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31 mars 2026Un marginal qui avait proposé de l’argent pour « tuer » le procureur général de Douai condamné à trois ans de prison ferme
Analyse : Notre rédaction met en lumière les points essentiels à retenir.
Voici les éléments principaux de « Un marginal qui avait proposé de l’argent pour « tuer » le procureur général de Douai condamné à trois ans de prison ferme » pour nos lecteurs.
À savoir
Teddy Jambart, un multirécidiviste du Nord qui avait proposé de l’argent pour « tuer » le procureur général de Douai, a été condamné à 3 ans de prison ferme, ce 31 mars. C’est le premier procès public pour le parquet national anti-criminalité organisée (Pnaco) nouvellement créé.
« J’ai aucune adresse ». Ces quatre mots sont les seuls qui sortiront de la bouche de Teddy Jambart ce 31 mars. Survêtement noir, silhouette frêle, ce marginal de 35 ans est accusé d’avoir mis un contrat à 200.000 euros sur la tête du procureur général de Douai (Nord), Jacques Carrère, en décembre 2025.
Il encourt 10 ans de prison ferme. Mais après une courte apparition devant le tribunal correctionnel de Paris, Teddy Jambart refuse finalement de revenir dans le box. Il ne veut plus paraître. Il sera jugé en son absence.
Les faits qui lui sont reprochés sont récents. Le 28 octobre 2025, une capture d’écran est publiée en commentaire du compte TikTok du maire de Douai. Y figure une photo du procureur Carrère et ce message inquiétant: « Salut à tous, nous sommes un groupe de trois personnes, nous proposons 200K (200 000 euros, NDLR) pour tuer ce procureur actuellement en poste à Douai. Pour plus d’infos passez en privé ».
Le message émane du compte Snapchat « LaRaffaleuseFolle ». Celui utilisé par Teddy Jambart à la prison de Lille, découvriront les enquêteurs en fouillant sa cellule.
25 mentions au casier
On ignore le grief qu’il a l’encontre de ce magistrat, mais Teddy Jambart est coutumier du fait. En juillet 2025, il a déjà été condamné pour avoir menacé une juge d’instruction de Douai: 18 mois ferme. Dans l’audience du jour, il est également jugé pour des menaces de mort contre un élu, le maire de Douai. Et s’il comparaît détenu, c’est parce qu’il a été condamné à 20 ans de réclusion, en février dernier, pour avoir éborgné un octogénaire lors d’une tentative de vol.
Avec 25 mentions au casier judiciaire – pour des faits allant de violences aggravées à la séquestration – Teddy Jambart a déjà passé une dizaine d’année derrière les verrous. Sans compagne, sans enfants, sans profession, sans diplôme, il végète dans une vie de délinquance après avoir arrêté l’école en classe de 4e – il avait été viré pour l’agression de plusieurs professeurs. Il n’a pas de domicile, pas d’adresse, et pas non plus de ressources. Le haut magistrat visé, Jacques Carrère, qui s’est constitué partie civile, lui réclame un euro symbolique.
« Mal à l’État de droit »
« Ce dossier est typique des attaques qui viennent entacher le rôle des magistrats, des élus, et qui font du mal à l’État de droit », s’exclame la vice-procureur du parquet national anti-criminalité organisée (Pnaco). Elle incarne le « Pnaco » pour son premier procès public depuis son inauguration en janvier 2025 par le Garde des Sceaux, Gérald Darmanin.
« De plus en plus d’attaques sont portées aux magistrats », tonne la représentante du parquet spécialisé. Ces « attaques » émanent souvent d’organisations criminelles « qui tentent, par des contrats d’assassinat, de déstabiliser la justice, ou d’éviter des implications qui entravent leurs activités », poursuit-elle.
Des magistrats ont déjà été agressés. Certains blessés par balles. « L’issue est parfois bien plus dramatique qu’aujourd’hui ». Le « contrat » publié sur TikTok de la mairie de Douai, lui, n’a pas été suivi d’effets. Teddy Jambart n’a rien d’un parrain mafieux. Mais en état de « récidive légale » et sans « prise de conscience » de sa part, elle requiert quatre ans de prison ferme à son encontre. Avec maintien en détention.
Trois ans ferme
« Toute menace contre un élu, un magistrat ou un avocat, est inacceptable », concède volontiers Me Christian Peltier, avocat du prévenu. Mais il riposte en détricotant chacun des trois délits retenus contre son client: « instigation à l’assassinat », « provocation à commettre un crime », « menaces de mort ».
Instigation à l’assassinat? « Dans ce cas, l’offre doit être faite à une personne », or il s’agit ici d’une annonce à la volée sur TikTok, lance Christian Peltier. Provocation publique à commettre un crime ? « La jurisprudence dit qu’il faut une incitation directe » et que le message publié doit « exciter à la violence », or « c’est juste une petite annonce », affirme l’avocat. Menaces de mort? Celle-ci doit, selon les textes, « provoquer la peur ou l’insécurité chez la victime », argue-t-il, or, l’annonce a été publiée en commentaire sur un compte TikTok sans rapport direct avec le magistrat.
Après un délibéré de moins d’une heure, le tribunal relaxe Teddy Jambart pour le délit d’instigation à l’assassinat. Mais le juge coupable pour les deux autres délits: il est condamné à trois ans de prison ferme. Ce soir, il restera en prison.
Source : www.bfmtv.com
Conclusion : Les faits continueront d’être analysés pour informer nos lecteurs.

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