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31 mars 2026« Les électeurs savaient que j’étais RN, ils ont voté en connaissance de cause »… Élue près de Perpignan, elle crée la polémique en retirant le drapeau européen de sa mairie
Analyse : Cette nouvelle a été analysée par nos rédacteurs pour vous donner un aperçu.
Voici les éléments principaux de « « Les électeurs savaient que j’étais RN, ils ont voté en connaissance de cause »… Élue près de Perpignan, elle crée la polémique en retirant le drapeau européen de sa mairie » pour nos lecteurs.
Points importants
Carla Muti, élue depuis le dimanche 22 mars 2026 à la tête de la ville de Canohès, dans les Pyrénées-Orientales, a publié une vidéo sur les réseaux sociaux où elle retire le drapeau européen de sa ville. Une provocation largement relayée sur les réseaux sociaux. L’élue du Rassemblement national se défend auprès de L’Indépendant.
La scène peut paraître incongrue, mais elle se veut surtout provocante. La nouvelle maire de Canohès, Carla Muti, encartée au Rassemblement national, a publié une vidéo où on la voit retirer un drapeau européen, depuis ce que l’on devine être sa commune. Un post qui reprend tous les codes des réseaux sociaux avec, en fond sonore, la musique Bye Bye du groupe américain Backstreet Boys. Le message est clair : l’Europe ne semblerait plus avoir sa place dans cette commune des Pyrénées-Orientales où l’élue RN, également binôme de Louis Aliot au conseil départemental, a remporté l’élection avec 40,23 % des voix.
Mais derrière ce geste provoc, qui suit une « tendance » déjà initiée la veille par le nouveau maire sulfureux de Carcassonne, Christophe Barthès, une question de fond se pose : à travers leur maire, les Canouhards sont-ils prêts à tourner le dos à l’Europe, y compris aux aides financières ? Car cette ville, comme la plupart des communes françaises, bénéficie des fonds européens. Cela a été vrai, par exemple, en 2016, quand il a fallu mettre en place une chaufferie automatique au bois pour le groupe scolaire de Canohès. Un projet chiffré à 348 100 € qui a été financé à hauteur de 139 300,67 € par l’Union européenne. En 2021 aussi, quand ce programme de rénovation énergétique a été étendu à d’autres bâtiments communaux. Sur une enveloppe globale de 276 984 €, 95 429 € ont été réglés par l’UE. Des chiffres que ne conteste pas Carla Muti. Mais elle soutient à L’Indépendant « que les fonds européens ne sortent pas du chapeau de quelqu’un. C’est notre argent. La France contribue à hauteur de 30 milliards d’euros et on n’en reprend que 20 milliards. Encore heureux qu’ils nous accordent des subventions« . Des chiffres contestés puisque, sur la période 2021-2024, la France a « versé » 26,2 milliards d’euros par an à l’UE et reçu en retour 25,1 milliards, en intégrant le plan de relance.
La maire a profité du programme Erasmus en 2018
Si Carla Muti assure ne pas être favorable à la sortie de la France de l’Union européenne, elle dénonce toujours le référendum voté par les Français voilà 21 ans « qui n’ont pas été écoutés« . Elle assure également que le drapeau européen « n’est pas une identité. Car ici, on est en France et en Roussillon« . Mais un maire doit-il vraiment faire cela ? En élisant Carla Muti en tant que première magistrate de Canohès, les habitants ont-ils choisi ses positions contre l’Union européenne ? « Les électeurs savaient que j’étais RN, je suis clairement affichée. Ils ont voté pour moi en connaissance de cause. Je pense que les choses se défendent à tous les niveaux, y compris au niveau municipal« .
Et si la jeune maire de 28 ans affiche une position qui pourrait être qualifiée de radicale, elle assume aussi avoir participé au programme Erasmus + dans le cadre de ses études. Elle avait bénéficié de ce programme européen en allant à Malaga pendant un an en 2018. « C’est un parfait exemple. L’Union européenne devrait être un système de collaboration internationale entre les pays d’Europe, pour des projets de recherche, d’innovation, d’études et d’ouverture sur le monde, comme j’ai pu le faire avec Erasmus, qui est un des rares exemples positifs de l’Union européenne« .
La polémique est lancée. Reste à voir si d’autres maires RN des Pyrénées-Orientales emboîteront le pas. À Perpignan en tout cas, même lors de son premier mandat de maire en 2020, l’ancien député européen Louis Aliot n’avait pas osé.
Source : www.lindependant.fr
Conclusion : Une information à suivre dans les jours à venir.

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