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Un regard éditorial sur « dépression, douleurs, les livreurs en danger » pour mieux comprendre l'article.
Résumé pour le lecteur
Les livreurs à domicile des plateformes comme UberEats ou Deliveroo sont en très mauvaise santé. Troubles du sommeil, problèmes urinaires, dépression, leurs douleurs sont multiples pour un salaire très faible malgré de nombreuses heures de travail.
La santé des livreurs à vélos des plateformes comme UberEats ou Deliveroo, inquiète. Revenu horaire moyen inférieur à 6 euros bruts, livreurs en dépression, douleurs chroniques, problèmes urinaires, troubles du sommeil, c’est ce que révèle une étude inédite menée par plusieurs organisations, dont Médecins du Monde et la Maison des livreurs de Bordeaux.
« J’ai mal au dos, aux lombaires, aux fesses », témoigne au micro de RMC Ali, livreur a vélo depuis à peine un mois, qui voit déjà son état de santé se dégrader comme un travailleur sur deux: « Quand je vais aux toilettes, j’ai des douleurs. Je suis allé à l’hôpital, ils m’ont dit que c’était à cause du vélo ».
Insultes et racisme
Selon Médecins du monde, les livreurs tous autoentrepreneurs, travaillent en moyenne 63 heures par semaine. Pourtant, ils sont de moins en moins payés affirme Kamara: « Parfois je travaille 12 heures d’affilées pour 50 euros ! Les plateformes ne pensent qu’aux clients, et ils s’en foutent de nous, ils nous oublient ».
Les livreurs interrogés par RMC disent aussi souvent subir le comportement agressif des clients, voire raciste, 6 professionnels sur 10 ont déjà été insultés, notamment lorsqu’un incident vient perturber la livraison: « Cela m’est déjà arrivé quand je suis arrivé chez un client, la boisson s’était un peu renversé », raconte Yves, originaire de Côte d’Ivoire. « Il m’a dit qu’il ne prenait pas la commande et m’a traité de ‘nègre' ».
Les livreurs sont à 98% des personnes immigrées (nées étrangères à l’étranger et résidant en France), 68% n’ont pas de titre de séjour et 76% sont contraints de louer un compte à une personne tierce.
Beaucoup « sont malheureux »
Le livreur explique être malheureux dans son travail, comme 49% de ses collègues selon Médecins du monde. Constat confirmé par Youssouf Camara, président de la maison des livreurs à Bordeaux: « Il y en a plein qui sont malheureux et avec les tarifs, ça ne marche pas du tout ». Il demande que les montants des courses soient revus à la hausse.
Parmi les livreurs interrogés, 60% qualifient l’intensité des efforts fournis lors d’une journée type de « très dure » à « épuisante », 93% n’ont pas d’autre activité rémunérée et enfin, 74% ont le sentiment d’être surveillés en permanence par la plateforme.
Source : rmc.bfmtv.com
Conclusion : Ces informations seront suivies attentivement par notre rédaction.

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