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30 mars 2026« Il faut que l’on travaille ensemble sur le tourisme au lieu de se tirer dessus » : entre alerte et discours rassurant à l’approche des vacances de Pâques dans les Pyrénées-Orientales
Analyse : Cette nouvelle a été analysée par nos rédacteurs pour vous donner un aperçu.
Quelques points clés à retenir concernant « « Il faut que l’on travaille ensemble sur le tourisme au lieu de se tirer dessus » : entre alerte et discours rassurant à l’approche des vacances de Pâques dans les Pyrénées-Orientales ».
Points importants
À quelques jours des vacances de printemps, le secteur touristique des Pyrénées-Orientales affiche deux sons de cloche. Entre alerte sur la baisse des nuitées et appel à relativiser, professionnels et institutionnels livrent des lectures hétérogènes d’une situation jugée fragile.
Le ton est grave. À quelques jours du début des vacances de Pâques, Brice Sannac tire sa sonnette d’alarme et évoque une situation critique pour le tourisme dans les Pyrénées-Orientales. « Il faut signer l’état d’urgence du tourisme », insiste-t-il. En quelques années, selon lui, le territoire perd des millions de nuitées.
« On a perdu 4 millions de nuitées depuis 2019. Ce sont les chiffres de l’Observatoire », poursuit-il. Une chute qu’il juge préoccupante, avec des taux d’occupation en baisse et un recul d’environ 10 % des réservations par rapport à l’an dernier.
Pour expliquer cette tendance, le président de l’Union des métiers et industries de l’hôtellerie (UMIH66) pointe du doigt « un manque de visibilité du territoire. On ne communique pas sur tous nos atouts. On est une destination plutôt bien desservie par le train. Mais on vient de passer le pire hiver depuis dix ans en termes d’occupation des hôtels sauf en montagne. Et on ne fait rien », regrette-t-il, dénonçant « un sous-investissement dans la promotion touristique ».
Ainsi, Brice Sannac appelle à une stratégie plus « coordonnée », notamment autour de la bannière « Pyrénées-Méditerranée » qu’il juge plus attractive que « Pays catalan ».
Un déficit d’hébergements qualitatifs
Face à ce constat pour le moins alarmiste, Aude Vivès, la présidente de l’Agence de développement touristique des Pyrénées-Orientales, est plus nuancée. Pour elle, la baisse des nuitées « ne peut être dissociée de l’évolution de l’offre d’hébergement ». « Il faudrait voir combien d’hôtels ont fermé. Le territoire souffre avant tout d’un déficit d’hébergements, notamment qualitatifs », explique-t-elle. Pour la présidente de l’ADT, la problématique n’est pas tant celle de l’attractivité mais plutôt celle de l’accueil et de la qualité des infrastructures. « On s’est reposé sur nos lauriers pendant un certain temps, on n’a pas monté en gamme. Le parc hôtelier est vieillissant et les investissements ont été trop tardifs. Chacun a sa responsabilité. Mais il faut que l’on travaille ensemble au lieu de se tirer dessus », insiste-t-elle.
Elle défend également le travail de promotion engagé ces dernières années. Telles la présence sur des salons d’envergure, la participation à des événements internationaux, développement de nouveaux outils marketing. « Le travail, il est fait », affirme-t-elle, dénonçant des critiques qu’elle juge « contre-productives ».
Concernant la tendance pour les semaines à venir, Aude Vivès se veut rassurante. « Les réservations pour les vacances de Pâques sont globalement stables, avec une légère progression d’environ 1 % par rapport à l’an dernier. » Une évolution modeste mais loin d’un scénario alarmiste.
« On part sur une bonne saison »
Contrairement au président de l’Umih, Brice Sannac, d’autres professionnels affichent une vision plus nuancée de la situation. Du côté de l’hôtellerie de plein air, le discours est également plus mesuré. Si les vacances de Pâques, jugées trop précoces cette année, ne s’annoncent pas particulièrement favorables, la saison ne s’annonce pas mauvaise pour autant. « Les réservations accusent un léger retard, estimé à environ 2 % par rapport à l’an dernier. Rien de catastrophique », lance Paul Bessoles, de la Fédération de l’hôtellerie de plein air. « Le mois d’avril est traditionnellement peu porteur pour nous. Comme souvent, la saison devrait véritablement se jouer à partir de mai. »
Source : www.lindependant.fr
Conclusion : Nous suivrons cette actualité pour vous tenir informés.

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