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L'équipe éditoriale a étudié « Le Liban pleure Ahmad Kaabour, voix des déracinés » et partage son avis.
Ce qu’il faut observer
Il était l’une des grandes voix de la musique libanaise, un artiste immensément aimé et respecté de ses compatriotes. Ce statut de légende nationale, Ahmad Kaabour le doit d’abord et avant tout à une chanson : Ounadikom (« Je vous appelle »). Adaptée d’un poème du Palestinien Tawfik Ziad, cette mélodie entêtante parue à la fin des années 1970 marque ses débuts de chanteur et donne le ton d’une carrière marquée par un engagement sans faille pour la cause palestinienne.
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Partie de Beyrouth, sa ville natale, cette chanson va très vite dépasser son auteur pour devenir un hymne officieux sdu peuple palestinien. Reprise en chœur dans les manifestations, chantée dans les camps de réfugiés, de la Jordanie à la Syrie, et partout où vit la diaspora palestinienne, Ounadikom devient un symbole de combat et de résistance. A tel point que lorsqu’ils feront connaissance des années plus tard, le poète Mahmoud Darwich demandera innocemment au chanteur : « de quelle ville palestinienne venez-vous ? ».
Mais l’héritage d’Ahmad Kaabour ne se limite pas à ce titre emblématique. Ceux qui l’ont côtoyé se souviennent d’un homme discret, très attaché à Beyrouth, qui n’a jamais voulu se mettre en avant ou jouer le jeu de la célébrité. Passionné de théâtre, il monte de nombreux spectacles pour enfants, et ne revient à sa carrière de chanteur que de façon épisodique. Ses thèmes de prédilection restent l’exil, la mémoire, le déracinement. Ahmad Kaabour « chante pour ceux qui sont loin de chez eux ». Il ira même jusqu’à reprendre dans sa langue la chanson de Michel Berger :
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Ouverture dans un nouvel ongletPour saisir l’émotion que sa disparition provoque au Liban, et comprendre ce qu’il incarne dans la mémoire collective, il faut lire le très bel hommage que lui rend Rana Najjar dans le quotidien L’Orient Le Jour Ouverture dans un nouvel onglet sous ce titre « Beyrouth à hauteur d’homme ». « Ahmad Kaabour n’entrait dans aucune case. Il n’était pas un intellectuel d’apparat, ni une figure contestataire figée dans ses certitudes. Il était autre chose. Une voix. Celle de Beyrouth. Une ville qui ne ressemble qu’à elle-même, contradictoire, fragile, indocile. (…) Ses chansons composent une mémoire sensible, une cartographie intime du Liban ».
Source : www.radiofrance.fr
Conclusion : Nous vous tiendrons informés des prochaines évolutions.

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