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Analyse : Notre équipe propose une lecture synthétique de cette actualité.
Notre équipe met en lumière les éléments clés de « la fête de la Boss Lady portée par son exubérance et ses éclectiques « invités surprise » – franceinfo ».
Points essentiels de l’article
Dimanche soir, la chanteuse devenue incontournable de la pop et du rap français ouvrait le premier Zénith de sa carrière.
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Temps de lecture : 6min
Seuls 500 mètres et le canal de l’Ourcq séparent le Zénith de La Villette et le Cabaret Sauvage, où la jeune Theodora donnait ses deux premiers concerts en solo, les 16 et 17 avril 2025. Moins d’un an plus tard, 500 mètres plus loin donc, la voici face aux plus de 6 000 spectateurs du Zénith de Paris, dimanche 29 mars.
Annoncés au printemps dernier, les trois Zéniths se sont remplis en quelques minutes. Theodora et ses équipes en ont annoncé un supplémentaire avec le hashtag #Zenith4all -« Zeniths pour tous »-, aux prix encadrés à 50 euros la place. Ce premier concert ouvre donc le bal de trois autres dates, du lundi 30 mars au mercredi 1er avril qui eux-mêmes clôturent une tournée en France et en Belgique (Forest National à Bruxelles). Douze dates étalées sur dix-sept jours. Une tournée ambitieuse et à gros budget, produite par le géant du spectacle AEG, et qui ne laisse rien au hasard.
Un changement d’envergure de taille, mais qui ne surprend pas celles et ceux qui ont vu grossir, puis exploser, la chanteuse franco-congolaise de 22 ans. Une ascension fulgurante, en à peine trois ans. Fin 2022, son morceau Le paradis se trouve dans le 93 attire l’oreille de la scène musicale indépendante. Puis, en septembre 2024, le single Kongolese sous BBL est partout sur TikTok et les réseaux sociaux. Dans la foulée, elle publie son premier album Bad Boy Lovestory, puis sa réédition Mega BBL. Lors de la dernière cérémonie des Victoires de la musique, elle est l’artiste la plus récompensée de la soirée : révélation féminine, révélation scène, création audiovisuelle et album de l’année.
C’est un spectacle au goût de gigantisme : treize danseuses et danseurs, une petite dizaine de musiciens, dont une violoncelliste, une violoniste, une trompettiste et un remarquable guitariste amoureux des solos. Un orchestre qui vient apporter un grain tout particulier aux reprises acoustiques et du corps dansant au reste de ses titres. Derrière eux, l’immense immeuble « BBL Tower », un salon de coiffure et un salon d’esthétique, qu’on dirait tout droit sortis des quartiers populaires new-yorkais ou de Barbès, donnent à la scène une allure de petite ville. La maire de la cité en question : Theodora.
Elle monte et descend les étages de sa tour, chante assise à son balcon les notes mélancoliques de Les Oiseaux rares, d’habitude interprétées en duo avec Juliette Armanet. Elle habite ce décor qu’elle arpente maintenant depuis deux semaines. Le spectacle est millimétré : à chaque chanson, la ville se transforme en un décor nouveau. À l’image de l’esthétique foisonnante complètement bling-bling de la chanteuse, la scène devient tour à tour un strip-club où les danseuses font de la pole dance, l’interface de l’application Windows 98 Paint, aux dessins maladroits et un cabaret. Elle-même danse en tenues exubérantes, dont une robe aux froufrous métalliques et triangulaires et au corset militaire. Gothique et futuriste, nostalgique et pourtant déjà en avance.
À 23 ans, elle mène ses 6 000 spectateurs à la baguette, les incidents chanter a cappella et clapper en rythme en deux phrases seulement. On devine dans la foule des bandes de potes et des duos de copines, venus danser dans la foule vrombissante sur les rythmes bouyon de l’artiste.
Lors de Melodrama, son hit en featuring avec Disiz, les spectateurs chantent à l’unisson les parties du chanteur absent. Ils font chœur une fois encore sur les notes du piano à queue du musicien Chilly Gonzales, venu accompagner la chanteuse sur la version acoustique d’Ils me rient tous au nez. Theodora y confirme toute la puissance de sa maîtrise vocale, lors de l’instant suspendu dans le temps de ce concert.
De temps en temps, Theodora joue avec son public et annonce une « surprise ». Elle invite à chanter seuls sur scène des artistes qui lui sont chers : la jeune Miimii, la star montante de l’afrobeat Rema ou encore… Christophe Willem, qui est parvenu à électriser une salle pourtant jeune avec son titre Double je, sorti en 2007. Preuve, une fois encore, des influences multiples de la Boss Lady autoproclamée.
Et puis, avec son palmarès de featurings d’ores et déjà riche, Jul, Juliette Armanet, PLK, Theodora est rejointe sur scène par le rappeur Luidji lors de leur morceau GO, Guy2Bezbar lors de PAY ! et même le chanteur Gims (après une semaine d’aléas judiciaires, dont une garde à vue dans le cadre d’une enquête ouverte pour blanchiment d’argent).
Pendant deux heures, Theodora tient sa salle, ne fatigue pas du rythme ultra-dansant de ses titres, alternés avec des moments plus doux, comme la reprise acoustique de Mon Casque, assise au centre de la scène sur un casque géant rose bonbon.
Après le concert, devant la salle, ses fans jubilent. La voix cassée mais ravies, Marie-Lorène et Anna – vêtue de la veste de merchandising de l’artiste à 70 euros achetée à l’instant – ont fait le déplacement depuis Aix-en-Provence et Avignon pour voir leur artiste préférée. Les deux fans de 20 et 21 ans posent devant le Zénith et se prennent en photo avec les strings rouges en dentelle qu’elles ont attrapés à la volée. Lancer des strings tels des confettis dans la foule, une idée exubérante de Theodora, qui assume jusqu’au bout toute sa bizarrerie sexy.
Source : www.franceinfo.fr
Conclusion : Nous restons vigilants sur les évolutions de cette information.

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