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31 mars 2026« On a décidé de s’affranchir des algorithmes », explique son fondateur Sébastien Liebus – franceinfo
Analyse : Notre équipe propose une synthèse des points importants.
Un regard éditorial sur « « On a décidé de s’affranchir des algorithmes », explique son fondateur Sébastien Liebus – franceinfo » pour mieux comprendre l'article.
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Temps de lecture : 4min – vidéo : 7min
Sébastien Liebus, fondateur du « Gorafi », était l’invité du 11/13 sur franceinfo, mardi 31 mars, afin d’aborder le choix du journal satirique de passer au papier.
Ce texte correspond à la retranscription d’une partie de l’interview ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour regarder l’entretien en intégralité.
Alexandra Uzan : Pourquoi avez-vous eu envie de passer au papier alors que vous êtes déjà très présent sur les réseaux sociaux ?
Sébastien Liebus : Il y a plusieurs explications logiques. Déjà, de gagner beaucoup d’argent. Et, au-delà de ça, c’est de s’affranchir des algorithmes. Aujourd’hui, les algorithmes sur les réseaux sociaux peuvent vous invisibiliser. Les plateformes décident ce qu’elles vont mettre en avant ou pas. Et nous, on a souvent nos lecteurs qui nous disent que, parfois, pendant trois mois, on disparaît des réseaux sociaux. Pour remédier à ça, on a décidé de lancer une version papier. En plus de cette invisibilisation, il y a aussi des cas de censure par rapport à des articles qu’on a pu publier où on reçoit des avertissements des plateformes, que ce soit nous ou d’autres sites satiriques.
Donc vous êtes censuré, c’est ça que vous voulez dire ?
Il y a une forme de censure au sens que la censure ne comprend pas la satire. On a un confrère anglais qui a vu sa page TikTok purement et simplement supprimée parce qu’ils ont fait une blague sur un extrémiste anglais et il y a eu un raid sur leur page et leur page a été supprimée sans ménagement. Parfois, c’est une page qui peut juste être suspendue. Chaque année Meta met aussi à jour ses conditions d’utilisation, donc chaque année on a une quinzaine d’articles qui sont suspendus pour lesquels on doit faire des réclamations qu’ils soient, à nouveau, visibles en ligne. On en a eu assez et donc on a décidé de se simplifier la vie et de lancer une version papier pour que nos lecteurs reçoivent tout directement chez eux, avec un mensuel de 16 pages et 100 % inédit.
Vous êtes surtout très visible. On vous voit sur Instagram avec des gros titres. Là, dans le mensuel, il y a des articles très détaillés. Vous vous moquez d’ailleurs de vous-mêmes dans ce premier numéro : « Les lecteurs du Gorafi stupéfaits de découvrir qu’il y avait un communication après le titre », écrivez-vous. C’est une question que je me suis posée aussi ce matin : après le titre, il y a encore des choses à dire ?
On peut développer. Le but, c’est d’offrir, de raconter une histoire aux lecteurs. On fait ça depuis le début, depuis 2012. J’ai toujours écrit depuis tout petit. J’ai mon premier roman qui est sorti il y a quelques mois qui s’appelle Le président est constipé. Et c’est toujours sur le même moteur de satire, de comédie. L’idée, c’est de dérouler une histoire au lecteur et, à partir du titre, on peut dérouler une pelote de laine. Ce que j’aime beaucoup, c’est lorsqu’on arrive à la fin de l’article et qu’on termine sur une autre idée qui amène le lecteur vers un nouvel environnement. Il suffit de lire des fois les commentaires sous les articles pour voir que tel article a vraiment une plus-value et les gens vont mettre en exergue un petit passage, un petit morceau qui les a interpellés, fait rire. On travaille beaucoup sur ces articles-là, sur le progression, pour qu’ils soient de la même qualité que les titres.
On a choisi quelques articles précédemment ensemble ce matin. Il y a : « Une commune de la Drôme découvre qu’elle a un maire ». C’est ironique, il y a une sorte de satire ?
La satire permet de jouer sur plusieurs niveaux. Ce n’est pas juste de dire, de créer ou d’inventer quelque chose. La satire, ça peut être du sarcasme, du cynisme. Il n’y a pas besoin d’inventer. On peut juste faire des réponses.
Il y a beaucoup de fake news dans le moment dans lequel on vit. Comment vous vous placez vis-à-vis de ça ? Êtes-vous des journalistes, des humoristes ?
On est des rigolos, mais des journalistes, on est des satiristes. On joue avec l’information et c’est important aussi de faire la différence entre fake news et satire. Ça, c’est très, très important. Et oui, vous le dites, aujourd’hui, on est dans un monde ultra-connecté où une fake news peut faire le tour du monde très, très vite.
Cliquez sur la vidéo pour regarder l’entretien en intégralité.
Source : www.franceinfo.fr
Conclusion : L'équipe continuera de fournir des mises à jour régulières.

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