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30 mars 2026Sous protection policière et désormais adjoint à la mairie de Marseille, Amine Kessaci déterminé à mener son mandat « jusqu’au bout »
Analyse : Quelques observations de notre équipe sur cette actualité récente.
Quelques points clés à retenir concernant « Sous protection policière et désormais adjoint à la mairie de Marseille, Amine Kessaci déterminé à mener son mandat « jusqu’au bout » ».
Ce qu'il faut connaître
Amine Kessaci a ceint l’écharpe d’adjoint au maire de Marseille ce samedi 28 mars. L’élu qui voue un combat acharné contre le narcotrafic et qui vit sous étroite protection policière depuis novembre dernier et l’assassinat de son frère Mehdi, compte s’investir pleinement dans ses nouvelles fonctions tout en reconnaissant « quelques contraintes. »
Un moment symbolique fort. Sous les applaudissements des élus et du public venu assister à la séance d’installation du conseil municipal de Marseille, ce samedi 28 mars, Benoît Payan a remis une écharpe d’adjoint à Amine Kessaci. Les deux hommes se sont longuement étreints.
« C’était un moment plein d’émotion. J’ai lui ai dit [à Benoît Payan, NDLR] toute ma confiance pour essuyer les larmes de cette ville », a-t-il confié à BFM Marseille Provence, en référence au livre qu’il a publié en octobre dernier, Marseille essuie tes larmes, dans lequel il évoque les conséquences dramatiques du trafic de drogue dans la cité phocéenne.
Le militant associatif de 22 ans a également expliqué avoir pensé à son frère, assassiné le 13 novembre dernier de plusieurs balles. « Je parlais à mon frère, et je lui disais, ‘Mehdi, on y est arrivés’. » Le drame avait suscité une onde de choc à Marseille et à l’échelle nationale. La piste d’un « assassinat d’avertissement », reste celle privilégiée par le parquet. Depuis, Amine Kessaci vit sous étroite protection policière.
Une entrée au conseil municipal sous escorte
Moins d’une heure avant de prendre ses fonctions de quatrième adjoint à la mairie de Marseille, l’élu avait pénétré dans la salle du conseil municipal, accompagné des agents de police chargés de le protéger. Arrivé au niveau de l’hémicycle, il a pu leur fausser compagnie comme rarement. Le nouvel élu, qui pour l’occasion avait adopté la chemise et la cravate, s’est rapidement familiarisé avec ce nouvel environnement, adressant quelques mots à chaque conseiller s’arrêtant à sa hauteur, profitant de l’instant.
Pendant les élections municipales, l’équipe de Benoît Payan nous expliquait que « c’est la campagne qui s’adapte à lui« , pour prendre en compte ses contraintes sécuritaires.
Dès lors, comment le protéger maintenant qu’il est adjoint? « Le niveau de protection et sa garde rapprochée demeurent et s’adaptent », répond la préfecture de police des Bouches-du-Rhône à BFM, sans plus de précision, pour ne pas nuire à l’efficacité du dispositif.
« Jamais je ne mettrai en danger qui que ce soit »
Son entourage explique par exemple que sa participation aux séances du conseil municipal ne pose pas particulièrement de problème puisque les accès sont restreints et sous contrôle, permettant de créer une bulle sécurisée autour des élus. C’est la même chose pour les réunions de travail à l’hôtel de ville ou les rendez-vous avec des associations dans des locaux sécurisables. Les difficultés résident davantage dans l’exercice des fonctions en extérieur, lorsqu’il faut se rendre sur le terrain, dans l’espace public notamment.
Conscient des complexités liées à la protection dont il bénéficie, Amine Kessaci a tenu sur BFM Marseille Provence à rassurer.
« On me verra mener un mandat avec effectivement quelques contraintes, mais un mandat jusqu’au bout, un mandat que les Marseillaises et Marseillais nous ont confié, que le maire de Marseille m’a honoré en me confiant une adjointure. Jamais je ne mettrai en danger qui que ce soit. »
« Ce ne sont pas des policiers retirés du terrain »
L’élu a aussi tenu à s’exprimer contre les critiques émises contre le coût du dispositif instauré face aux menaces de mort qui pèsent sur lui. « Les policiers qui m’accompagnent sont des agents du service de la protection que je remercie. Ils ont choisi de venir m’accompagner, ils prennent un risque, ils sont prêts à risquer leur vie pour pouvoir protéger la mienne », a-t-il expliqué.
« Ce ne sont pas des policiers que l’on a retiré sur terrain ou de l’espace public pour ma protection. Il n’y a pas eu de recrutement en plus. »
En attendant que la mairie de Marseille ne publie les arrêtés municipaux sur l’attribution des délégations des adjoints, Amine Kessaci a expliqué ce lundi qu’il ne savait pas exactement quelles seraient ses missions. « Cela se discute, cela se travaille, le maire de Marseille fait les choses en concertation. Je voulais me rendre utile dans cet exécutif municipal, je le suis maintenant que je suis 4e adjoint, maintenant ce sera au maire de décider les sujets qui sont les miens. »
Le jeune homme originaire du quartier de Frais-Vallons a expliqué qu’il avait déjà pris part à des réunions de travail avec les élus de la majorité et l’administration. « Dès le lendemain de l’élection, j’étais déjà dans les locaux de la mairie pour commencer à travailler, à régler des choses avec des responsables associatifs, des services, dès le lundi matin j’étais au service de notre ville. »
Quid de la lutte contre le narcotrafic?
En matière de lutte contre le narcotrafic, Amine Kessaci rappelle qu’il s’agit d’abord des compétences régaliennes de l’État, et qu’à ce titre, c’est la police nationale qui traite le phénomène. Il appelle également à la création d’un office anti-stupéfiant européen. À l’échelon local, il promeut « une approche à 360°. »
« On refuse de voir la lutte contre le trafic de stupéfiants uniquement sous le prisme sécuritaire mais nous ne sommes pas les Bisounours qui pensons qu’avec le social on peut résoudre toute la misère du monde. On pense qu’il faut une réponse sécuritaire et pour cela, nous allons doubler le nombre de policiers municipaux d’ici à la fin du mandat et ouvrir une antenne de police municipale dans tous les arrondissements et travailler avec les associations. »
Source : www.bfmtv.com
Conclusion : L’analyse sera enrichie dès que de nouvelles données seront disponibles.

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