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30 mars 2026Reuters.com
30 mars 2026La réindustrialisation continue de ralentir en France, selon un baromètre du ministère de l’Économie – franceinfo
Analyse : Un rapide aperçu de cette information selon nos journalistes.
Nos rédacteurs mettent en avant les points clés de « La réindustrialisation continue de ralentir en France, selon un baromètre du ministère de l’Économie – franceinfo ».
Faits marquants
La guerre au Moyen-Orient, en Ukraine, la concurrence du marché asiatique, les droits de douane américains, ou encore les prix de l’énergie, font partie des facteurs mis en avant par le ministère pour expliquer ce ralentissement.
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Temps de lecture : 2min
On continue d’ouvrir des sites de production en France, mais plus les mois passent, plus ce nombre diminue. En d’autres termes, le solde net d’ouverture ou d’extension d’usines reste positif, mais il est en baisse notable. C’est ce que montre clairement le baromètre établi par le ministère de l’Économie et des Finances pour 2025 par rapport à 2024, publié dimanche 29 mars. Concrètement il y a eu 19 ouvertures ou extensions de sites en 2025 contre 88 en 2024.
Plusieurs facteurs jouent, selon les services du ministère de l’Économie. La guerre au Moyen-Orient, bien sûr, mais le ralentissement de la réindustrialisation de la France avait commencé bien avant. La guerre en Ukraine y est pour beaucoup également, et il y a d’autres facteurs plus profonds et structurels : la concurrence internationale de plus en plus forte, marquée par la poussée de l’Asie à qui l’Europe a laissé gagner des parts de marché sur son propre sol. S’ajoutent depuis plusieurs mois l’instauration des droits de douane par les États-Unis et la hausse des prix de l’énergie qui affecte directement la compétitivité de nos industriels.
Certains secteurs sont plus touchés que d’autres. La défense, l’aéronautique et le spatial enregistrent plus de créations et d’extensions d’usines que de fermetures. Dans leur cas, le solde est positif. Ce qui n’est pas le cas de secteurs comme les transports, la chimie, la mécanique et la métallurgie où on bascule dans le rouge.
L’État annonce régulièrement des initiatives pour tenter de limiter la casse, mais cela ne suffit pas. Il y a bien les crédits d’impôt notamment pour l’industrie verte, les appels à projets pour soutenir les créations d’entreprises dans le cadre du plan France 2030. Mais c’est insuffisant face au niveau d’incertitude beaucoup plus large : la dette publique qui ne cesse de gonfler, l’État qui ne sait pas réduire ses dépenses de manière significative et maintient un niveau d’imposition fiscale élevé. Tout cela n’incite pas l’initiative dans le secteur privé qui préfère attendre d’y voir plus clair. Le temps n’est pas revenu de trancher et de s’engager sur des projets nécessaires mais coûteux. Il en sera question entre lundi 30 mars et jeudi 2 avril au salon Global Industrie qui réunit 60 000 industriels porte de Versailles à Paris. Un salon qui est présidé par le patron de la Banque publique d’investissement, Nicolas Dufourcq, qui ne cache pas son inquiétude sur la situation en Europe et pas uniquement en France.
Source : www.franceinfo.fr
Conclusion : Une information à suivre dans les jours à venir.

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