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31 mars 2026« L’État profite de la crise (…) des taxes qui sont à un niveau indécent », estime Julien Odoul – franceinfo
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Temps de lecture : 5min – vidéo : 20min
Le député RN Julien Odoul était l’invité de “Tout est politique » sur Franceinfo. Il répondait aux questions des journalistes de France info concernant la hausse des prix de l’énergie, notamment.
Ce texte correspond à la retranscription d’une partie de l’interview ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour regarder l’entretien en intégralité.
Franceinfo : Décrire l’État comme profitant de la situation, comme si l’État se réjouissait des conséquences de cette guerre. Est-ce que ce n’est pas finalement hors de propos ?
Julien Odoul : C’est factuel, l’État profite de ses rentrées d’argent, de la crise et surtout du niveau de taxes qui est à un niveau indécent. Avec Marine Le Pen et Jordan Bardella, nous demandons une baisse des taxes. Nous demandons de baisser la TVA de 20 % à 5,5 %, pas uniquement sur le diesel et sur l’essence. Concernant de nombreuses énergies, que ce soit le gaz, que ce soit le fioul, que ce soit l’électricité. Nous avons calculé qu’en baissant la TVA de 20 % à 5,5 %, c’est-à-dire en faisant des énergies, des produits de première nécessité, nous pouvions rendre en moyenne 150 à 200 euros de pouvoir d’achat par mois à chaque ménage. Et vu la crise socio-économique que nous traversons, la crise du pouvoir d’achat, c’est une somme importante.
Franceinfo : L’État, ce sont les finances publiques, c’est-à-dire, est-ce que vous avez chiffré, comme l’a fait le gouvernement, le manque à gagner que cette baisse de TVA peut représenter sur les finances publiques ?
Julien Odoul : Oui. Surtout, nous avons réalisé des économies dans notre contre-budget. C’est important. La baisse des taxes, c’est-à-dire le observation que nous ayons moins de rentrées fiscales dans les caisses de l’État, est largement compensée par les économies que nous proposons. (…) Nous avons fait 100 milliards d’euros d’économies (…) Il y a énormément d’argent à récupérer avec l’immigration, le guichet social, enfin tout cet argent qui est dilapidé, qui ne concerne pas le quotidien des Français. Nous souhaitons l’économiser pour pouvoir le rendre. C’est une baisse de taxes qui est indispensable. Cet argent n’est pas perdu.
Franceinfo : Imaginons que ce soit fait. À partir de là, est-ce que vous trouvez normal d’exonérer de TVA ? Car, finalement, la TVA est non discriminée, c’est-à-dire que vous pouvez être richissime ou très pauvre, vous bénéficiez de la même ristourne. Et deuxièmement, que cela favorise éventuellement la demande, au lieu de favoriser le basculement à d’autres types d’énergie, au lieu de favoriser l’électrification, c’est quelque chose qui ne va pas dans le bon sens, si nous rendons l’énergie aussi peu chère ?
Julien Odoul : La réalité est que dans les faits, la baisse de la TVA profite largement et surtout et en priorité aux catégories les plus populaires. Pourquoi ? Parce que ce sont les catégories qui ont le plus besoin de leur véhicule pour aller travailler le matin. Ce sont les catégories qui utilisent le plus leur véhicule. La baisse de la TVA va profiter d’abord et avant tout aux Français qui en ont besoin et surtout aux Français qui aujourd’hui font des arbitrages.(…) Des arbitrages qui sont terribles pour la septième puissance du monde. Le prix des carburants est un élément vital, notamment en ruralité. Nous ne sommes pas tous en véhicule électrique. Nous avons besoin de mettre de l’essence ou du diesel. Il s’agit du prix du travail, du prix de la mobilité. Il s’agit du prix de la santé aussi pour aller chercher un médecin qui est de plus en plus loin malheureusement.
Franceinfo : Vous parlez de cas particuliers, mais c’est une politique fiscale. Est-ce que c’est à l’État, donc est-ce que c’est à nous tous, tous les Français, d’aider les très riches à aller faire le plein de leur SUV pour partir en vacances ? Je caricature, mais c’est quand même ça l’idée. Vous connaissez l’État de nos finances publiques, est-ce que vraiment l’État doit payer pour tous, y compris pour les plus riches ?
Julien Odoul : L’État doit rendre de l’argent. Il va le rendre en priorité aux Français qui en ont le plus besoin. La politique du chèque est totalement inefficace. Le chèque soi-disant ciblé, les secteurs en tension que nous souhaitons aider ponctuellement. J’observe que l’enveloppe est aujourd’hui prévue, annoncée en tout cas… Elle est de 70 millions d’euros pour uniquement le transport routier, pour l’agriculture et pour la pêche… Le tout sur un mois. C’est dérisoire par rapport à l’immense majorité de tous les automobilistes qui ont besoin d’une aide urgente. Le chèque énergie est ponctuel. Cela ne résout pas le problème du pouvoir d’achat. (…) Aujourd’hui, vous allez avoir des secteurs entiers qui vont s’arrêter de travailler, vous avez des Français qui vont faire des arbitrages très clairs, le Français qui se lève tous les matins pour aller travailler, qui fait l’effort d’aller travailler, qui n’a pas le droit aux aides sociales, va devoir, encore une fois, payer pour faire garder ses enfants, etc.… Il va faire le calcul qu’à la fin du mois, s’il ne travaille pas, il va gagner davantage.
Retrouvez l’intégralité de l’interview dans la vidéo ci-dessus
Source : www.franceinfo.fr
Conclusion : L’équipe éditoriale restera vigilante et partagera ses observations.

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