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30 mars 2026Pourquoi Donald Trump menace « d’anéantir » l’île de Kharg, si les négociations avec l’Iran n’aboutissent pas ?
Analyse : Les rédacteurs ont examiné cette actualité pour en tirer quelques conclusions.
Quelques points clés à retenir concernant « Pourquoi Donald Trump menace « d’anéantir » l’île de Kharg, si les négociations avec l’Iran n’aboutissent pas ? ».
Analyse rapide
« Si un accord avec l’Iran n’est pas conclu rapidement, nous allons anéantir l’île de Kharg », a déclaré Donald Trump Ouverture dans un nouvel onglet, lundi 30 mars, alors que dans le même temps, le président américain se vante d’avoir obtenu un changement de régime à Téhéran et que des discussions sérieuses sont en cours.
Frapper l’île de Kharg Ouverture dans un nouvel onglet, ce site pétrolier dans le nord du golfe Persique, est un moyen de s’attaquer à la jugulaire de l’économie iranienne : le pétrole. Ce petit bout de terre d’à peine 24 km², est quatre fois plus petit que Paris, mais il abrite le plus grand terminal pétrolier à ciel ouvert au monde. C’est par là que 90% des exportations de brut iraniens transitent, selon une estimation récente de la banque américaine JP Morgan Chase. Ce sont près de 1,5 million de barils qui sortent de cette île, chaque jour.
Les autres moyens pour exporter le pétrole iranien
Sur les images satellites, on peut voir d’ailleurs qu’elle est entièrement recouverte d’oléoducs et de réservoirs. Tout ce réseau est directement relié aux principaux champs pétroliers du sud-ouest de l’Iran. Les pétroliers peuvent accosté sans difficulté avant de redescendre le golfe et d’emprunter le détroit d’Ormuz pour rejoindre la Chine, le principal acheteur.
Frapper l’île de Kharg porterait un gros coup à l’économie iranienne, toujours selon J.P. Morgan, cela forcerait l’Iran à diviser par deux sa production d’or noir. Mais si cette île est mise hors service, Téhéran a d’autres moyens pour exporter son pétrole.
L’Iran peut le faire via le port de Jask, qui se trouve de l’autre côté du détroit d’Ormuz, en face d’Oman. Il y a aussi d’autres petits terminaux sur l’île de Siri et de Lavan, mais dans les deux cas, on serait bien loin des capacités de l’île de Kharg.
Une menace renouvelée
Ce n’est pas la première fois que les Américains menacent d’attaquer cette île. La possibilité de s’en emparer a déjà été abordée par le passé depuis la crise des otages de 1979, année de la fondation de la République islamique. C’est à ce moment-là aussi que l’île connaît un fort développement.
Donald Trump avait déjà avancé l’idée d’attaquer l’île de Kharg, il y a 38 ans, dans une interview au Guardian : « J’irai et je la prendrai », avait-il alors déclaré au journal britannique.
De son côté, l’Iran, qui on le rappelle est le quatrième producteur de brut au sein de l’OPEP, a prévenu que toute attaque contre ses infrastructures ferait l’objet d’une riposte œil pour œil. La crainte étant que Téhéran s’en prenne aux installations pétrolières et gazières du golfe.
Source : www.radiofrance.fr
Conclusion : Quelques points à garder à l'esprit selon notre rédaction.

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