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30 mars 2026Analyse : Notre rédaction met en lumière les points essentiels à retenir.
Un point rapide sur l'article « Quand je vois les bâtons dans les roues qu’on nous met… » selon nos journalistes.
Ce qu’il faut observer
Les reconversions professionnelles dans le domaine de l’artisanat sont nombreuses. Certains sont prêts à renoncer à de gros salaires et de grosses responsabilités pour se lancer dans un métier manuel, de la menuiserie à la boulangerie. Mais attention, les reconversions sont parfois difficiles et l’échec existe.
Les Français sont de plus en plus nombreux à se reconvertir dans l’artisanat comme le révèle RMC ce lundi 30 mars. Selon la Chambre des métiers et de l’artisanat en France, en 2023 près de 200.000 personnes ont choisi cette voie pour changer de vie professionnelle. Et 50% d’entre eux ont créé leur propre entreprise.
Un phénomène qui illustre une quête de sens chez les salariés. Près d’une personne sur deux cite cette raison comme première motivation.
C’est le cas de Christophe, 62 ans, ancien salarié de l’industrie pétrolière, devenu menuisier à son compte, il y a 12 ans déjà: « J’ai été formé à la physique qui a débouché sur un emploi dans le monde pétrolier et à un moment j’ai voulu faire autre chose », raconte-t-il.
Grosse perte de revenus
Christophe a donc décide donc de monter sa propre entreprise: « J’ai l’impression d’avoir fait une transition par rapport à une passion. J’avais deux atouts par rapport à d’autres qui essaient de se lancer, je maîtrisais déjà un peu le travail du bois et j’avais les moyens ».
Car cette reconversion lui a coûté cher alors qu’il a divisé par « beaucoup » ses revenus en quittant l’industrie pétrolière pour la menuiserie: « Se dégager un salaire, c’est compliqué déjà. »
« Quand je vois tous les bâtons qu’on nous met dans les roues au quotidien, c’est épuisant »
Pierrick en Vendée, s’est lui aussi reconverti mais dans un métier de niche: « Je suis fabriquant de cordes pour les arcs. J’étais pratiquant de tir à l’arc avec un niveau correct et je me suis mis à fabriquer mes cordes, pour moi d’abord puis pour mes amis et au fur à mesure du temps, j’en ai fait mon métier », confie cet ancien commercial dans le négoce de chocolat.
« L’entreprise dans laquelle j’étais était sur le paramètre de s’arrêter, c’était donc le moment pour moi de se reconvertir », poursuit Pierrick.
« Je voulais partager mes connaissances dans ce domaine-là, c’était donc le bon moment pour basculer », insiste-t-il confiant avoir parfois quelques regrets.
« Je travaille dans ma passion mais quand je vois tous les bâtons qu’on nous met dans les roues au quotidien, c’est épuisant. Il y a les normes les charges, qui font que c’est compliqué de développer son entreprise ».
« J’ai plus de travail qu’il n’en faut et j’ai un délai de 2 mois et demi de travail devant moi. Ce n’est pas normal », concède-t-il.
« Quand je veux embaucher, il y a la partie charge salariale et si je veux importer des machines des Etats-Unis, elles ne sont pas aux normes. On n’a pas de difficulté pour avoir des clients, faire des produits de qualité mais on est empêchés au quotidien par les charges et les normes », insiste-t-il.
Un saut parfois dans l’inconnu
Car une reconversion ne se fait pas en un claquement de doigts et peut être difficile: « Ce n’est pas une partie de plaisir comme tous les métiers. Ils sont formés rapidement sur le côté management/gestion mais on conseille de travailler avant de monter sa propre affaire. Il faut s’imprégner du métier », explique-t-il ce lundi sur RMC Story Dominique Anract, président de la Confédération nationale de la boulangerie-pâtisserie française concédant que certains abandonnent parfois.
Car se reconvertir n’est pas donné. Jusqu’à 30 ans, il est possible d’avoir des contrats d’apprentissage et de travailler en alternance. Mais passé cet âge, des formations de 7 mois peuvent coûter jusqu’à 20.000€. Et si l’aventure se termine mal, l’échec est rarement accompagné: « Il y a des échecs, il ne faut pas en avoir honte et demander de l’aide au bon moment », conseille Dominique Anract.
Parmi ces entrepreneurs, 40% sont des femmes alors que 150.000 postes sont aujourd’hui à pourvoir dans les entreprises artisanales. Et 57% des métiers de l’artisanat sont aujourd’hui considérés comme en tension, et ce taux dépasse même 70% dans certaines activités spécifiques comme chez les bouchers, les ouvriers en chaudronnerie et tôlerie, les couvreurs et les carrossiers automobiles.
Source : rmc.bfmtv.com
Conclusion : Notre équipe gardera un œil sur l’évolution de la situation.

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