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30 mars 2026
Pourquoi cette semaine peut faire basculer le marché
30 mars 2026Analyse : Notre équipe propose une synthèse rapide et concise.
Selon nos experts, « pourquoi la piste iranienne est envisagée? » mérite une attention particulière.
Ce qu’il faut observer
Au total, cinq personnes ont été arrêtées à la suite de l’attentat déjoué contre la Bank of America, le samedi 28 mars, à Paris.
Alors que la guerre fait rage au Moyen-Orient, le 21 mars dernier, Paris est pour la première fois menacée par un mystérieux groupuscule iranien. Dans une vidéo de 32 secondes diffusée sur Telegram, le « Harakat Ashab al-Yamin al-Islamia », ou « mouvement islamique des compagnons de la droiture », utilise Google Maps pour montrer la capitale française puis le siège de la Bank of América rue de la Boétie dans le 8e arrondissement. À la 19e seconde, une cible rouge clignotante apparaît…
« La Bank of America en France n’est pas seulement une banque, mais aussi une force sioniste de l’ombre », proclame le groupe « Ashab al-Yamin » sur ce canal Telegram pro-iranien.
« Partez avant qu’il ne soit trop tard. C’est le dernier avertissement, quittez la banque immédiatement », menacent les auteurs.
Un « lien très direct »
Un avertissement suivi d’effets: sept jours plus tard, le 28 mars, vers 3 heures du matin, un adolescent de 17 ans est interpellé en flagrant délit alors qu’il dépose une bombe artisanale devant la porte de la Bank of America.
D’origine sénégalaise et habitant Montreuil (Seine-Saint-Denis), ce mineur, qui s’apprêtait à allumer un briquet, en est à sa troisième journée de garde à vue, ce lundi. Selon nos dernières informations, quatre autres suspects ont été interpellés les 29 et 30 mars dans ce que les autorités définissent comme une tentative d’attentat.
L’enquête judiciaire est dirigée par le Parquet national antiterroriste (Pnat). Et la piste d’un acte terroriste commandité par l’État iranien est sérieusement envisagée. Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a fait part sur RTL et BFMTV d' »un lien très direct » entre cet acte terroriste déjoué et les services iraniens, « dans la mesure où le mode opératoire est en tout point similaire à des actions menées aux Pays-Bas et en Belgique ».
Selon des sources sécuritaires jointes par BFMTV, le mystérieux groupe « Ashab al-Yamin » n’était pas actif avant mars 2026. Ces dernières semaines, il a revendiqué plusieurs actes incendiaires et est considéré comme suspect dans l’enquête sur le Bank of America.
D’autres revendications
Le 9 mars dernier sur Telegram, « Ashab al-Yamin » a par ailleurs revendiqué une attaque contre une synagogue à Liège en Belgique, vidéo à l’appui. Sur les images diffusées, on peut voir un engin explosif doucement prendre feu devant la porte de la synagogue avant de s’embraser totalement.
« Soldats de l’islam, chevaliers des ombres, défendez votre religion. Levez-vous (…) diffusez la lumière et la justice aux quatre coins du monde », proclame le message de revendication.
Le logo du groupe – une main brandissant un fusil russe devant une couronne de lauriers – est très similaire à celui des Gardiens de la révolution iraniens et à celui du Hezbollah libanais.
Mais pas de vidéo, pas de message de revendication pour la Bank of America: est-ce parce que le complice de l’adolescent de 17 ans présent, qui allait filmer l’explosion avec son téléphone, a dû prendre la fuite avec l’intervention des forces de l’ordre? Également mineur, il a été interpellé le lendemain dans l’Essonne.
Si une implication de l’État iranien reste à ce stade une théorie des enquêteurs, le profil de ces mineurs concorde avec les méthodes iraniennes. Le premier suspect, âgé de 17 ans, connu pour des faits de délinquance de droit commun, affirme avoir été recruté sur Snapchat pour 600 euros.
Des petites mains
Or pour ses opérations à l’étranger, la Force Al-Qods, l’unité d’élite des gardiens de la révolution islamique chargée des opérations extérieures, n’implique pas directement ses combattants: elle exporte ses missions en Europe en passant par des intermédiaires.
Ces derniers recrutent ensuite des voyous locaux, souvent issus de la petite délinquance ou de la criminalité organisée, pour commettre leurs basses œuvres – comme le dépôt d’engins explosifs près de cibles d’intérêt.
En France, un membre du groupe criminel « DZ Mafia« , Christophe K., 36 ans, a par exemple été payé pour incendier des locaux d’entreprise liées à Israël, à côté de Toulouse et de Lyon. C’était en janvier 2024. Les enquêteurs soupçonnent fortement les services iraniens d’être à la manœuvre. Christophe K. lui, a contesté toute dimension anti-israélienne à son acte, il clame avoir agi en échange d’une forte somme d’argent. Il est mis en examen pour « association de malfaiteurs terroriste criminelle ».
Selon des sources policières, les individus recrutés ignorent en général qui est le commanditaire et acceptent la rémunération sans poser de question. Selon des sources policières, c’est une façon de façon de « noyer le poisson » et d’occulter l’origine iranienne de l’action, permettant ainsi à Téhéran de démentir toute implication. Ce qu’on appelle « le déni plausible ».
Source : www.bfmtv.com
Conclusion : L'équipe suit cette actualité de près pour mieux vous informer.

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