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31 mars 2026« Il est en autonomie » : à Paris, on fabrique des IA qui rendent les drones utilisés en Ukraine ultraperfectionnés
Analyse : Nos journalistes ont mis en avant les points essentiels à connaître.
Selon notre équipe, l'article intitulé « « Il est en autonomie » : à Paris, on fabrique des IA qui rendent les drones utilisés en Ukraine ultraperfectionnés » mérite un regard attentif.
Analyse rapide
C’est dans un immeuble de bureaux anonyme, près des Grands magasins, à Paris, que se trouve le laboratoire IA de cette start-up d’armement franco-allemande. Ici, on développe des IA installées sur les drones Helsing, utilisés en Ukraine, qui les rendent ultra-perfectionnés et permettent, notamment, de mieux les guider dans les derniers mètres avant de toucher leurs cibles.
Il faut passer plusieurs portes sécurisées pour entrer dans la « salle des machines », où trois ingénieurs IA s’affairent autour d’un drone noir bardé de caméras, long d’un mètre, avec quatre ailes en X. Il s’agit du HX-2, dernier bijou technologique de la start-up doté de quatre moteurs et de deux IA embarquées.
Grace aux détails des cartes qu’elle a ingérées et à ses caméras, la première IA va se repérer grâce aux routes, aux cours d’eau, aux reliefs, même quand il n’y a plus aucun signal satellite, puisque « sur le front, vous n’avez plus de GPS, explique Jean Caillé, directeur technique, ou alors, encore pire, vous allez avoir un GPS qui va être brouillé et qui va vous placer à des dizaines de kilomètres de là où vous êtes actuellement ».
La deuxième IA entre en jeu dans les derniers mètres, pour accrocher la cible. Jean Caillé prend l’exemple d’un tank russe, « sur lequel vous allez avoir des brouilleurs électro-magnétiques, une bulle de 300 à 500 mètres, dans lesquels il n’y aura plus aucun signal radio ne passe, donc un pilote ne va plus pouvoir avoir de retour vidéo, et ça ne permet pas d’atteindre la cible ».
« S’il n’y a pas d’IA dans les drones d’attaque, ils ne servent à rien »
Mais même sans radio, dans ce nuage électro-magnétique, le drone a été programmé pour repérer son objectif. « Les algorithmes que l’on a prennent le contrôle du drone et le dirigent vers la cible » pour le faire exploser, détaille le directeur technique. « Une fois que le contact radio n’est plus là, à ce moment-là, il est en autonomie. » Une autonomie qui interpelle, « bien sûr », reconnaît Jean Caillé. « Mais de la même manière, aujourd’hui si vous envoyez un obus de César, à partir du moment où l’obus est sorti du canon, vous ne pouvez plus faire grand-chose. »
Pour Antoine Bordes, ancien de Facebook qui dirige l’IA d’Helsing, les drones sont devenus aveugles sans intelligence artificielle. « Aujourd’hui, en Ukraine, s’il n’y a pas d’IA dans les drones d’attaque, ils ne servent à rien. Ils sont complètement inertes et ils ne peuvent pas engager leurs cibles, donc oui, ça change tout. » Et tout cela a un prix, confidentiel, mais selon les spécialistes chaque drone vaut plusieurs dizaines de milliers d’euros.
Source : www.radiofrance.fr
Conclusion : Notre équipe gardera un œil sur l’évolution de la situation.

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