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30 mars 2026Analyse : Cette nouvelle a été analysée par nos rédacteurs pour vous donner un aperçu.
Quelques points clés à retenir concernant « Le patron d’Air Canada perd son poste à cause de sa mauvaise maîtrise du français ».
À savoir
SELCUK ACAR / Anadolu via AFP
Le directeur général d’Air Canada, Michael Rousseau, a été critiqué après un message de condoléances quasi exclusivement en anglais après une collision à l’aéroport LaGuardia (ici pris en photo le 23 mars 2026, à New York, aux États-Unis.)
Ses excuses n’auront pas suffi. Dans la foulée d’une polémique autour de son manque de maîtrise de la langue française, le directeur général d’Air Canada, Michael Rousseau, va prendre sa retraite d’ici fin septembre, a annoncé ce lundi 30 mars le conseil d’administration de la compagnie aérienne.
Le dirigeant, qui est aux commandes du groupe depuis cinq ans, s’était attiré les foudres de plusieurs élus canadiens au sujet d’un message de condoléances quasi exclusivement en anglais après la mort de deux de ses pilotes dans une collision à l’aéroport LaGuardia, à New York.
Le Premier ministre canadien lui-même, Mark Carney, s’était dit « très déçu » par cette communication, estimant que Michael Rousseau avait « manqué de jugement et de compassion ».
« La décision s’imposait »
Le patron avait expliqué que malgré « de nombreuses leçons [de français] sur plusieurs années », il était toujours « dans l’incapacité de [s’]exprimer en français de façon adéquate ». « Je présente mes sincères excuses pour cela », avait-il ajouté. « Mais je poursuis mes efforts pour progresser », a-t-il assuré.
Dimanche 22 mars, un véhicule de secours et de lutte contre les incendies a percuté un appareil de la compagnie Jazz Aviation opérant pour Air Canada, provoquant le décès du pilote ainsi que du copilote et faisant plusieurs blessés.
La controverse née du message de Michael Rousseau illustre les tensions existantes autour de la place de la langue française au Canada.
« Michael Rousseau quitte Air Canada. Très bien. Mais le scandale est plus grand », a écrit, sur X, Alexandre Pronkin, membre du conseil exécutif national du Parti québecois. Au sein du gouvernement fédéral, a-t-il dénoncé, « des ministres (…) répondent en anglais à des questions posées en français. Ce pays ne nous respecte pas. »
La semaine dernière, l’Assemblée nationale du Québec avait réclamé la démission de Michael Rousseau, âgé de 68 ans, adoptant à une large majorité une motion en ce sens.
« Michael Rousseau n’avait pas d’autre choix que de quitter son poste », a réagi Jean-François Roberge, ministre de la Langue française au gouvernement du Québec et député à l’Assemblée nationale. « La décision s’imposait. »
Pas la première polémique sur l’usage du français
En novembre 2021, le directeur général de la compagnie, dont le siège est situé à Montréal, avait déjà suscité l’émoi avec une allocution quasi-uniquement en anglais devant la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, la communauté de communes de la région.
La première loi fédérale sur les langues officielles a institué, en 1969, l’anglais et le français comme les deux idiomes officiels du Canada.
En 2022, le groupe ferroviaire Canadian National (CN) avait été critiqué pour la composition de son conseil d’administration, qui ne comprenait que des membres anglophones. Le Premier ministre de l’époque, Justin Trudeau, s’était dit « époustouflé » et CN avait promis de « corriger la situation ».
Air Canada a rappelé lundi qu’il travaillait depuis deux ans à un plan de succession pour identifier des candidats potentiels en interne. En janvier, il a également commencé à chercher des profils pertinents hors du périmètre d’Air Canada. « Le conseil d’administration prendra en compte plusieurs critères de performance pour évaluer les candidats », a-t-il indiqué, « y compris sa capacité à communiquer en français. » Le ministre Jean-François Roberge a insisté sur ce dernier point, le jugeant « non négociable ».
Certains ont souligné que depuis la prise de fonction de Michael Rousseau, en février 2021, l’action de la compagnie avait connu un parcours difficile à la Bourse de Toronto, affichant une baisse de 27 %.
Source : www.huffingtonpost.fr
Conclusion : Notre équipe continuera à fournir une analyse régulière.

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