liée directement à la crise », dit Jean-Pierre Farandou, ministre du Travail et des Solidarités. pic.twitter.com/Vf17Wtexe2
— franceinfo (@franceinfo) March 30, 2026
Pour mémoire, le chômage partiel a servi de véritable bouclier économique durant la pandémie du Covid, permettant d’éviter une explosion du chômage de masse.
L’État et l’Unedic (Union nationale interprofessionnelle pour l’emploi dans l’Industrie et le commerce) prenaient en charge l’indemnisation des salariés dont l’entreprise devait fermer ou réduire son activité, garantissant environ 84 % de leur salaire net (et 100 % au niveau du SMIC).
Pour les employeurs, l’avantage était de pouvoir conserver leurs compétences internes sans supporter le coût du travail, facilitant ainsi une reprise rapide dès la levée des restrictions sanitaires. Bien que cette mesure ait représenté un coût colossal pour les finances publiques, elle a permis de maintenir le lien contractuel pour des millions de Français dans une période d’incertitude totale.
Source : www.lindependant.fr
Conclusion : Un suivi attentif permettra de compléter notre point de vue.

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