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30 mars 2026« L’Homme qui a vu », making-of en BD génialement drôle et décalé de Guillaume Bouzard sur la nouvelle adaptation de Lucky Luke – franceinfo
Analyse : Quelques observations de notre équipe pour mieux comprendre les enjeux.
L'équipe met en lumière les points essentiels de « « L’Homme qui a vu », making-of en BD génialement drôle et décalé de Guillaume Bouzard sur la nouvelle adaptation de Lucky Luke – franceinfo ».
Résumé synthétique
Guillaume Bouzard déglingue le making-of en proposant sa version du reportage en BD autour d’un héros culte, Lucky Luke, dont il a précédemment réalisé un album.
Publié
Temps de lecture : 6min
Il fait sérieux sur la photo. Cinquante-huit ans, les bras croisés sur sa chemise bleue, Guillaume Bouzard est un garçon discret. Pourtant il est devenu au fil de ses albums un auteur majeur de la BD d’humour. Le dessinateur de L’Homme qui a vu l’homme qui filme l’homme qui tire plus vite que son ombre (c’est le titre complet de l’album) ne fait rien comme les autres (et cet interminable titre le prouve).
Dargaud lui a passé commande d’un reportage sur les coulisses du tournage de l’adaptation en série de Lucky Luke. Il en a fait un récit à la première personne, fanfaronesque et drolatique.
» On m’a demandé d’aller en Espagne sur le lieu du tournage pour raconter les dessous de la série. Le cinéma est un milieu que je ne connaissais pas. Je n’avais pas envie de raconter quelque chose de linéaire parce que ça m’ennuie assez vite. J’ai pris des libertés, des chemins de traverse. » raconte l’auteur.
On le devine déjà dans la préface de l’album signée par Julien Vallespi, le producteur de la série. « Cette BD est donc un regard unique sur l’envers du décor. Celui d’un auteur qui ne raconte pas le tournage mais SON tournage. « écrit le producteur un peu dérouté.
Guillaume Bouzard a l’humour qui déglingue, qui démonte. Aujourd’hui, on dirait qu’il déconstruit. Il prend ses distances avec la BD dite de reportage. Une déconstruction qui va jusqu’à l’insertion au milieu de l’album de planches créées par l’intelligence artificielle.
L’auteur s’est déjà attaqué à d’autres formes classiques du récit en BD, souvent chez des éditeurs indépendants. Il y a eu Plageman commencé en 1997, deux tomes aux éditions 6 Pieds Sous Terre. L’histoire comique et pathétique d’un super-héros sans pouvoir, errant en bord de mer et complètement désociabilisé.
Bouzard s’est aussi essayé à l’autobiographie, The Autobiography of me, trois volumes publiés aux éditions Les Requins Marteaux puis chez Dargaud. » Dans les années 1990, tout le monde s’est mis à faire de l’autobiographie. Je me suis dit pourquoi pas moi ? J’habite dans les Deux-Sèvres à la campagne mais ma vie n’est pas vraiment passionnante. Il fallait la romancer. « , se souvient Guillaume Bouzard.
Le récit autobiographique est le format choisi par Guillaume Bouzard pour ce making-of. « Quand je suis arrivé sur le tournage, j’ai vu 150 personnes avec tout le matériel, je me suis dit waouh. Jamais je ne saurai dessiner tout ça. Alors je me suis mis en scène. Mon avatar est râleur et il est persuadé d’être le meilleur auteur de BD au monde. J’en fais des caisses. C’est un ressort comique. « poursuit le dessinateur.
Si le monde du cinéma ou de la série télé lui était étranger, celui de Lucky Luke, le héros de Morris, est familier à l’auteur. Guillaume Bouzard a réalisé un Lucky Luke, Jolly Jumper ne répond plus, en 2017 chez Dargaud. Un album hommage et hors norme où le Lonesome cowboy connaît un passage à vide dans sa relation fusionnelle avec son cheval.
» Je crois que j’ai un problème avec les animaux. Je les aime bien. Dans L’homme qui a vu, il y a des canards, des chèvres et j’ai rencontré Rantanplan sur le tournage. Je lui parle et il me répond » ajoute l’auteur. Oui, bon… On aimerait le croire mais alors tout est ainsi dans l’album ? Un peu bidon quand même ?
» Non, il y a toujours une base de vérité et je brode. Les canards et les chèvres, il y en avait sur le plateau. Il y a un passage aussi où je balaie le désert. En vérité, ce n’est pas moi qui ai passé le balai. Un technicien, Fabrice, un colosse en dreadlocks, m’a raconté l’anecdote. Je l’ai un peu transformée « , précise le dessinateur.
Cette année, heureux, il a reçu le prix Schlingo pendant le Off d’Angoulême. C’est la deuxième fois qu’il est honoré de la récompense créée par Florence Cestac. La première était pour La Bibite à bon Dieu dans la collection BD Cul aux Requins Marteaux. Rien qu’avec le nom de la collection, vous devinez certainement le genre du récit.
Le premier tome des Vacances chez Pépé-Mémé est le titre qui a reçu le prix en 2026. Il est inspiré des souvenirs d’enfance chez ses grands-parents à la campagne. Plus ou moins quand même car l’humour y est encore plus débridé, dans l’esprit Fluide Glacial, l’éditeur de la BD.
Quant à la série Lucky Luke, elle est disponible à partir du 23 mars, sur la plateforme Disney+ et dans quelques mois sur France Télévisions qui est coproducteur. Huit épisodes avec les Dalton, Calamity Jane et Billy the Kid.
Lucky Luke est interprété par Alban Lenoir comme l’avaient fait Terence Hill en 1991 ou Jean Dujardin en 2009. La série est en prise de vue réelle et le scénario n’est pas tiré d’un album de Morris et Goscinny. Le héros va aider une jeune fille de 18 ans à retrouver sa mère dans l’Ouest sauvage mais l’histoire va se compliquer…
« L’Homme qui a vu l’homme qui filme l’homme qui tire plus vite que son ombre », Guillaume Bouzard, éditions Dargaud, 17,50 euros.
Source : www.franceinfo.fr
Conclusion : Nous vous tiendrons au courant des prochaines évolutions importantes.

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