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31 mars 2026Analyse : Quelques observations de notre équipe sur cette actualité récente.
Notre rédaction partage quelques remarques sur « Qu’est-ce que la Finul, visée par des attaques dans le Sud du Liban ».
Points importants
– / AFP
Photo d’illustration de soldats espagnols membres de la Finul au Liban.
• Trois Casques bleus indonésiens sont morts dans des explosions au Sud-Liban, et des soldats français ont subi des intimidations. La France demande une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU.
• La mission de la Finul, qui compte 8 200 membres, prendra fin en décembre 2025. Elle est critiquée pour son efficacité limitée après 50 ans de présence.
La France monte au créneau. Le Conseil de sécurité de l’ONU se réunit en urgence ce mardi 31 mars, sur demande de Paris, après la mort de plusieurs Casques bleus indonésiens dans le sud du Liban et des « intimidations » sur le contingent français. Ces soldats étaient déployés dans cette région, où Israël mène une incursion terrestre massive, dans le cadre de la Finul.
Un premier Casque bleu est décédé dimanche dans l’explosion d’un projectile d’origine inconnue « sur une position de la Finul près d’Adchit Al Qusayr » et un autre a été grièvement blessé, avait indiqué l’ONU. Lundi, deux autres soldats ont été tués dans « une explosion d’origine inconnue ayant détruit leur véhicule près de Bani Hayyan » à la frontière, et deux autres ont été blessés. Des enquêtes ont été ouvertes.
La réunion du Conseil de sécurité de l’ONU doit débuter à 16 heures, heure de Paris. Mais qu’est-ce que la Finul, la Force intérimaire des Nations Unies au Liban ?
22 ans d’occupation israélienne au Liban
Cette force de l’ONU est déployée dans le sud du Liban en 1978, après la première invasion israélienne pour chasser l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) installée dans la zone. Le conflit dure une semaine. Israël est alors sommée de quitter le Liban, et la Finul doit « rétablir la paix et la sécurité internationales et aider le gouvernement libanais à rétablir son autorité effective dans la région », comme l’indique l’ONU sur son site.
Israël envahit de nouveau le Liban, cette fois jusqu’à Beyrouth, en 1982, puis s’installe le long de la frontière. Cette période verra l’émergence de plusieurs groupes luttant contre l’occupant, dont le Hezbollah. C’est finalement en 2000 qu’Israël se retire totalement du Sud-Liban, après 22 ans d’occupation. L’ONU crée une ligne de démarcation – dite « ligne bleue » – entre les deux pays. Une frontière non officielle, gardée tant bien que mal par les Casques bleus de la Finul qui poursuivent leur mission dans cette région instable devenue le bastion du Hezbollah.
En 2006, Israël attaque encore le sud du Liban en réponse à des roquettes lancées par le Hezbollah. L’ONU adopte, après les 30 jours de guerre, la résolution 1701 qui crée une « zone tampon » entre la ligne bleue et le fleuve Litani, où seules la Finul et les autorités libanaises ont le droit de stationner. La résolution attribue aussi de nouvelles missions à la Finul : « contrôler la cessation des hostilités, accompagner et appuyer les forces armées libanaises à mesure de leur déploiement dans tout le Sud et fournir son assistance pour aider à assurer un accès humanitaire aux populations civiles et le retour volontaire des personnes déplacées dans des conditions de sécurité. » Le Hezbollah doit, en théorie, quitter la zone.
Barrot dénonce les « intimidations » de l’armée israélienne
Le statu quo est plus ou moins maintenu jusqu’en 2023. Mais après les attaques du Hamas contre Israël, l’État hébreu lance une nouvelle offensive contre le Hezbollah pour le faire reculer au-delà du fleuve Litani. Depuis, les combats sont quotidiens. Un cessez-le-feu conclu entre les deux parties a volé en éclat. Et Israël menace d’aller encore plus loin. « À la fin de cette opération, Tsahal (l’armée israélienne, NDLR) s’installera dans une zone de sécurité à l’intérieur du Liban, sur une ligne défensive contre les missiles antichars, et maintiendra le contrôle sécuritaire de toute la zone jusqu’au Litani », a déclaré le sulfureux ministre de la Défense Israël Katz ce mardi 31 mars.
Pendant ce temps, les Casques bleus qui sont un simple « outil pour gérer l’escalade des tensions », comme le résume l’historien Guillaume Lasconjarias au Nouvel Obs, sont la cible d’attaques récurrentes. Le 6 mars dernier, trois soldats ghanéens sont grièvement blessés dans une attaque sur leur base à al-Qaouzah. Quelques jours après, des obus israéliens touchent le quartier général du bataillon népalais.
Fin mars, des Casques bleus et notamment des Français auraient été à plusieurs reprises « intimidés par des soldats de l’armée israélienne » dans la zone de Naqoura, sur la côte libanaise, a indiqué le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot, dénonçant des « graves incidents ». Il n’y a pas eu de blessé malgré des tirs sur un véhicule. À cela s’ajoute la mort des trois soldats indonésiens. L’armée israélienne assure enquêter sur ces incidents, et appelle à « ne pas présumer » qu’elle en est responsable.
La fin de la Finul d’ici fin 2026
Les trois décès portent à 342 le nombre de soldats décédés dans le cadre de la Finul. « Cela fait d’elle la mission onusienne recensant le plus de morts depuis le lancement de la première mission de maintien de la paix », écrit Le Monde. Au total, quelque 8 200 personnes sont déployées au Liban dans le cadre de l’opération à laquelle contribuent 47 pays. Parmi les plus gros contributeurs : l’Italie, l’Indonésie, l’Espagne, l’Inde, le Népal… La France a, elle, 605 personnes sur place.
Mais alors que la mission est renouvelée chaque année par le Conseil de sécurité de l’ONU, la Finul est vouée à disparaître. En août 2025, et sous pression des États-Unis et d’Israël, l’ONU a voté à l’unanimité pour mettre fin à la mission au 31 décembre prochain. Elle disposera d’un an pour quitter le pays. Un mal pour un bien, selon le général François Chauvancy : « Il faut reconnaître qu’aujourd’hui elle ne sert pas à grand-chose », a-t-il pointé sur franceinfo, estimant que les « 50 ans de présence » de la Finul au Sud-Liban n’ont pas produit « beaucoup de résultats. »
Source : www.huffingtonpost.fr
Conclusion : La rédaction continuera à observer cette actualité pour informer ses lecteurs.

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