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30 mars 2026Trois ans après le lancement de l’entreprise d’IA d’Elon Musk, les 11 autres cofondateurs ont quitté le navire, « xAI n’avait pas été conçu correctement dès le départ »
Analyse : Notre équipe vous propose un aperçu synthétique de cette information.
Les journalistes partagent leur point de vue sur « Trois ans après le lancement de l’entreprise d’IA d’Elon Musk, les 11 autres cofondateurs ont quitté le navire, « xAI n’avait pas été conçu correctement dès le départ » ».
Ce qu’il est utile de savoir
Le départ de Ross Nordeen, dernier cofondateur encore en poste chez xAI, marque un tournant pour la start-up d’IA. En moins d’un an, l’entreprise d’Elon Musk a vu partir la quasi-totalité de ses cofondateurs. Une instabilité qui interroge autant sur la stratégie du milliardaire que sur les dynamiques d’un marché où la guerre des talents fait rage.
Ils étaient onze pour bâtir, en 2023, xAI, la réponse d’Elon Musk à la révolution de l’intelligence artificielle. Moins de trois ans plus tard, ils sont tous partis. Le dernier cadre, Ross Nordeen, a claqué la porte de l’entreprise vendredi 27 mars, selon des sources proches du dossier, interrogées par Business Insider.
Âgé de 36 ans, Ross Nordeen occupait une position stratégique. Proche d’Elon Musk, il assurait la coordination des priorités et le suivi de l’exécution au sein de l’entreprise. Passé par Tesla, où il travaillait sur les infrastructures liées à l’Autopilot, il faisait partie du premier cercle mobilisé pour lancer xAI. Son départ, discret, intervient alors même que Musk reconnaît publiquement que « xAI n’avait pas été conçu correctement dès le départ ».
Restructurations à la chaîne
Depuis le début de l’année, xAI a vu partir la quasi-totalité de ses cofondateurs. Plusieurs noms clés ont quitté l’entreprise dans un intervalle de temps resserré. C’est par exemple le cas de Manuel Kroiss, en charge du pré-entraînement des modèles d’IA.
Ces départs se sont accélérés après la fusion avec SpaceX, intervenue en février. L’opération, qui visait à renforcer les synergies technologiques et financières, semble avoir aussi provoqué des réajustements internes… voire des désaccords sur la stratégie à suivre.
L’introduction en bourse de SpaceX, ajoute une dimension supplémentaire à cette équation. Elle pourrait offrir à l’ensemble de l’écosystème Musk des moyens considérables, notamment en matière d’infrastructures et de calcul. Un atout majeur pour xAI, qui brûle près d’un milliard de dollars par mois.
Mais elle comporte aussi un risque. xAI, encore en phase de structuration, pourrait se retrouver reléguée au second plan face à des priorités industrielles plus immédiates. La fusion entre les deux entités, loin de clarifier les lignes, semble au contraire avoir complexifié la gouvernance et les arbitrages.
Parallèlement, l’entreprise a engagé plusieurs vagues de réorganisation. Certaines équipes ont été réduites, notamment celle dédiée à la génération d’images et de vidéos (Grok Imagine) ou à Macrohard, le projet dédié aux agents d’intelligence artificielle.
Le défi des talents
Cette instabilité intervient dans un contexte de concurrence particulièrement intense. Malgré une valorisation estimée à près de 250 milliards de dollars, xAI reste à la traîne par rapport à OpenAI ou Anthropic. Ses modèles peinent encore à rivaliser avec ceux des leaders du marché, tant sur le plan des performances que de l’écosystème.
Surtout, xAI peine à retenir ses talents. Or, dans le secteur de l’IA, la valeur d’une entreprise repose essentiellement sur ses équipes. Chercheurs, ingénieurs et architectes systèmes sont au centre d’une compétition mondiale où les offres se chiffrent parfois en dizaines de millions de dollars. Mais attirer ces profils ne suffit pas. Encore faut-il les retenir.
Et, chez xAI, l’intensité du rythme de travail, les évolutions stratégiques rapides, ou encore le style de management d’Elon Musk peuvent peser lourd sur le moral des troupes. Il faut dire que le milliardaire impose un style singulier, fondé sur la rapidité d’exécution, la prise de risque et une forte centralisation des décisions. Un modèle qui a fait ses preuves dans l’industrie, mais qui peut se heurter aux spécificités du développement en intelligence artificielle.
Ce domaine repose en effet sur des cycles longs, une recherche approfondie et une forme de stabilité organisationnelle. L’écart entre ces exigences et le fonctionnement impulsé par Musk pourrait expliquer une partie des tensions observées. Le dirigeant a reconnu lui-même récemment que xAI « n’avait pas été conçu correctement dès le départ ». Une admission rare pour le milliardaire fantasque, qui traduit l’ampleur des ajustements en cours, même si par le passé Tesla a dû évoluer, itérer et se réorganiser.
Elon Musk se montre toutefois positif. Il assure que xAI reste attractif. Elle recrute activement de nouveaux talents et étudie les candidatures de personnes précédemment écartées. Ces dernières semaines, l’entreprise a recruté près d’une douzaine de personnes, dont Andrew Milich et Jason Ginsberg, deux cadres supérieurs issus de la société de programmation en intelligence artificielle Cursor.
Source : www.bfmtv.com
Conclusion : Cette information sera réévaluée à mesure que de nouveaux éléments apparaissent.

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