
Une compagnie de croisière populaire corrige les plaintes concernant le bruit en ajoutant des fonctionnalités aux cabines communicantes
30 mars 2026
Long de 68 mètres, il abrite un submersible en titane, l’un des plus avancés au monde… Ce fondateur d’un studio de jeux vidéo transforme un navire américain en centre de recherche marine
30 mars 2026Guerre au Moyen-Orient: au Liban, tension autour de l’accueil de réfugiés chiites dans les régions à majorité chrétienne
Analyse : Voici les points saillants relevés par nos journalistes.
Quelques points clés à retenir concernant « Guerre au Moyen-Orient: au Liban, tension autour de l’accueil de réfugiés chiites dans les régions à majorité chrétienne ».
Points clés à connaître
Le Liban est le front le plus actif après l’Iran dans la guerre qui secoue le Moyen-Orient depuis le 28 février. Les bombardements et les ordres d’évacuation lancés par les Israéliens ont provoqué le déplacement d’un Libanais sur cinq, en majorité de confession chiite. Mais leur accueil reste contrasté : chaleureux dans certaines régions, plus tendu dans d’autres, notamment dans les régions à majorité chrétienne.
Publié le :
3 min Temps de lecture
De notre correspondant à Beyrouth,
Au Liban, depuis le début de la guerre qui secoue le Moyen-Orient, près de 800 000 personnes sont inscrites sur les plateformes officielles. En réalité, le nombre réel de déplacés dépasserait 1,2 million. Parmi eux, environ 150 000 sont hébergés dans des centres d’accueil gérés par les autorités libanaises, les agences des Nations unies et des ONG.
Sur le terrain, l’arrivée de déplacés chiites ne fait pas l’unanimité. Dans les régions à majorité chrétienne, leur l’afflux chiites suscite des craintes et des suspicions qui finissent par se traduire par des tensions. Un climat qui s’explique en partie par le discours politique polarisant, déployé par les partis influents au sein de la communauté. L’amalgame entre le Hezbollah et la population chiite s’est rapidement installé, alimentant dans certaines zones des réticences à l’accueil des déplacés.
Suivez notre directL’armée israélienne dit frapper des cibles du Hezbollah à Beyrouth
La peur des frappes israéliennes
Les frappes ciblées effectuées par l’aviation israélienne dans des régions à majorité chrétienne contre de présumés membres des Gardiens de la révolution iraniens ou des responsables du Hezbollah ont amplifié le sentiment de peur chez les résidents.
Résultat : ceux-ci craignent de devenir des dommages collatéraux d’attaques israéliennes. Pour certains, refuser d’accueillir des déplacés apparaît comme une manière de se protéger dans tel scénario.
Après la chute de débris d’un missile iranien intercepté le 24 mars au-dessus du Kesrouan, au cœur du Mont-Liban, des actes d’hostilité envers les déplacés et des appels à leur expulsion ont été signalés dans la région. Certes, cette attitude ne fait pas l’unanimité au sein des chrétiens, mais l’élan de solidarité nationale observé lors des précédentes guerres semble aujourd’hui faire défaut.
À lire aussiLiban: le Hezbollah affaibli politiquement, revigoré militairement
Des appels à l’autoprotection
Dans certaines régions, plus précisément dans le fief maronite du Kesrouan, dans la partie centrale du pays, des appels à la formation de groupes d’autoprotection ont également été signalés. Une page Facebook appelée les « Gardiens du Kesrouan » incite les jeunes des villages à assumer leurs « responsabilités nationales et sociales ».
Ce groupe inconnu se propose d’aider la Croix-Rouge et la Défense civile dans leurs missions et d’être « l’œil vigilant de l’État ». Les municipalités de la région se sont très vite distanciées de cette initiative anonyme d’autoprotection qui ravive les souvenirs de la guerre civile.
À lire aussiGuerre au Moyen-Orient: «Le Hezbollah a la capacité à produire sur place certains types d’armes»
L’armée en alerte
Pour les autorités, l’exacerbation des tensions confessionnelles et, par conséquent, l’effondrement de la paix civile en temps de guerre sont un vrai cauchemar. L’armée libanaise prend très au sérieux ce scénario. À Beyrouth, elle a déployé un régiment d’intervention entre les populations déplacées et les communautés d’accueil. Au Mont-Liban, elle a renforcé son déploiement et les services de renseignement ont reçu des consignes strictes de surveiller toute tentative de créer des groupes d’auto-défense.
Le 27 mars, le commandant en chef de l’armée, le général Rodolphe Haykal, a inspecté les unités déployées dans la capitale et à Saïda, à 45 km au sud de Beyrouth, pour superviser le plan de sécurité d’urgence mis en œuvre pour assurer la stabilité dans le pays en cette période de guerre.
À lire et à écouter aussiLiban: face à la menace d’une invasion israélienne, les familles et réfugiés partagés entre partir ou résister
Source : www.rfi.fr
Conclusion : Les prochains développements permettront de compléter cette analyse.

9999999
