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31 mars 2026Pour 39 milliards d’euros, Unilever va céder ses soupes Knorr et sa mayonnaise Hellmann’s à l’américain McCormick
Analyse : L'équipe examine cette actualité et partage son avis global.
Notre rédaction partage quelques remarques sur « Pour 39 milliards d’euros, Unilever va céder ses soupes Knorr et sa mayonnaise Hellmann’s à l’américain McCormick ».
Ce qu’il est utile de savoir
(BFM Bourse) – La société a noué un accord avec l’entreprise américaine sur cette cession qui doit générer des synergies de 600 millions de dollars.
Après avoir s’être séparé de de ses crèmes glacées, l’an passé, le groupe de biens de grande consommation Unilever va bel et bien céder sa division de produits alimentaires.
Cette unité de la société anglo-néerlandaise regroupe surtout les soupes Knorr et la mayonnaise Hellmanns, ces deux marques pesant pour 70% de son chiffre d’affaires. La division a généré environ 13 milliards d’euros de revenus l’an passé, soit 26% du total d’Unilever. La croissance en données comparables de cette division (2,5%) était inférieure à celle de l’entreprise dans son ensemble (3,5%).
Le groupe a annoncé, ce mardi 31 mars, avoir noué un accord avec son concurrent américain McCormick & Company (Vahiné, Ducros) pour céder l’essentiel de cette division (certaines activités dont celles en Inde sont exclues) .
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Du cash et une part majoritaire
Dans les faits, l’essentiel de la division de produits alimentaires d’Unilever fusionnera avec McCormick pour créer une nouvelle société. En échange de l’apport de sa division à cette nouvelle entreprise, Unilever recevra à la fois des actions et du cash.
Le groupe explique que la composante en cash s’élèverait à 15,7 milliards de dollars (13,7 milliards d’euros).
La branche en actions, qui représente le gros du « deal », est valorisée 29,1 milliards de dollars et les actionnaires de la société détiendront 65% du capital du nouvel ensemble.
Autrement dit, la division de produits alimentaires d’Unilever est valorisée à hauteur de 44,8 milliards de dollars, soit 39 milliards d’euros.
Barclays, dans une note rédigée la semaine dernière, valorisait la division entre 28 milliards et 31 milliards d’euros.
À Amsterdam, l’action Unilever est stable tandis que le titre McCormick prend 2,4% dans les échanges de préouverture à Wall Street.
Un ‘pure player ‘HPC' »
Les deux groupes estiment que l’opération générera des synergies de coûts de 600 millions de dollars en rythme annuel.
La perspective d’une séparation de cette division n’avait pas vraiment enthousiasmé le marché. Ni les analystes. UBS estimait, la semaine dernière, que se séparer de la division de produits alimentaires permettrait à Unilever de devenir un « pure player » des « HPC » (Household and personal care »), c’est-à-dire les produits d’hygiènes domestiques et de soins personnels.
Les marques les plus connus du groupe (Axe, Dove, Omo, LUX, Rexona, Radiant) appartiennent toutes à cette catégorie.
Une telle transformation pourrait conduire la société à bénéficier de multiples de valorisation plus élevés, considérait la banque suisse, un constat qui est d’ailleurs partagé par Barclays.
C’est d’ailleurs ce qu’a déclaré Fernando Fernandez dans un communiqué publié ce mardi.
« Pour Unilever, cette opération constitue une nouvelle étape décisive dans l’affinement de notre portefeuille et l’accélération de notre stratégie axée sur les catégories à forte croissance, en tant qu’entreprise spécialisée dans les produits de grande consommation (HPC) pesant 39 milliards d’euros et affichant un profil de croissance éprouvé, leader dans son secteur », a déclaré le dirigeant.
« Nous libérons de la valeur latente grâce à une scission de la division Alimentation axée sur la croissance, créant ainsi un géant mondial des arômes à grande échelle. En combinant les marques phares emblématiques et la portée mondiale d’Unilever Foods avec le portefeuille exceptionnel, l’expertise sectorielle et les capacités de McCormick, nous mettons en place une entreprise ciblée et de haute qualité, dotée d’un potentiel significatif de croissance du chiffre d’affaires et de création de valeur », a-t-il encore affirmé.
Des obstacles
UBS alertait toutefois de certains risques pour Unilever. La banque percevait « certaines synergies négatives potentiellement significatives, car, contrairement aux crèmes glacées, les activités HPC et alimentaires d’Unilever » possèdent des voies de commercialisation communes.
La banque notait aussi qu’une telle transaction pourrait affaiblir le profil de génération de trésorerie de la société, car la division de produits alimentaires est relativement plus exposée aux marchés matures que le reste d’Unilever, avec des marges plus élevées et des besoins d’investissements plus faibles.
Barclays estimait de son côté, la semaine dernière, que le marché n’a guère envie de revivre l’histoire qu’a connu le groupe avec la séparation des crèmes glacées. Cette opération avait été longue (18 mois), et « avait éclipsé presque tout le reste tout en étant une grande distraction », soulignait la banque.
L’établissement britannique jugeait qu’Unilever doit d’abord rationaliser cette division, puis améliorer la performance sur les volumes, en particulier chez Knorr, si le groupe voulait être en position de force pour la vendre.
« Pour l’instant, nous pensons qu’Unilever devrait patienter et concentrer toutes ses ressources sur la réalisation des objectifs de 2026 tout en gardant les options possibles autour des produits alimentaires en interne, au moins jusqu’à ce que des options concrètes de création de valeur soient réellement sur la table », écrivait la banque.
Julien Marion – ©2026 BFM Bourse
Source : www.tradingsat.com
Conclusion : Nous restons attentifs à cette actualité et à son évolution.

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