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31 mars 2026« On a pris 20 à 25 % d’augmentation en pleine face » : à Narbonne, la flambée du prix du carburant a aussi des conséquences pour les clubs sportifs de la ville
Analyse : L’équipe éditoriale propose un résumé des informations principales.
Quelques points clés à retenir concernant « « On a pris 20 à 25 % d’augmentation en pleine face » : à Narbonne, la flambée du prix du carburant a aussi des conséquences pour les clubs sportifs de la ville ».
Résumé rapide
La flambée du prix du carburant a ou aura des conséquences pour les associations sportives de la ville de Narbonne qui réalisent de nombreux déplacements pour jouer leurs matchs.
La hausse brutale du prix du carburant commence à peser lourdement sur les finances. Et les associations sportives de la ville, dont les déplacements sont nombreux, le week-end notamment, n’y échappent pas. Au Football Union Narbonne (FUN), l’impact est immédiat et conséquent. « On a tous les week-ends une quinzaine d’équipes qui jouent à l’extérieur et notamment les équipes de Ligue avec des déplacements importants », explique son président, Moustapha Bouzbiba. Résultat : une hausse soudaine des dépenses. « On vient de prendre 20 à 25 % d’augmentation du prix de l’essence en pleine face. Par rapport à notre budget en début d’année, qui est en gros de 20 000 euros pour toutes les catégories, on peut rajouter sur une période de même pas un mois entre 3 000 et 4 000 euros. » Un surcoût impossible à absorber sans conséquences. « Ce sont des budgets qui n’étaient pas prévus et qu’on va devoir aller chercher ou faire des coupes ailleurs », prévient-il.
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Le club dispose pourtant de trois minibus, auxquels s’ajoute un quatrième dédié à la section féminine. Un outil indispensable pour favoriser la pratique sportive, notamment chez les jeunes filles : « On va chercher les filles à la sortie de l’école ou chez elles, et on les amène à l’entraînement. » Mais ces moyens collectifs ne suffisent pas à limiter l’impact financier. Une partie importante des déplacements repose aussi sur les éducateurs, bénévoles et parents. Le club rembourse les frais kilométriques des accompagnants, ce qui alourdit la facture. « La note sera forcément salée », reconnaît le président du FUN. Du côté des familles, la situation devient également préoccupante. « Bien sûr que l’on commence à avoir des remontées. Certains parents n’ont pas les moyens et n’ont pas inclus de dépenser autant… Ils sont donc de plus en plus nombreux à hésiter à prendre leur véhicule personnel. » Une tendance qui pourrait, à terme, fragiliser la participation des jeunes aux compétitions.
On essaie de faire un maximum de transport collectif
Même inquiétude du côté du Racing Club Narbonnais. Si, pour l’instant, l’impact est limité grâce à des devis de transport négociés en amont, l’avenir reste incertain. « Nous savons que tôt ou tard, on sera impacté. On a déjà connu ça par le passé », confie Nans Barnils, directeur sportif de l’association. Au Racing, qui compte sept équipes de plus de quinze ans, plus une école de rugby, le transport représente déjà un poste de dépense majeur : environ 10 % du budget, soit près de 100 000 euros. « Si on rajoute 10 ou 20 % d’augmentation, le compte est vite fait… », alerte-t-il. Pour contenir les coûts, le club mise sur le transport collectif. Un minibus a été acheté et d’autres sont loués selon les besoins. « On essaie de faire un maximum de transport collectif. Par le passé, certains week-ends, dix bus pouvaient partir le même jour de Cassayet. Il y avait des embouteillages (rires)« , se souvient-il. Mais là encore, des ajustements deviennent nécessaires. Une consigne a été passée : pour les déplacements situés à moins de trente minutes de Narbonne, les parents sont invités à utiliser leurs véhicules personnels.
Du côté du handball et de ses dix-neuf équipes, « c’est chaud », prévient d’emblée le président du NHB, Jean-Marie Klaoui. « Si, sur les équipes jeunes, c’est niveau départemental, avec des déplacements qui restent courts, à partir des 17 ans nationaux, on peut aller jusqu’à Bordeaux, Pau… » Le nouveau président du hand ressent la hausse du prix des carburants : « On a multiplié par 2,5 ou 3 les indemnités kilométriques à destination des arbitres nationaux. » Si le prix du carburant est un sujet, comme partout, au NHB, la problématique du moment est plutôt de trouver des créneaux pour les entraînements depuis l’acte de vandalisme qui a touché le dôme José-Nicolaï : « On essaie de se tourner vers les villages, il y a un bel élan de solidarité, mais c’est compliqué car il faut se déplacer et ce n’est pas toujours évident. Pour le dôme, tant qu’il y a du vent, on ne peut pas le regonfler et faire un diagnostic… Donc on attend », explique-t-il.
Bref, pour les clubs sportifs, comme pour tout le monde, l’équation va devenir de plus en plus difficile à résoudre.
Source : www.lindependant.fr
Conclusion : Ces informations seront suivies attentivement par notre rédaction.

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