
un immeuble de la banlieue de Beyrouth au Liban a été frappé ce mardi
31 mars 2026Reuters.com
31 mars 2026Analyse : Notre équipe vous propose un aperçu synthétique de cette information.
Un regard de nos journalistes sur l'article « quelles sont les professions qui appellent à l’aide ? – franceinfo ».
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Temps de lecture : 2min – vidéo : 2min
L’explosion du prix des carburants pèse aussi très lourd sur les professions obligées de se déplacer pour travailler, comme les infirmiers libéraux, les autos-écoles. À Marseille (Bouches-du-Rhône), un artisan climatiseur réclame un geste de l’État.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.
Christophe Minghetti est infirmier libéral et roule plus de 50 km par jour. « C’est ma deuxième maison, la voiture. Je travaille depuis 6h30 ce matin jusqu’à maintenant, 17h », explique-t-il à bord de son véhicule. Avec la hausse des prix des carburants, travailler lui coûte plus cher. Certains actes de soins ne sont aujourd’hui plus rentables. « Je viens pour un acte de soins de 6,30 euros. Vous rajoutez 2,75 euros, ça fait 9,15 euros brut. Nous, on ne peut pas répercuter le coût de l’essence, le coût de nos charges sur les patients. Ce n’est pas possible », nous dit-il. L’infirmier fait le plein une fois par semaine. « J’ai payé 70 euros pour 33 litres. C’est la même somme que je payais pour un plein complet”, détaille-t-il. Soit 20 euros de plus chaque semaine. Il estime que sa profession devrait faire partie du plan de soutien du gouvernement. “Nous, on n’a rien. Alors j’espère qu’il y aura un rectificatif, un deuxième train de mesures », espère-t-il.
Et ce n’est pas la seule profession à tirer la sonnette d’alarme. Aides à domicile, moniteurs d’auto-école ou encore chauffeurs de taxi demandent des aides, comme à Fort-de-France, en Martinique. « Ça sera extrêmement compliqué, difficile pour nous de supporter cette charge supplémentaire », assure un chauffeur de taxi.
Dans cette PME spécialisée dans la climatisation, près de Marseille, un salarié rentre d’un chantier situé à plusieurs dizaines de kilomètres. L’entreprise compte 9 camionnettes. Les faire rouler coûte 1 600 euros de plus par semaine aux gérants. Alors, il limite les déplacements aux Bouches-du-Rhône et au département voisin. Une situation injuste, selon lui. « Aujourd’hui, on offre un service et on utilise nos véhicules pour travailler, pas pour le plaisir. Donc, la moindre des choses, ça serait d’avoir les aides comme les autres », affirme le gérant de l’entreprise, Quentin Vitale.
Si la situation perdure, le gérant assure qu’il devra répercuter la hausse des carburants sur la facture de ses clients.
Source : www.franceinfo.fr
Conclusion : Les développements à venir permettront de compléter notre point de vue.

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